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vendredi 16 janvier 2015

La sociobiologie racialiste ou l'art des spéculations ad hoc

«The arguments for inferiority drawn from the history of civilization are also weak. At the time when the early kingdom of Babylonia flourished the same disparaging remarks that are now made regarding the Negro might have been made regarding the ancestors of the ancient Romans. They were then a barbarous horde that had never made any contribution to the advance of that civilization that was confined to parts of Asia, and still they were destined to develop a culture which has become the foundation and an integral part of our own. Even later the barbarous hordes of northern Europe, who at the time of the ancient Romans were tribal groups without cultural achievements, have become the most advanced nations of our days.» Franz Boas [1]
Par ces présents propos l'anthropologue Franz Boas (connu pour ses prises de positions critiques à l'encontre le racisme « scientifique » de son époque) fournissait l'une des critiques les plus pertinentes au paradigme racialiste dominant de son époque. Bien évidemment les personnes avisées se montreront probablement critiques vis-à-vis des présents propos de Franz Boas, notamment en soulignant que les populations Nord-Européennes de l'Antiquité avaient également leur accomplissement culturels (notamment la métallurgie). Mais donc cela étaient également vrai pour les Noirs-Africains [2], Noirs-Africains qui justement étaient à l'époque considérés comme racialement inférieurs et sans aucun accomplissement culturel digne de ce nom. De plus malgré des inexactitudes évidentes, il faut comprendre ces propos de Franz Boas dans leur contexte. C'est-à-dire la mise en contraste de populations ayant atteints des niveaux d'avancements technologiques, et de complexité sociale surpassant de beaucoup, ceux de populations considérées comme arriérées, primitives et rustres par les premières.

Car ici Franz Boas répond notamment à l'idée, très en vogue à son époque, voulant que les Nord-Européens formeraient une race supérieure,. Supériorité raciale qui serait confirmée par la domination coloniale britannique à travers le monde ou encore par la puissance militaire et économique de l'Empire Allemand. Les présents propos de Franz Boas mettant à mal cette conception raciale du monde, en rappelant qu'il y moins de deux millénaires les barbares arriérés étaient ces mêmes Nord-Européens et les civilisés se situaient principalement autour de la Méditerranée et même avant cela au Moyen-Orient. Bien sûr les racialistes de l'époque avaient toute sorte d'explications ad hoc pour se défendre. Beaucoup affirmèrent que l'origine des Grecs, des Romains et parfois même des Égyptiens, se trouvaient au Nord de l'Europe, mobilisant par là toute sorte de spéculations autour d'un mythique Peuple Indo-européen, racialement civilisateur. Un mythe qui atteignit son apogée avec l'avènement de l'Allemagne nazie.

Si certains racialistes continuèrent à s'attacher à cette conception fallacieuse longtemps après la Seconde Guerre Mondiale, celle-ci tomba donc en désuétude y compris en raison des avancées en génétique. Cependant la pensée racialiste ne mourut pas pour autant, elle ne cessa de ressurgir périodiquement, notamment au travers de justificatifs scientifiquement spécieux tels que les tests de QI. Cependant il manquait au racialisme un moyen d'être cohérent au regard d'une histoire humaine ne collant pas avec ses narrations et ses classifications antérieures. Car l'objection de Franz Boas n'a depuis cessé d'être pertinente! Le racialisme devait donc trouvé de nouvelles explications ad hoc pour demeurer crédible et mieux encore pour s'affubler d'une réelle crédibilité scientifique. Sans surprise ce fut la sociobiologie qui devint le nouveau vecteur du racisme « scientifique ».

Ce qu'on appelle « sociobiologie » n'est pas en soi raciste et mieux encore elle comprend des théories ou approches tout ce qu'il y a de plus scientifiques à mettre en lien avec l'anthropologie en générale. Hélas la sociobiologie fut également victime des fameuses «just-so-stories» et autres raccourcis ultra-adaptationnistes ayant vite fait de la décrédibiliser. C'est d'ailleurs dans le cadre de cette dérive de la sociobiologie que s'inscrit le renouveau du racialisme contemporain. Et qui dit renouveau, dit changement de nom! Après s'être fait appelé un temps, « race realism », les tenant de la pensée raciale répondent aujourd'hui au doux nom de « HBD » acronyme de « Human Biological Diversity ».

Que stipule la sociobiologie HBDienne?

En 2014 cette sociobiologie HBDienne fut popularisée au travers d'un livre qui fit abondamment parler de lui à savoir « A Troublesome Inheritance: Genes, Race and Human History » du journaliste Nicholas Wade [3]. Ce dernier exprimait depuis longtemps déjà sa sympathie pour ces approches sociobiologistes et racialistes. Et si ce livre de Nicholas Wade a un intérêt, c'est bien de synthétiser à lui seul la pensée sociobiologiste et raciale du mouvement  «HBD» mentionné ici. Ainsi on apprend que cette sociobiologie racialiste reprend à son compte le concept de coévolution gène-culture concept qui avait même séduit l'anthropologue Claude Lévi-Strauss en 1971 déjà. [4] Et pour cause ce concept est des plus intéressants et est valide à bien des égards. Un des exemples les plus souvent cités, est la diffusion de mutations permettant la digestion du lactose à l'âge adulte qui aurait eu lieu suite à la généralisation de la consommation du lait des animaux d'élevage au sein de certaines populations humaines. Mais comme l'écrit ensuite Nicholas Wade, selon certains scientifiques le concept de coévolution gène-culture serait également à l'origine d'importantes différences cognitives entre les différentes populations humaines. Et pour ce faire Nicholas Wade se base sur les écrits d'un économiste...


Oui parce qu'un économiste comme soutient à une sociobiologie teintée de racialisme ça sent d'avance la connerie...

Cet économiste c'est Gregory Clark, ce dernier soutient grosso modo que d'une période partant aux alentour des années 1200 jusqu'au début de la révolution industrielle en 1800, la population anglaise aurait été soumise à une importante pression sélective sélectionnant les individus ayant la propension à être moins violent, la propension a davantage économiser et la propension à davantage travailler (Wade 2014, 155-156) [3] (Clark 2007) [5]. L'origine de cette sélection? Clark soutient grosso modo que durant la première partie de cette période, l'augmentation de la production agricole aurait abouti à une augmentation rapide de la population. Mais alors l'Angleterre serait entrer dans un « piège malthusien », c'est-à-dire que la production se serait mise à stagner tandis que la population continuait à augmenter. Conséquence le revenue moyen réel par habitant se serait effondrer, les plus aisés, qui pour le coup seraient également les plus travailleurs, économes, intelligents et donc riches, auraient mieux survécut durant cette période et donc auraient eu davantage d'enfants, d'où l'évolution vers une population génétiquement plus travailleuse, économes et patati et patata... Une jolie narration sociobiologiste qui fut pourtant sévèrement critiquée tant les fondements sur lesquelles elle repose sont bancals. [6] 

