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samedi 16 mars 2013

Intelligence, héritabilité et plasticité cérébrale


Si vous avez suivi la semaine thématique sur le cerveau proposé par le C@fé des Sciences. Vous aurez peut-être noté que notre cerveau s’avère fortement malléable à certains facteurs environnementaux. Ainsi il semble que l’allaitement ait un effet important sur le développement ultérieur de certaines capacités cognitives! Néanmoins certains soulignent (en parti à juste titre) que notre intelligence serait également fortement héréditaire. Pour déterminer l’héritabilité de l’intelligence ils utilisent généralement les études sur les jumeaux, voir même plus récemment la méthode dite «Genome-wide association studies» ou GWAS (cette dernière méthode étant arrivé à une estimation de l’héritabilité de l'intelligence tournant autour des 50%) [1]. Et de manière plus précise, comme mesure de l’intelligence, ces études utilisent bien évidemment les tests de QI. Même si certains peuvent pointer à juste titre les limites des tests de QI ainsi que le fait que certains chercheurs aient utilisé et interprété ces tests n’importe comment. Mais donc dans le présent billet nous allons dans un premier temps partir du principe que les études ayant tentées de contrôler au mieux les variables environnementales pour ensuite prendre parti pour une thèse «héréditariste» (comme les appelle communément certains), les ont effectivement bien contrôlé. Ainsi dans les prochaines lignes j'expose très brièvement en quoi consiste la  position «héréditariste» afin de voir où celle-ci nous mène, puis au final nuancée voir même critiquer dans une certaine mesure la dite hypothèse aux regards de quelques autres faits.

«Le QI est hautement héréditaire et son héritabilité augmente avec l’âge»

Cette assertion est généralement au centre des thèses «héréditaristes». La base de celle-ci est généralement constituée par les études sur les jumeaux. Par exemple prenez deux vrais jumeaux élevés séparément, durant les premières années de leur vie (aux alentours de 7 ans) le QI de nos deux jumeaux aura tendance à être plus ou moins dissemblables en raison des environnements différents dans lesquels ils évoluent. Mais au fur-et-à-mesure que nos deux jumeaux grandissent leur QI s’égaliseront de plus en plus malgré le fait d’être toujours séparés, si bien que généralement une fois adultes nos deux jumeaux auront un donc des QI très semblables (en moyenne seulement car des exceptions existent). Chez les faux jumeaux cette similitude étant bien moindre et donc cela confirmant la haute héritabilité du QI. Mais ce n’est pas tout car il y a une autre dimension très importante souvent invoquée par les partisans de cette position «héréditariste». En effet cette dernière stipule que ce n’est pas tant l’environnement qui explique donc le haut QI des individus (l’environnement aurait un impact très limité), ce serait plutôt le haut QI inné des individus qui expliquerait l’environnement dans lesquels ces derniers évoluent.
Dans nos sociétés modernes,  une personne ayant un patrimoine génétique conférant un haut QI, excellerait dans ses études (les sociétés modernes étant généralement dépeintes comme étant de véritables méritocraties même imparfaites par les partisans de cette thèse), et donc se créeraient eux-mêmes un environnement favorable à un haut QI. Certains partisans de ces thèses allant donc même jusqu’à soutenir que la stratification sociale serait en bonne partie un reflet des inégalités génétiques en matière d’intelligence!

Graphe représentant la supposée augmentation de l'héritabilité QI durant la croissance des individus. Ainsi le QI serait beaucoup plus héritable chez les adultes que chez les enfants. Image tirée de Matt McGue et al (1996). [2]
 
Alors bon pour les quelques lignes qui suivent imaginons que la position «héréditaristes » (même si non-formellement définie) soit vraie, à savoir que les enfants dotés d’un génome favorisant une haute intelligence (ici mesuré par le QI même si la plupart d’entre-vous, êtes déjà au courant des limites importantes des dits tests de QI) se créé eux-même un environnement favorable intellectuellement parlant et non l'inverse! Si, si je vous demande d’adhérer pleinement à cette hypothèse, embrassez cette dernière, roulez-lui une pelle ou mieux encore faites lui l’amour tendrement , vous comprendrez pourquoi! Donc selon la dite hypothèse les enfants dotés d’un génome favorisant une haute intelligence, se créent eux-mêmes un environnement favorable intellectuellement en réussissant bien à l’école et in fine en trouvant des jobs haut placés. Bon maintenant si vous suivez toujours bien la balle des yeux, souvenez-vous de l’héritabilité du QI qui augmente avec l’âge, et mettez en lien cette dernière «donnée» avec l’hypothèse précédemment mentionnée.