Je pense notamment à la référence de Clark aux études de Napoleon Chagnon sur les Yanomami, et sur laquelle Clark s'appuie pour justifier sa théorie sociobiologistes appliquée elle, aux Anglais. (Clark 2007,129-130) En effet Napoleon Chagnon soutenaient que les Yanomami ayant commis des actes de guerre entrainant la mort avaient davantage accès aux femmes donc davantage d'enfants. Certains sociobiologistes interprétant cette description de Chagnon comme un démonstration d'une sélection génétique en faveur des individus les plus violents (alors que Chagnon lui-même demeurait distant face à ces interprétations sociobiologiques). Gregory Clark adhére lui aussi à cette interprétation et met en contraste l'hypothèse sociobiologiste sur les Yanomami, avec l'évolution de la société anglaise des années 1200 à 1800. Société anglaise qui, à l'inverse de ce qui se passerait avec les Yanomami, aurait sélectionné les individus les moins violents.  Problème les interprétations sociobiologistes autour des propos de Chagnon ne tiennent pas au regard des observations mêmes de ce dernier. Car seuls les Yanomami ayant survécut aux actes de guerre peuvent avoir des enfants or beaucoup des Yanomami entrant dans ces conflits, meurent. Et si l'on prend en compte ceux qui sont morts on s'aperçoit que la propension à faire la guerre ne constitue plus l'avantage sélectif qu'il semblait être de prime abord. [7] Mais Clark survole cette nécessaire mise-au-point, en ne lui consacrant qu'une courte note de bas de page et sans même noter que cela rend sa référence à Napoléon Chagnon hors-de-propos comme défense de sa thèse sociobiologique. Par ailleurs la thèse de Clark (tout comme celle des interprétations sociobiologiques autour de Napoleon Chagnon) n'a à son actif aucune donnée génétique appuyant son interprétation sociobiologique! Mais qu'à ne cela tienne Wade prend partie pour cette interprétation sociobiologique et affirme même, sans aucune donnée solide à l'appuie que le processus décrit par Clark pour l'Angleterre aurait également eu lieu ailleurs en Europe ainsi qu'à l'Est de l'Asie.

Des Barbares à l'Occident moderne

Cette approche sociobiologique que synthétise Wade, répondrait ainsi à l'objection que Franz Boas formula il y a plus d'un siècle. En effet il y a 2000 ans les Nord-Européens auraient été de nature différente, c'est-à-dire génétiquement plus violent, moins économes, moins prévoyants, bref de véritables barbares. Puis grâce au processus sélectif décrit plus haut, ils seraient devenus les peuples civilisés et raffinés que nous connaissons aujourd'hui.

Des Barbares rustres et violents (à gauche) à l'Occidental moderne, civilisé, raffiné et intelligent (à droite). Arf!

Mais alors comment expliqué que les Grecs, Romains, et Égyptiens aient précédés les Nords-Européens? Peter Frost un anthropologue et HBDiste convaincu, soutien que les populations Méditerranéennes incorporées au sein de l'Empire Romain auraient été « génétiquement pacifiées » par la répression qu'auraient exercés l'Empire contre ses élément les plus dissidents et violents. Peter Frost poussant sa joyeuse spéculation plus loin encore en affirmant que les Romains auraient été tellement pacifiés qu'ils se seraient alors passivement laissés envahir par des populations non-pacifiées à savoir les fameux barbares Nord-Européens! [8] Et c'est sans surprise que Henry Harpending, autre partisan convaincu de la pensée HBD, s'adonne sur son blog à une comparaison de la narration de Frost sur les Romains, avec l'Occident moderne. Occident moderne qui serait lui aussi confronté à ses barbares non-pacifiés à savoir les immigrés en provenance des divers pays du Tiers-Monde. Bref une population occidentale génétiquement pacifiée face aux hordes de barbares génétiquement violents venu du Sud. Mais non le mouvement HBD n'est pas animé par des considérations politiques c'est une pure théorie scientifique puisqu'on vous le dit!

Mais donc que penser de cette sociobiologie HDBienne?

1. Réponse courte:


2: Réponse longue:

Bon ok on va quand même essayer de développer mais donc par où commencer? Car franchement il y a tellement de raccourcis fallacieux savamment mélangés à des considérations évolutives, ma foi tout à fait valides même si maniées n'importe comment, qu'il est difficile de savoir par où décortiquer cette sociobiologie HBDienne. La première chose à faire serait donc peut-être d'aller directement au fond du problème, à savoir souligner que cette sociobiologie repose sur une série d'explications ad hoc sans démonstration et preuve solide derrière ces dernières. Par exemple quelle preuves solides, c'est-à-dire génétiques, ont Clark, Harpending, Frost et compagnie pour soutenir que les Nord-Européens de l'Antiquité avaient génétiquement plus de propension à la violence que les Nord-Européens actuels? Réponse: Que dalle!

Et en réalité c'est même bien pire encore. Puisque cette sociobiologie se garde bien de distinguer un tant soit peu clairement ce qui serait du registre de l'évolution culturelle et sociale, de ce qui serait réellement du registre de la génétique, et pour cause elle ne le peut pas. Comme l'avait noté un dénommé Noah Smith au 19ème siècle les Irlandais étaient pauvres, les immigrants Irlandais aux États-Unis étaient souvent très mal vus, perçus non seulement comme pauvres, mais également comme violents et méprisables, etc... Et aujourd'hui ils ne sont plus considérés ainsi. Doit-on en déduire qu'en moins de 200 ans il y aurait eu un puissant processus sélectif ayant modifié la nature même des Irlandais, y compris celle de leurs descendants Outre-Atlantique?

Exemple de racisme « scientifique » du 19ème siècle avec des Irlandais représentés, à l'instar des Noirs, comme appartenant à une race humaine simienne, à l'inverse des «Anglo-Teutoniques» considérés comme étant racialement supérieurs.

Le biologiste H. Allen Orr souligne à ce titre l'absence totale de preuve solide dans la synthèse sociobiologiste que propose Nicholas Wade dans son livre. Souvent certains de ces sociobiologistes rétorquent que des preuves existent, notamment le fait que les immigrants Asiatiques se sont très bien intégrés en Amérique du Nord et même du Sud tandis que les Noirs demeurent socialement désavantagés. Mais c'est oublier les différences historiques et culturelles profondes entre ces populations qui ont d'ailleurs des histoires migratoires fort différentes. Il est par ailleurs amusant de constater que Nicholas Wade ne fait preuve d'aucune rigueur ne serait-ce qu'historique, faute d'en faire preuve en génétique. En effet Nicholas compare l'ascension économique post deuxième guerre mondiale, de pays asiatiques tels que la Corée du Sud, avec des pays africains tels que le Nigeria demeurant en comparaison, rongés par la corruption, la pauvreté et les guerres. Pour Nicholas Wade ces différentes évolutions seraient des preuves de différences génétiques en matière de comportement entre Est-Asiatiques et Noirs-Africains (Wade 2014, 173-185) [3]. Or je ne vois pas comment Nicholas Wade peut affirmer cela sans creuser, ne serait-ce qu'un peu, les multiples autres facteurs susceptibles d'expliquer ces différentes évolutions. Nous pourrions notamment mentionner les profondes et très nombreuses fractures ethniques au sein de nombreux pays africains, y compris le Nigéria, par-apport à la plus grande cohésion ethnique et sociale d'un pays comme la Corée. Mais Nicolas Wade n'en fait rien au mieux il survole rapidement ces questions! Idem pour l'économiste Gregory Clark qui affirme à demi-mot par exemple, que les populations Indiennes (ou tout du moins certaines d'entre-elles) ne disposeraient pas des prédispositions comportementales d'origine génétiques pour s'adapter à une société industrialisée (Clark 2007, 354-357) [5]. Mais cela sans parvenir à distinguer les facteurs culturels et sociaux des hypothétiques facteurs génétiques (Allen 2008, 968-969) [6]. Mais peu importe Clark comme Wade et comme les autres partisans du mouvement « HBD », minimisent ou au mieux survolent en vitesse ces objections, pour finalement reconnaitre qu'elles sont valides mais que leur théorie demeure malgré tout hypothétiquement possible...Bref ils n'amènent aucune démonstration solide et ne reconnaissent pas comme il se devrait les failles évidentes de leurs théories comprenant de nombreux faits qui s'opposent à ces dernières.

Conclusion:

La conclusion est simple, si l'on prend un minimum de recule on s'aperçoit que cette nouvelle évolution du racialisme est véritablement du foutage de gueule. Les approches sociobiologiques proposées consistent à faire coller des scénarios hypothétique ad hoc pour coller aux faits observés (différence de développement économiques et technologiques) pour ensuite affirmer que ces faits collent avec les scénarios hypothétiques précédemment proposée et confirment ainsi la théorie sociobiologiste de départ. Si ce n'est pas un raisonnement circulaire cela y ressemble beaucoup!

Certes les avocats de cette sociobiologie particulière couvrent leur arrières en reconnaissant par exemple que dans certains cas la culture et l'évolution sociale à elles seules peuvent suffire à expliquer des différences que leurs interprétations sociobiologistes expliqueraient dans d'autres cas. Mais alors comment distinguent-ils les hypothétiques facteurs génétiques qu'ils soutiennent, des facteurs purement culturels et sociaux, alors qu'ils n'ont aucune démonstration génétique solide à l'appui? Bref tout ça pour dire que si le livre de Nicholas Wade et les autres publications du mouvement
« HBD » connaissent tant de succès ou tout du moins font tant parler d'eux ce n'est certainement pas en raison de leur valeur scientifique mais bel et bien de leur portée idéologique et politique.

Références:

[1] BOAS, Franz (1974 [1906]), The Outlook for the American Negro, in A Franz Boas Reader, The Shaping of American Anthropology, 1883-1911, University of Chicago Press : Edited by George W. Stocking, Jr, 1982, Originally published 1974, Reprint 1989. 310-31

[2] HUYSECOM, Éric (2007), Un Néolithique ancien en Afrique de l'Ouest?, Pour la Science N°358

[3] WADE, Nicholas (2014), A Troublesome Inheritance: Genes, Race and Human History, The Penguin Press 2014

[4] LÉVI-STRAUSS, Claude (2001 [1971]), Race et Culture, in Race et Histoire Race et Culture, Albin Michel / Éditions UNESCO

[5] CLARK, Gregory (2007), A Farewell to Alms: A Brief Economic History of the WorldPrinceton University Press

[6] ALLEN Robert C. (2008), A Review of Gregory Clark’s A Farewell to Alms: A Brief Economic History of the World, Journal of Economic Literature 46:4, 946–973

[7] FERGUSON, R. Brian (2001), Materialist, cultural and biological theories on why Yanomami make war, Anthropological Theory, Volume 1(1) 99-116

[8] FROST, Peter (2010), The Roman State and Genetic Pacification, Evolutionary Psychology Volume 8(3)

lundi 10 décembre 2012

Évolution des Oiseaux versus Dessein Intelligent, le retour!


Si vous parcourez un peu mon blog vous remarquerez sans doute mon faible pour l'histoire évolutive des oiseaux et plus exactement pour l'origine dinosaurienne de ces derniers. Mon blog a d'ailleurs commencé avec un dossier en cinq parties (1, 2, 3, 4 & 5) consacrée à un démontage détaillé des assertions d'une poignée de chercheurs continuant mordicus à nier le fait que les oiseaux sont des dinosaures. Ces chercheurs s'étant d'ailleurs vu affublé du sobriquet de BANDits pour «Birds Are Not Dinosaurs».

Et pour confirmer mon intérêt pour ce sujet j'ai même consacré deux bon gros billets à réfuter les âneries des créationnistes du «Discovery Institute» ici et ici. Âneries selon lesquelles l'origine évolutive, ici dinosaurienne, des oiseaux (et par extension l'évolution en générale) ne seraient pas démontrée. Ces créationnistes s'appuyant d'ailleurs largement sur les sophismes des BANDits précédemment mentionnés pour soutenir leur âneries.

Je n'avais pas prévu de revenir sur ce qui a donc déjà été dit en long et en large dans le présent blog mais bon, un récent article du jeune créationniste Jonathan MacLatchie, m'a finalement poussé à y revenir car illustrant à merveille la malhonnêteté teintée de stupidité de ces «créationnistes sophistiqués».


Jonathan MacLatchie (alias JonathanM sur le blog du «Discovery Institute» intitulé «Evolution news & views»), est un jeune étudiant converti à la cause créationniste et plus exactement à la version sophistiquée de celui-ci communément nommée «Dessein Intelligent». JonathanM est donc un nouvel arrivant dans ce mouvement, un nouvel arrivant déjà passablement actif et ayant déjà pondu de nombreuses âneries. Mais là JonathanM a donc touché un sujet qui me tient à cœur à savoir l'évolution de la gente avienne à partir de petits dinosaures théropodes.

Cette «critique» de l'origine dinosaurienne des oiseaux s'inscrit dans une attaque à l'encontre du livre du biologiste Jerry Coyne intitulé «Why Evolution Is True». Ci-dessous je m'attèle donc à décortiquer et démonter les pseudo-arguments que JonathanM utilise pour soit disant remettre en cause l'origine dinosaurienne des oiseaux. Inutile de vous dire que je perdrai pas mon temps à remettre l'ensemble des assertions que JonathanM emploi à l'encontre de l'ouvrage de Jerry Coyne, ce qui suit suffisant déjà amplement à démontrer la malhonnêteté et la stupidité des assertions en question.

Bref voici par quels mot JonathanM commence sa «remise en question» de l'origine dinosaurienne des oiseaux:
«Features that have convinced many paleontologists of Archaeopteryx's transitional status with respect to theropod dinosaurs and birds include the fact that it possesses fully developed feathers (including primaries and secondaries) which were arranged on its wings in a manner similar to modern birds, as well as its reptilian features such as a long bony tail, the claws on its forelimbs and hindlimbs, and its teeth. Other fossilized birds, however, have been found to have teeth (e.g., Hesperornis) and, indeed, some modern birds (e.g., the ostrich) possess fingers on their wings.» JonathanM
JonathanM semble sous-entendre ici que Archaeoptéryx ne serait au final pas un si bel exemple de fossile transitionnel car les caractères «reptiliens» d'Archaeoptéryx se retrouverait chez d'autres oiseaux du Mésozoïque. Bon déjà là on se demande où se situerait le problème sachant qu'il est tout à fait attendu évolutivement parlant, que d'autres oiseaux du Mésozoïque retiennent eux aussi des caractères «reptiliens». De plus hormis que Archaeoptéryx possède une longue queue osseuse que ne possède pas les autres oiseaux basaux mentionnés ici par JonathanM, un simple regard sur la morphologie générale d’Archaeoptéryx nous montre que ce dernier était bien plus similaire à un dinosaure théropode non-avien tel que Vélociraptor qu’ à un oiseau comme Hesperornis.

Comparaison des squelettes de Vélociraptor, Archaeoptéryx et d’Hesperornis. Nous remarquons immédiatement qu’Archaeoptéryx est bien plus similaire à dinosaure non-avien tel que Vélociraptor qu’à Hesperornis.

Par ailleurs Vélociraptor avait également des plumes [1], de même que bon nombres d’autres dinosaures théropodes non-aviens. JonathanM échoue donc lamentablement à remettre en question l’existence de fossiles attestant l’apparentement des oiseaux avec les dinosaures.

Mais en bon créationniste JonathanM poursuit son enfumage des lecteurs en tentant de jeter un doute sur l’existence même des dinosaures à plumes.
«Moreover, an interesting paper appeared in the Journal of Morphology in 2005, challenging the evidence for feathered dinosaurs (Fedducia et al., 2005).» JonathanM
Le papier de Feduccia et al [2] ne concerne en réalité que Sinosauropteryx prima et non pas les autres dinosaures à plumes tels que Microraptor gui ou même Vélociraptor chez qui la présence de plumes a pu être avéré [1]. Alan Feduccia n’ayant d’ailleurs pas pu nier la présence de plumes chez les Dromaeosauridés, a alors affirmé que ces derniers étaient des oiseaux sans lien de parenté avec les dinosaures alors que dans les années 1990 il affirmait que ces mêmes Dromaeosauridés étaient des dinosaures sans lien de parenté avec les oiseaux….. [3]

JonathanM ignore les contradictions embarrassantes et injustifiées d’Alan Feduccia, et ignore donc que la présence de plumes chez les dinosaures est aujourd’hui parfaitement avéré! De plus la tentative de Feduccia et al de nier la présence de filaments de plumes chez Sinosauropteryx prima se pète les dents devants des analyses plus récentes montrant que les filaments en question possédaient des mélanosomes similaires à ceux des plumes des oiseaux actuels [4] (voir aussi ce précédent message) filaments qui ne sont donc de toute évidence pas des fibres de collagènes dégradés mais bel et bien des téguments homologues aux plumes des oiseaux!