C’est bon vous avez pigé le truc?

Bon pour ceux qui roupillent au fond de la classe, on devine ici que l’augmentation de l’héritabilité du QI avec l’âge serait en réalité dût à un véritable effet feedback! C’est simple à comprendre l’enfant qui réussit mieux à l’école dès les premières années de sa scolarité en raison comme on le suppose ici, d’un avantage cognitif quelconque lui-même lié à certaines particularités génétiques (particularité génétique conférant peut-être une meilleure mémoire visuelle ainsi qu’une «bosse des maths»), va dès le départ mieux s’accrocher à ses études, sa facilité le motivant davantage à ces dernières. Et cet investissement plus important consacré à ses études, va lui-même booster certaines capacités cognitives notamment celles favorisant une grande réussite aux tests de QI! Ben oui on remarque que dans cette hypothèse GxE prend la forme d’un gros effet feedback. C’est exactement ce qu’avait souligné Anders Stenberg, dans une récente et intéressante publication [3] où il illustre grossomodo la chose via l’analogie suivante. Imaginez deux jumeaux ayant une forte prédisposition génétique à être dépendant du tabac et/ou à en consommer et/ou à en augmenter la consommation une fois qu’ils ont commencé d’en fumer. Ces deux jumeaux, si vivant tous deux dans un environnement où le tabac est accessible auront de très fortes chances de développer tous deux un cancer du poumon. Dès lors on détectera une forte «héritabilité» chez ces jumeaux pour le cancer du poumon. Mais en réalité cette forte héritabilité du cancer, n’est issue en bonne partie, que de la complexe interaction entre une prédisposition «psychique» et un type d’environnement particulier, à savoir ici un environnement où le tabac est disponible et sa consommation plus ou moins encouragée. Le cancer n’était donc pas une fatalité «innée» chez ces jumeaux car là aussi nous avons une suite d’interactions complexes incluant également un Feedback positif.


Oui parce que par dire que le feedback est  «positif» pour quelque chose dont la conséquence finale est un «cancer», pourrait limite passer pour de l'humour noir!

Dès lors vous l’avez compris on a un petit problème (euphémisme) pour dissocier l’impact de l’environnement de celui des gènes, car après tout quelles «capacités cognitives» ou même comportementales de base faut-il pour avoir beaucoup plus de chance de s’accrocher davantage à ses études et donc ainsi améliorer ses chances de booster son QI au fur et à mesure de sa scolarité? Et à ce titre cela nous amène donc inévitablement aux biais environnementaux.


Les biais sont de retour!

Et donc nous revoilà à tomber dans la complexité que représente l’interaction entre le «substrat génétique» et l’environnement ce qui nous amène inévitablement à nous poser pas mal de questions sur l’interprétation que nous pouvoir de certains résultats ainsi des «biais environnementaux» potentiels! Car bon si les vrais jumeaux étudiés, même si élevés séparément, évoluent dans des environnements sociaux similaires, nous comprenons que l’héritabilité élevé du QI chez les jumeaux en question aura certes une composante génétique mais également une importante composante environnementale indissociable de la première via l’effet feedback précédemment mentionné. Et c’est là que s’ajoutent des biais potentiels pouvant affecter ce type d'étude. Par exemple, comme l’avait souligné le généticien Bertrand Jordan les vrais jumeaux élevés séparément ne sont généralement non seulement pas élevés dans des environnements sociaux différents (en fait même généralement dans des environnements très semblables) mais en plus souvent se connaissent et se sont déjà vu à plusieurs reprises. [4] De plus se pose une autre question, la motivation des jumeaux à participer à ce genre d'étude et l’impact que cette motivation peut avoir dans la parcours de vie respectifs des deux jumeaux en question, notamment s’ils ne tendent pas à faire les mêmes choix et parcours de vie ou tout du moins des parcours très similaires. Pour le cas de la comparaison vrais jumeaux contre faux jumeaux, ces biais ont également un impact possiblement important. [5] Alors certes l’impact génétique peut néanmoins toujours avoir lui aussi un rôle important, mais donc toujours dans le cadre de cet effet feedback, comment être sûr de dissocier sans risque de se planter, l’impact des gènes de celui de l’environnement? Voilà une question difficile à résoudre et si vous ajoutez à cela l’impact de l’épigénétique [6] et l’impact de facteurs environnementaux que l’on pensait pourtant anodin, sur les performances obtenues lors d’un test de QI [7], vous n’arrangez rien quant à la complexité de la thématique! Car souvenez même si le QI est héritable (comme semble le montrer l’étude utilisant les GWAS mentionnée au début du présent article) cela ne veut donc pas dire qu’il ne peut pas être également fortement malléable, l'importante plasticité cérébrale de notre espèce étant largement avéré! Dès lors sans remettre en cause le fait que notre intelligence soit tributaire d'importants facteurs génétiques et même en admettant que les études sur les jumeaux ont permis d'établir l'existence de ces facteurs importants, rien ne permet d'affirmer péremptoirement une proposition voulant que la stratification sociale reflète la distribution d'inégalités génétiques en matière d'intelligence!