Reconstitution en couleurs de Sinosauropteryx prima

JonathanM ne rapporte donc pas comme il se doit les connaissances acquises sur la présence de plumes chez les dinosaures théropodes. Il se contente de sélectionner une publication de Feduccia et al en ignorant la majeure partie de la littérature et des recherches scientifiques sur ce sujet dans le seul but de désinformer ses lecteurs. Et il continue en se référant au même Alan Feduccia concernant l'homologie des doigts des ailes des oiseaux.
«The researchers also "examine evidence relating to the most critical character thought to link birds to derived theropods, a tridactyl hand composed of digits 1-2-3." They find that "the evidence supports interpretation of bird wing digit identity as 2,3,4, which appears different from that in theropod dinosaurs."» JonathanM
JonathanM semble ignorer totalement le fait que l’apparente mise à mal de l’homologie des doigts des oiseaux avec ceux des dinosaures théropodes, a été résolue il y a un moment déjà, notamment par des etudes portants sur les genes Hox impliqués dans le dévloppement ontogénique de ces mêmes doigts. [5] [6] [7] Cela a déjà été discuté en détail dans ce précédent message.

Mais JonathanM ignore mystérieusement ces récentes avancées rendant ses objections caduques comme c'est étrange!
«Another paper published in the Journal of Morphology raises a further problem for the evolution of birds from theropod dinosaurs (Quick and Ruben, 2009).» JonathanM
Ok là encore je vous épargne les détails concernant les sophismes et la malhonnêteté de Quick et Ruben car ceux-ci ont déjà été analysés et décortiqués dans ce précédent message. Retenons juste une chose selon Quick et Ruben l’origine dinosaurienne des oiseaux serait mis à mal parce que les dinosaures théropodes auraient un fémur trop mobile pour permettre la présence de sacs aériens abdominaux similaires à ceux des oiseaux. Quick et Ruben sous-entendant dans leur entretien accordé  la presse que les dinosaures théropodes ne pourraient pas avoir de sacs aériens abdominaux semblables à ceux des oiseaux et donc que cela mettrait à mal la parenté dinosaures-oiseaux.

Or comme cela a déjà été discuté dans ce précédent message Quick et Ruben débitent n’importe quoi!

Pourquoi?

Parce que dans leur publication scientifiques les mêmes Quick et Ruben reconnaissent que selon leur «modèle», les oiseaux basaux tels que Archaeoptéryx n’auraient eux-mêmes pas pu avoir pareils sacs aériens abdominaux car selon eux ces oiseaux avaient eux aussi un fémur bien trop mobile pour cela! À ce titre j'avais traduit les propos de Quick et Ruben en français pour que cela soit bien clair!

Le fémur n'atteint pas sa position sub-horizontale avant la fin du Crétacé chez les ornithurines (oiseaux primitifs) comme cela est indiqué par la présence de l'antitrochanter, bien que certains oiseaux de la sous classe des énantiornithes (autre groupes d'oiseaux primitifs) avaient peut être déjà cette orientation fémorale (Hertel et Campbell, 2007). Nos données indiquent que les premières formes aviaire (Archaeopteryx, confuciusornithines et certains oiseaux enantiornithines) ont peut être un volume pelvien analogue à celui de l'autruche, mais il semble peu probable qu'ils aient été capables d'avoir pu efficacement empêché l'effondrement paradoxal de leurs sacs aériens abdominaux à cause de leurs courts iliaque post-acétabulaire et ischium (Naples et al., 2002) ainsi qu'en raison de la position verticale de leurs fémurs. Quick and Ruben [8]

Comment Quick et Ruben peuvent donc prétendre mettre à mal la parenté dinosaures-oiseaux en raison de cette histoire de fémur trop mobile alors qu’ils affirment en même temps que les premiers oiseaux avaient eux-mêmes pareille mobilité du fémur? De plus cette histoire de fémur empêchant la présence de sac aériens abdominaux similaires à ceux des oiseaux actuels, est des plus bancale (voir cet article du paléontologue Darren Naish). Et donc JonathanM ignore les contradictions flagrantes  et les faiblesses des propos de Quick et Ruben et prend donc position en faveur d’une parfaite ânerie!

Rappelons également comme cela avait déjà été discuté dans ce précédent message que pour John Ruben tout comme pour les autres BANDits à savoir Alan Feduccia et Larry Martin, les Dromaeosauridés (ci-dessus un Vélociraptor tentant d’attraper des oiseaux primitifs nommés Confuciusornis) seraient des oiseaux «primitifs» et non pas des dinosaures (en rappelant qu’avant les années 2000 ils prétendaient tous les trois exactement le contraire!). Aussi si John Ruben affirme que la position du fémur de ces dinosaures théropodes leur interdits d’être de proches parents des oiseaux, comment peut-il en même temps affirmer que les Dromaeosauridés sont des oiseaux? Là encore John Ruben se contredit et pire encore se discrédite complètement! 

Et en parlant d’ânerie en bon créationniste JonathanM ne s’arrête pas à cette dernière et après avoir pris parti en faveur des propos contradictoires et bancaux de John Ruben, il passe directement à la suivante:
«Another problem with the claim that birds descended from theropod dinosaurs is that the forelimbs of birds must be able to support their wings and are thus well developed. But the theropods possessed very small forelimbs, which are hardly credible precursors to those of birds and, indeed, a creature like Archaeopteryx.» JonathanM
JonathanM pense-t-il vraiment qu’un membre ne peut pas s’allonger au cours de son évolution? Affirmation grotesque et gratuite de sa part!


L'allongement des pattes au cours de l'évolution? Impossible je vous dis! Parole de Lévrier!

Les dinosaures théropodes non-aviens avaient certes pour la plupart, des membres antérieurs plus courts que ceux des oiseaux, mais pour beaucoup de ces dinosaures théropodes les membres antérieurs demeuraient fonctionnels et il n’y a aucune raison de penser que ceux-ci n’auraient pas pu s’allonger au cours de l’évolution notamment sous l’influence de diverses pressions sélectives. Souvenons-nous des hypothèses évolutives quant à l’utilité possible de membres antérieurs plus longs chez les ancêtres des oiseaux. Si ces hypothèses ne sont bien évidemment pas possible à confirmer elles demeurent plausibles et ne sont pas exclusives. De plus l’allongement d’un membre ne représente pas quelque chose d’extraordinaire évolutivement parlant, les affirmations péremptoires de JonathanM étant donc du registre du pur sophisme et encore je suis gentil!

Mais attendez encore une fois JonathanM ne s’arrête pas là et s’enfonce encore davantage dans la bêtise.
«A further difficulty pertains to explaining the origin of feathers. If, as is conventionally maintained, feathers evolved from scales, one has to posit some kind of Darwinian explanation for their evolution from perhaps frayed scales, which must include some kind of genetic basis for every step from frayed scale to fully sculptured feather complete with its many specialized features. Based on what we presently know of the genetic mechanisms, structure and molecular composition of functioning feathers, the proposition that these structures evolved from frayed scales may now reasonably be regarded as highly implausible.» JonathanM
Encore une fois difficile de dire si JonathanM est un parfait malhonnête ou un parfait ignare. Car voilà la présente prose sur l’impossibilité de l’évolution des plumes à partir d’écailles effilochées est au mieux une grave démonstration d’ignorance de sa part au pire un méprisable épouvantail et donc une démonstration flagrante de malhonnêteté.

Pourquoi?

Parce que les chercheurs n’affirment guère que les plumes ont évolué à partir d’écailles effilochés! [9] À ce titre je vous laisse vous référez à cet article de Taupo sur l’évolution des plumes. Car comme vous pourrez le constater les recherches menées notamment par Richard O. Prum sur l’ontologie des plumes tendent à montrer que celles-ci n’ont pas directement évolués à partir d’écailles mais au contrairement directement à partir de placodes. Cela rendant la présente objection de JonathanM totalement à caduque ou mieux dit complètement à côté de la plaque!

Schéma simplifié de l'évolution des plumes au regard de ce que nous enseigne la biologie du développement via notamment les études de Richard O. Prum. [9] Les plumes n'ayant donc pas évolué à partir d'écailles effilochées mais de placodes. Voir l'excellent article de Taupo consacré à l'évolution des plumes.

Et il est quand même affligeant qu’un étudiant en biologie qui prétend réfuter une théorie scientifique ne se renseigne pas correctement sur l’état actuelles des connaissances de la théorie en question! Alors ignorance ou malhonnêteté? Hélas difficile de lui accorder la bénéfice du doute en attribuant ces propos à la première, car à la fin de sa «critique» de l’origine dinosaurienne des oiseaux, JonathanM témoigne de la malhonnêteté la plus crasse qui soit!
«Finally, anyone who has carefully followed the scientific discussion on evolution and the fossil record will doubtless be aware that Archaeopteryx has relatively recently been knocked off its perch, as it were, as the first bird, following the discovery of Xiaotingia zhengi in western Liaoning, China, in rocks dating to the late Jurassic epoch, 161-145 million years ago (Xu et al., 2011). As one news report in Nature put it, "we are about to enter a new era in which Archaeopteryx is considered as distant from the ancestry of modern birds as dinosaurs such as Deinonychus."» JonathanM
Soupirs.....

Si vous aviez lu ce précédent message ou alors simplement les articles que JonathanM cite lui-même vous ne pouvez que partager ma consternation face à la bêtise de ce dernier. Car au mieux JonathanM nous prouve qu'il n'est qu'un imbécile inconséquent au pire qu'il est un imbécile inconséquent doublé d'un malhonnête.  Pourquoi? Simple reprenons l’extrait du communiqué de la revue «Nature» que JonathanM cite lui-même:

«We are about to enter a new era in which Archaeopteryx is considered as distant from the ancestry of modern birds as dinosaurs such as DeinonychusLawrence M. Witmer [10]

Et maintenant si vous lisez entier les deux articles que cite JonathanM c'est-à-dire le communiqué de Lawrence M. Witmer de la revue «Nature» [10] ainsi que l'étude consacré à Xiaotingia zhengi [11] vous comprendrez que ces derniers stipulent simplement que Archaeoptéryx serait phylogénétiquement d’avantage apparenté aux Deinonychosauriens comme Vélociraptor qu’il ne l’est aux oiseaux. Chose dont j'avais moi-même discuté plus en détail dans ce précédent message!


Traditionnellement Archaeoptéryx est considéré comme étant le premier oiseau car classé comme étant phylogénétiquement plus apparentés aux oiseaux qu’aux dinosaures non-aviens comme Vélociraptor (A). Cependant la découverte de Xiaotingia zhengi suggère donc que Archaeoptéryx pourrait être, à l’instar de Vélociraptor, un dinosaure non-avien (B). Notons toutefois que cette remise en question de la phylogénie traditionnellement admise pour Archaeoptéryx, a elle-même été remise en question par une autre étude arrivant à la conclusion qu'Archaeoptéryx serait malgré tout phylogénétiquement plus proche des oiseaux qu'il ne l'est de Vélociraptor [12].

Et donc JonathanM prétend donc que la remise en question du statut de «premier oiseau» habituellement attribué à Archaeoptéryx, Archaéoptéryx qui serait donc considéré comme un dinosaure à plumes non-avien, mettrait à mal l’origine dinosaurienne des oiseaux. Le même JonathanM qui avant citait des articles qui prétendaient que les dinosaures à plumes n’existent pas! L’incohérence est ici totale, JonathanM fait preuve de la bêtise créationniste la plus crasse qui soit!

Conclusion:

Les propagandistes créationnistes sont malhonnêtes et idiots! Oui bon ça on le savait déjà me direz-vous mais bon à cela on peut simplement ajouter qu’il est déprimant de voir que certains dépensent une telle énergie à désinformer les gens en prétendant faire de la «science», le tout au service d’une idéologie n’ayant rien de scientifique. Et hélas les créationnistes ne sont pas les seuls souvenons-nous en effet des étrons racistes qu’avait étalé un sinistre cornichon! Moralité méfiez-vous des fumistes en tout genre et tant que j'y pense, pour ceux qui vivent dans les hautes lattitudes de l'hémisphère nord cet hiver n’oubliez de nourrir nos dinosaures contemporains en mettant graines à disposition de ces derniers dans votre jardin ou sur le bord de votre fenêtre!

Références: 

[1] Alan H. Turner Peter J. Makovicky and Mark A. Norell (2007), Feather Quill Knobs in the Dinosaur Velociraptor, Science

[2] Alan Feduccia et al (2005), Do Feathered Dinosaurs Exist? Testing the Hypothesis on Neontological and Paleontological Evidence, Journal of Morphology


[4] Richard O. Prum et al (2010), Plumage Color Patterns of an Extinct Dinosaur, Science

[5] Alexander O. Vargas and John Fallon (2005), Birds Have Dinosaur Wings: The Molecular Evidence, Journal of Experimental Zoology

[6] Alexander O. Vargas and John Fallon (2005), The digits of the wing of birds are 1, 2, and 3. a review, Journal of Experimental Zoology

[7] Alexander O. Vargas et al (2008), The Evolution of HoxD-11 Expression in the Bird Wing: Insights from Alligator mississippiensis, PLoS ONE

[8] Devon E. Quick and John A. Ruben (2009), Cardio-Pulmonary Anatomy in Theropod Dinosaurs: Implications From Extant Archosaurs, Journal of Morphology

[9] Richard O. Prum (2005), Evolution of the Morphological Innovations of Feathers, Journal of Experimental Zoology

[10] Lawrence M. Witmer (2011), An icon knocked from its perch, Nature

[12] Michael S. Y. Lee and Trevor H. Worthy (2011), Likelihood reinstates Archaeopteryx as a primitive bird, The Royal Society

vendredi 10 février 2012

Ultimate Racialist Bullshit

Ce message est une réponse à une ineptie racialiste particulièrement énorme que l’on doit à un mystérieux spécimen répondant au nom de Richard D. Fuerle. Ce spécimen a en effet pondu un caca «livre» nommé «Erectus walks amongst us» dans lequel il affirme grossomodo que l’homme moderne et plus généralement le genre humain, est apparu en Eurasie et que c’est en quittant l’Eurasie pour l’Afrique que ces populations humaines se seraient métissés avec des primates africains étroitement apparenté aux chimpanzé pour données naissances aux populations africaines actuelles. Cette «théorie» de Richard D. Fuerle lui servant au final à dire que les africains sont plus simiens, plus proches du chimpanzé que les eurasiens et donc ainsi soutenir d’anciens préjugés raciaux aussi stupides qu’abjects.

Je n’avais pas pensé à répondre aux délires du dénommé Richard D. Fuerle tellement ceux-ci sont stupides et probablement le fait d’un bonhomme passablement atteint sur le plan de la santé mentale (il suffit de lire sa prose sur les blanches qui se font «féconder par d’autres races» pour s’en rendre compte). Je n’avais non plus pas pensé à répondre aux retranscriptions dans la langue de Molière des délires de Fuerle. En effet un raciste répondant au pseudo de Meng Hu a jugé bon de retranscrire en français non sans passion, les «idées» de Fuerle, (à ce titre je remercie l’autre raciste décérébré qui m’a communiqué le blog du dénommé Meng Hu).

Richard D. Fuerle (à gauche) accompagné de son disciple Meng Hu (à droite).

Mais alors que je rédigeais un message sur les haplogroupes du chromosome Y, je me suis souvenu d’une des nombreuses bouffonneries du dénommé Richard D. Fuerle, qui concernait justement les haplogroupes du chromosome Y. C’est alors que j’ai fait un crochet sur le blog de Meng Hu et où j’ai pu, hormis me remémorer les délires de Fuerle, constater à quel point de dénommé Meng Hu était un cas désespéré ne captant lui non plus strictement rien aux thématiques et publications qu’il citait, y compris donc en ce qui concerne les haplogroupes du chromosome Y.

Alors bon je me suis finalement décidé à faire une petite mise au point à l’attention de Meng Hu, sur l’idiotie de ses propos (et de sa personne) en revenant justement sur cet exemple spécifique du chromosome Y. Et pourtant Dieu sait que ce n'est de loin pas la seule bouffonnerie susceptible d'être mise en avant dans ce pavé de conneries retranscrit par le dénommé Meng Hu.
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Salut Meng Hu ça va?

Bon je ne vais pas m’attarder davantage en insipides formules de politesse pour attaquer directement le beefsteak si tu veux bien.

Tu es un raciste qui s’est amusé à retranscrire de manière détaillée la diarrhée thèse d’un certain Richard D. Fuerle. J’ai déjà lu de nombreux étrons écrits racialistes, mais alors ceux de Fuerle c’est le pompon! Il faut dire Meng Hu que lorsque j’avais lu (en diagonale je l’avoue mais cela m’a amplement suffit) ta retranscription de «l’œuvre» de Fuerle sur ton blog, je m’étais bien marré. Ce qui m’a fait marrer n’était pas tant les habituels excréments racistes que l’on connait (notamment ceux consistant à rapprocher les noirs des singes) mais surtout le «scénario évolutif» neuneu nommé «Out of Eurasia».

En effet un des éléments centraux de la chiasse thèse de Fuerle étant que les africains n’aient jamais quitté leur continent autrement qu’en tant qu’esclaves déportés de force en Eurasie puis plus tard en Amérique. Fuerle rejetant totalement l’idée que l’homme moderne ait pu apparaitre en Afrique pour ensuite quitter cette dernière et coloniser l’Eurasie et le reste du monde (cela allant de pair avec le racisme viscéral du bonhomme). Il faut dire mon cher Meng Hu qu’après avoir lu ta retranscription de la crotte thèse de Fuerle je n’ai bien évidemment pas penser à répondre à la dite «thèse» tant elle atteint des sommets niveau connerie et tant j’ai mieux à foutre de mon précieux temps que de consacrer celui-ci à tous les pavés de conneries pondu par des zozos racistes qui débitent tout n’importe quoi sur le Net…..

Néanmoins alors que j’étais en train de rédiger le prochain message de mon blog consacré aux haplogroupes du chromosome Y je me suis souvenu d’un point particulier de ta retranscription de la bouse thèse de Fuerle.
Mais avant tout mon cher Meng Hu je me permet de citer un échange que tu avais eu avec une personne trouvant à juste titre la merde thèse de Fuerle ridicule à souhait.


babar John: “Ceux sur la “théorie” de fuerle qu’il a nommée Out of Eurasia sont de loin les plus ridicules selon moi.”
Meng Hu: Je vous souhaite bonne chance pour lancer un commentaire sur la centaine de références citées. Et n’allez surtout pas croire que s’attaquer à la Section 4 revient à réfuter la Section 3 : celle qui réfute directement Out of Africa.

Ce commentaire de ta part m’a beaucoup amusé Meng Hu car il me rappelle ceux d’un créationniste qui me disait un peu-près la même chose avec l’Atlas de la Création de Harun Yahya. Tu penses bien que s’amuser à réfuter point par point de pareils pavés de conneries n’est pas à la portée de tous, car hormis avoir du temps libre à ne plus savoir qu’en foutre il faut aussi être sacrément maso pour perdre son temps à lire et à réfuter dans les détails les pavés délirants issus d’on ne sait quel taré.

Néanmoins alors que je rédigeais mon billet sur les haplogroupes du chromosome Y, je me suis décidé de revenir sur un point particulièrement amusant de la soit disant «réfutation» de «Out of Africa» par Richard D. Fuerle. Et c’est aussi amusant par apport à toi mon cher Meng Hu, car cela démontre également ton ignorance crasse en matière de génétique (et plus généralement en matière de paléoanthropologie) ainsi que ta capacité à gober n’importe quelle connerie à partir du moment qu’elle va dans le sens de tes préjugés raciaux à deux roupies. Mais bon aller trêve d’avant-propos et allons dans le vif du sujet en revenant sur ta retranscription des propos de Richard D. Fuerle concernant le chromosome Y.

Parallèlement, l’ADN du chromosome Y est transmis par la lignée masculine et nous montre où les hommes voyageaient. Il ne raconte pas exactement la même histoire, étant donné que les hommes ont beaucoup plus exploré que les femmes. Les hommes se déplaçaient souvent vers de nouvelles terres sans leurs femmes, ensuite, ils s’accouplèrent avec des femmes indigènes, de sorte que leurs descendants avaient l’ADNmt des natifs et l’ADN du chromosome Y des explorateurs.

La carte ci-dessus montre la répartition mondiale des différentes variations du chromosome Y. La quantité de chaque couleur dans les cercles est proportionnelle au nombre d’hommes dans cet endroit qui avait la variation indiquée par cette couleur. On note que l’olive, la couleur majeure en Afrique, apparaît à l’extérieur de l’Afrique, mais seulement autour de la Méditerranée, ce qui suggère que les africains n’ont pas migré hors d’Afrique, sauf en tant qu’esclaves emmenés dans ces zones. Le rouge vif et le bleu foncé sont uniques à l’Afrique, ce qui suggère également qu’il n’y avait pas de migrations hors d’Afrique. Ces variations peuvent avoir été apportées en Afrique par les hominoïdes primitifs (section IV), qui se sont éteints ailleurs, mais dont l’ADN-Y persiste encore en Afrique.
Les couleurs européennes orange et jaune indiquent que des hommes européens vivaient dans le Moyen-Orient, l’Afrique du Nord, la Géorgie de l’ex-URSS, l’Inde, l’Asie du Sud-Est, l’Australie et l’Amérique du Nord (les hommes en orange et jaune peuvent avoir été les membres d’une seule population). Le vert est la couleur dominante dans les Amériques, et les petites quantités de vert dans l’Ancien Monde indiquent leurs origines en Asie de l’Ouest, migrant par la suite vers le nord de l’Inde et le sud de la Sibérie et, éventuellement, les Aïnous au Japon.
Du fait des grandes quantités de rose dans l’est de l’Asie, on pourrait s’attendre à d’importantes quantités de rose dans les Amériques, mais elle n’est pas là, ce qui suggère que les asiatiques en rose ne sont pas enclins à beaucoup explorer et que moins d’évolution s’est produite chez les asiatiques en rose que chez les européens en orange et jaune. Meng Hu


Dis-moi Meng Hu, à ton avis sur une échelle de 1 à 10 quel est le degré de débilité de ta présente prose sur les variations du chromosome Y? Personnellement je dirais 100 ou 101 et encore je suis gentil!

Il faut dire que seul un ignare aurait pu lire de manière aussi stupide naïve la carte de répartition des haplogroupes du chromosome Y. Et toute personne ayant été quelque peu familiarisée en ce qui concerne les haplogroupes en question, sait que la présente carte ci-dessus est insuffisante pour comprendre comme il se doit la question des haplogroupes des différentes populations humaines. Mieux lorsque l'on se réfère à l'étude originale de P.A. Underhill et al (2001) [1] dont est issue cette carte on s'aperçoit que le dit Richard D. Fuerle l'a sorti de son contexte en omettant le diagramme qui va avec (voir image ci-dessous)!

Ci-dessus la carte issus de l’étude de Underhill et al (2001) [1], accompagné comme il se doit du diagramme qu’a (volontairement?) omit Richard D. Fuerle. Ce diagramme est un arbre d’apparentement (phylogénétique) des différents haplogroupes du chromosome Y. Si l’on prend l’ensemble des embranchements représentés en couleur olive, on remarque que ces derniers appartiennent à un plus grand embranchement auquel appartient également les haplogroupes de couleur bleu clair. Mais ce dernier embranchement appartient également à un embranchement encore plus vaste réunissant également tous les embranchement de droite (allant de V à X). Mais ce grand embranchement appartient à un embranchement encore plus grand réunissant également les embranchements représentés en bleu foncé. Ce plus grand embranchement étant lui-même un sous-ensemble d’un embranchement encore plus vaste comprenant également les embranchements en rouge tout à gauche du diagramme.

Une fois la carte de répartition des haplogroupes remise dans son contexte on remarque que les divers embranchements sont des sous-ensembles d’embranchements plus vastes. Nous obtenons donc un véritable dendrogramme dont les embranchements les plus basaux ainsi que la localisation de ces derniers, peuvent nous permettre d’estimer l’origine géographique probable du dernier ancêtre patrilinéaire commun aussi parfois appelé «Adam chromosomique». Le but étant donc de savoir où s’enracine l’arbre en question.

Mais vu que tu ne comprends probablement toujours pas le Schmilblick mon très cher Meng Hu, je te conseille de te référer à ce message où j’explique plus en détail la manière dont on définit les haplogroupes du chromosome Y et quels enseignements peuvent-être tirés de ces derniers.

Et c’est d’ailleurs en lisant le message en question que tu t’apercevras que la carte cité par Richard D. Fuerle, montre exactement le contraire de ce que celui-ci prétend! Car les haplogroupes en rouges et en bleu sont les plus basaux de l’arbre d’apparentement des haplogroupes. Cela signifie que l’arbre s’enracine en Afrique et que l’ensemble des haplogroupes non-africains témoignent en réalité de migrations en provenance du continent africain. De plus nous parlons de sorties relativement récentes. Par exemple l’embranchement contenant l’ensemble des haplogroupes à l’exception des haplogroupes rouges tout à gauche, représente à lui seule l’haplogroupe BT. Si l’on se réfère à une estimation ancienne attribuée à cet haplogroupe, nous avons une date de 75'000 ans Cruciani et al (2011) [2]. Et donc cet haplogroupe BT s’enracinant clairement sur le continent africain, celui-ci témoigne donc de sorties d’Afrique largement plus récentes qu’il y a 75'000 ans!


Distribution hiérarchique des haplogroupes. Les embranchements (haplogroupes) A, A1a-T, A2-T, et BT, s’enracinent clairement sur le continent Africain. Certains pensent que l’haplogroupe DE aurait pu apparaitre en Eurasie suite à une première sortie du continent africain (sortie qui aurait eu lieu il y a moins de 100'000 ans) puis se serait répandu en Afrique suite à un retour sur le continent africain de certaines de ces populations humaines. Selon ce dernier scénario l’haplogroupe E, très commun en Afrique, serait donc le fruit d’importants «retours» sur le continent africain de populations humaines dont les ancêtres avaient récemment quitté ce dernier. Ce scénario est tout à fait plausible. Cependant le scénario le plus parcimonieux et que l’haplogroupe DE soit apparu en Afrique (voir mon message consacré aux haplogroupes du chromosome Y).

Note mon Meng Hu, l’haplogroupe E c’est l’haplogroupe couleur olive représenté sur la carte de répartition géographique des haplogroupes que tu avais commenté. Et c’est via cette carte qui montre la répartition de l’haplogroupe E, que Richard D. Fuerle (et toi-même) affirme que les africains n’auraient jamais quitté leur continent autrement qu’en tant qu’esclaves importés de force en Eurasie.

La débilité de l’affirmation de Richard D. Fuerle, est donc ici maximale sachant que l’haplogroupe E, à l’instar des divers haplogroupes eurasiatiques, sont tous des sous-ensembles d’haplogroupes plus vastes (par exemple de l’haplogroupe BT largement plus récent que 100'000 ans) et s’enracinant en Afrique.

Par ailleurs le plus croustillant c’est quand dans la section IV du «dossier» que tu as consacré aux immondices idées de Richard D. Fuerle sur ton blog tu cites des publications dont tu ne captes manifestement que pouic! En effet dans cette section IV tu cites trois extraits d’article sensés validés une «origine eurasiatique» des Khoisans et probablement par là-même constitué un élément de preuve à la déjection thèse «Out of Eurasia» de Richard D. Fuerle. Seulement voilà il y a deux bouffonneries problèmes majeurs dans cette «présentation».

Premièrement le fait que les Bushmen puissent être issus d’un mélange entre des populations humaines restées en Afrique et d’autres effectuant un retour en Afrique depuis le Proche-Orient, n’est pas un élément de preuve de la chiure théorie «Out of Eurasia» telle que présentée par Richard D. Fuerle, sachant que l’on parle simplement ici, au mieux, de populations humaines relativement récemment sortie d’Afrique qui y seraient retournés en se mélangeant avec des Homo sapiens qui eux n’ont pas quitté le continent africain.

Deuxièmement mon Meng Hu, force est de constater que tu ne comprends pas ou pire encore, ne lis pas les sources que tu cites. Démonstration avec les extraits suivants que tu as posté…..

Phylogeographic analyses suggest that a large component of the present Khoisan gene pool is eastern African in origin and that Asia was the source of a back migration to sub-Saharan Africa [...] sub-Saharan Africa is represented by a set of chromosomes that harbors the M207 and M173 mutations [...] The last scenario, that of a back migration from Asia to Africa, currently appears to be by far the most plausible. This is because most of the M9 haplotypes (the majority of group VII and VIII lineages, as well as some group IX and X lineages reported by Underhill et al. [2000]) have been observed only in Asia. Moreover, this possibility appears to be further supported by the recent finding of the UTY2+/M173- intermediate haplotype (Karafet et al. 2001) in central and northeastern Asia (the UTY2 marker in the study by Karafet et al. [2001] corresponds to M207 in the present study). (Cruciani et al., 2002)

Tu sais Meng Hu quand on en arrive à ne capter le quart du tiers d’une publication scientifique (ici une publication de Fulvio Cruciani et al (2002) [3]), il est préférable de s’abstenir de la citer comme démonstration de son point de vue! Dans cette citation tu as en effet coupé et mis ensemble divers extraits qui ne traitent pas directement de la même chose. En effet la première phrase que tu cites est issue de l'abstract et concerne de précédentes études émettant l’hypothèse qu’une partie des ancêtres des Khoisans auraient été des populations d’homme modernes ayant effectués une migration retour en Afrique depuis le Proche-Orient. Mais les autres extraits (issue de la même étude) que tu as cité ci-dessus, ne concernent pas les Khoisans! En effet les extraits sur les mutations M207 (UTY2) et M173 concernent en réalité un haplogroupe que l’on nomme aujourd’hui Haplogroupe R et plus spécifiquement Haplogroupe R1. Et l’étude que tu cites, explique clairement que cet haplogroupe se trouve fréquemment dans une région aux alentours du Nord du Cameroun et non pas chez les Khoisans! De plus l’haplogroupe R est relativement récent (largement plus récent que 50'000 ans) et donc sa présence dans la région traduit simplement des vagues migratoires récentes largement ultérieures à l’apparition de l’homme moderne, dont les haplogroupes plus anciens nous montrent des sorties d’Afrique des populations d’homme modernes.

Mais le plus amusant est qu’après avoir cité cette source sans la comprendre tu en cites à nouveau une autre que tu présentes toujours dans le cadre de la «démonstration» d’une origine asiatique des Khoisans…..

… the possibility that YAP haplotype 3 originated in Asia and migrated to Africa. This hypothesis is supported by the finding of high frequencies of haplotype 3 in some Asian populations (i.e., ~ 50% in Tibet) and by the observation of higher levels of diversity (based on the number and frequency of alleles at the DYS19 microsatellite locus) associated with Asian versus African haplotype 3 chromosomes. Because YAP haplotypes 4 and 5 evolved from haplotype 3 and account for the majority of Y chromosomes in Africa (table 1), this hypothesis implies a substantial Asian contribution to the African paternal gene pool (Hammer et al. 1997). (Altheide & Hammer, 1997)

Là c’est sûr et certain Meng Hu, ni toi ni Richard D. Fuerle ne captez quoi que ce soit de la thématique que vous abordez! Car voilà le présent article de Altheide & Hammer, (1997) [4] est contredite par l’étude de Fulvio Cruciani et al (2002) [3] que tu avais cité juste avant. En effet dans l’étude de Fulvio Cruciani et al (2002) [3] on peut lire ceci:
An ancient human back migration from Asia to Africa had already been proposed by Altheide and Hammer (1997) and Hammer et al. (1998, 2001), on the basis of nested cladistic analysis of Y-chromosome data. They suggested that the presence of YAP_ chromosomes in Africa was due to such an event, but this has recently been questioned by Underhill et al. (2001b) and Underhill and Roseman (2001), primarily on the basis of the Asian-specific YAP_ subclade that neutralizes the previous phylogenetic inferences. Thus, the only evidence of a migration from Asia to sub-Saharan Africa that is fully supported by Y-chromosome data relies, at least for the moment, on the finding of haplogroup IX chromosomes in Cameroon. (Cruciani et al., 2002)

Comment expliquer une telle omission de ta part et de celle de Richard D. Fuerle mon cher Meng Hu? Entre la malhonnêteté et la stupidité mon cœur balance…..

Et cela en ajoutant que la mutation YAP définit en réalité l’haplogroupe DE dont l’un des sous-haplogroupe n’est autre que l’haplogroupe E. Or tu te souviens Meng Hu, l’haplogroupe E c’est l’haplogroupe représenté en «couleur olive» dont tu affirmais que la répartition prouvait une absence de migration des africains hors d’Afrique autrement qu’en tant qu’esclaves déportés de force. Or sans le savoir tu balances une référence qui stipule que l’haplogroupe DE et de ce fait l’haplpogroupe E, serait orignaire d’Asie….. Bref Richard D. Fuerle et toi-même vous enfoncez dans des auto-contradictions et incohérences pour le moins énormes. Preuve mon cher Meng Hu que tu ne lis pas les références ou que tu ne piges strictement rien aux références auxquelles tu te réfères!

Mais surtout que l’origine géographique de la mutation YAP soit africaine ou asiatique cela ne change rien au fait que l’arbre phylogénétique du chromosome Y montre clairement une expansion humaine hors d’Afrique il y a moins de 100'000 ans! L’haplogroupe DE définit par la mutation YAP n’en demeurant pas moins un sous-ensemble d’haplogroupes plus vastes enracinés en Afrique. Tout cela étant donc en réalité et en dépit des délires de Richard D- Fuerle, une démonstration d’une expansion de l’homme moderne à travers le monde à partir du continent africain!

Et ce genre de conneries de ta part Meng Hu est d'autant plus croustillante lorsque l'on sait que tu reproches à d'autres de ne pas lire les sources du dénommé Richard D. Fuerle.

Sérieusement, vos posts me renforcent dans l’idée que vous n’avez pas lu le livre et la centaine de références citées, ni même les sections 1 et 2 contrairement à ce que vous prétendez. Je fatigue. Diable, que vais-je faire de vous ? Meng Hu

Arf, arf, arf, et donc mon Meng Hu que dois-je déduire concernant ta petite personne? Que tu n'es même pas foutu de capter les références que tu cites? Ou alors pire que tu ne les lis pas toi-même? En tout cas merci de confirmer que tu n'es qu'un imbécile inconséquent qui reproches à d'autres une stupidité dont tu fais toi-même preuve à tour de bras!

Et donc voici un bon conseil Meng Hu, avant de jouer le petits donneurs de leçons suffisants commence par te trouver un cerveau en état de marche car le tient est de toute évidence périmé et/ou hors service. Après et seulement après tu comprendras peut-être pourquoi la sélection de publications à dessein (ici à dessein idéologique et plus exactement raciste) est une stratégie aussi idiote que malhonnête sur le plan intellectuel (c’est d’ailleurs également la stratégie favorite des créationnistes).

Il faut dire que le résultat de pareille «démarche» est toujours le même à savoir un patchwork d’affirmation fallacieuses, s’appuyant sur des extraits de publications qui sont soit boiteuses (et ce n’est pas cela qui manque en Science), ou alors soit correctes, mais non comprises par la tête de nœud qui en citent des extraits qui sorties de leur contexte, entrent dans la catégorie «Quote Mining». Richard Fuerle et donc toi-même Meng Hu, entrant tous deux dans cette dernière.

Mais donc Meng Hu comment expliquer pareilles faussetés, auto-contradictions et démonstrations d’ignorance dans les textes de Richard D. Fuerle? Comment peux-tu toi-même faire preuve de pareille stupidité en retranscrivant ceux-ci?

La réponse à cette dernière question est évidente pour toute personne qui sait distinguer un texte scientifique d’un ramassis de conneries idéologiques! En effet qui serait assez con à part quelques gogols comme Meng Hu pour prendre comme référence scientifique un texte où l’on peut lire ceci?

Today, white men in the military fight all over the world, but they do not fight for the one thing that is most important to the survival of their kind – who impregnates their women. They not only condone the impregnation of white women by other races, they not only facilitate it, they actually celebrate it! Richard D. Fuerle

Putain j'ai vraiment failli m'étrangler de rire en lisant cette prose. On parie combien que la tension du dénommé Richard D. Fuerle monte dangereusement lorsqu’il croise une jolie blonde accompagnée d’un noir?

Mais donc je ne vais quand même pas commenter l’ensemble des inepties racistes venant de crétins décérébrés même pas foutus de capter les publications auxquelles ils se réfèrent (et encore je pars de l’idée généreuse voulant qu’ils aient lu les dites publications). Ainsi Meng Hu pour l’ensemble tes inepties racistes tels que celle-ci…
Le bien le plus précieux que les blancs possèdent, c’est leur génome. Ils peuvent perdre des territoires et des richesses, mais si leur génome est intact, ils peuvent survivre et récupérer tout ce qu’ils ont perdu. Si leur génome est souillé, il n’y a plus de retour possible. Meng Hu
...je me contenterai de te répondre par ceci...


Références:

[1] P.A. Underhill et al (2001), The phylogeography of Y chromosome binary haplotypes and the origins of modern human populations, Annals of Human Genetics

[2] Fulvio Cruciani et al (2011), A Revised Root for the Human Y Chromosomal Phylogenetic Tree: The Origin of Patrilineal Diversity in Africa, American Journal of Human Genetics

[3] Fulvio Cruciani et al (2002), A Back Migration from Asia to Sub-Saharan Africa Is Supported by High-Resolution Analysis of Human Y-Chromosome Haplotypes, American Journal of Human Genetics

[4] T K Altheide and M F Hammer (1997), Evidence for a possible Asian origin of YAP+ Y chromosomes, American journal of Human Genetics