Conclusion:

On ne le dira jamais assez l'esprit humain est quelque chose de complexe tout comme la génétique. Dès lors si vous pensez que vous pouvez comprendre de manière simpliste l’intelligence humaine (qui ne se réduit guère aux résultats obtenus aux tests de QI), sa composante génétique et sa distribution entre individus (voir même au sein des diverses populations humaines) via simplement quelques résultats de tests standardisés et quelques statistiques, vous vous fourrez le doigt dans l’œil jusqu’à l’omoplate! C’est pourtant ce que prétendent faire certaines personnes, y compris des psychologues, souvent en ignorant non seulement la complexité que représente pareille thématique du point de vue biologique mais également la complexe toile de fond «sociologique» dans laquelle s’enracine ces questions (comment notre environnement social et culturel impacte notre parcours de vie et donc in fine notre psyché) pour le moins complexes et controversées. Néanmoins vous pouvez donc retenir deux choses, qui au finale ne sont pas surprenantes mais utiles à rappeler à savoir que notre intelligence est à la fois
«héréditaire» (donc en partie déterminée par notre génome) et malléable.

Références:

[2] Matt McGue et al (1996), Behavioral Genetics of Cognitive Ability : A Life-Span Perspective, in Nature, Nurture, and Psychology, Edited by Robert Plomin and Gerald E. McClearn 1996

[3] Anders Stenberg (2012), Interpreting estimates of heritability – A note on the twin decomposition, Economics and Human Biology

[4] Bertrand Jordan (2000), Les imposteurs de la génétique, Éditions du Seuil 2000

[5] Jay Joseph (2002), Twin Studies in Psychiatry and Psychology: Science or Pseudoscience? Psychiatric Quarterly


[7] Andrew J. Elliot et al (2007), Color and psychological functioning the effect of red on performance attainment, Journal of Experimental Psychology

lundi 26 septembre 2011

Pseudoscience racialiste, suite.....

Nouvelle réponse adressée au racialiste répondant au pseudo de darwincwg et qui ne tient toujours pas compte, ni ne comprend les explications qui lui sont fournies.

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Darwincwg, je dois dire que ta mauvaise foi est pour le moins déplorable. Tu ignores les arguments et sources qui te sont adressé pour répéter en boucle les mêmes sophismes dont il a déjà été démontré qu'il s'agit.....de sophismes. De plus dans un de tes commentaires tu as d’abord voulu m’assimiler de façon parfaitement gratuite et mensongère, à un gus qui soutiendrait l’idée d’une hérédité nulle concernant les différences «d’intelligence» entre individus. Lorsque je te rappelle alors que je n’ai jamais nié le fait qu’il existe bien évidemment une influence génétique en matière de psyché entre les individus, tu me réponds ceci.

Aaah... les gènes sont donc responsables des différences intra-raciales observées... mais pas interraciales ? Les africains et les européens, qui ont vécu dans des milieux séparés pendant 100 mille ans, ont les même génotypes intellectuels, en terme qualitatif et de fréquence de gènes ? C'est très vraisemblable dites-moi tout cela, puissamment raisonné. darwincwg

Darwincwg, as-tu simplement ne serait-ce que le quart du tiers de notions élémentaires en matière de génétique des populations, d’hérédité et plus spécifiquement de paléoanthropologie?

Tout d’abord on parle de fréquences alléliques, les allèles étant différentes version de mêmes gènes. Deuxièmement il n’y a pas deux individus (à l’exception des vrais jumeaux) qui ont le même génotype. Et si l’on raisonne en termes de populations tu trouves des différences de fréquences alléliques entre l’Europe du Nord et du Sud, de l’Est et de l’Ouest ou même entre deux pays voisins. Bref les différences de fréquences alléliques ne correspondent pour la plupart pas aux grandes « subdivisions raciales » comme on les appelle parfois, ces dernières étant des virtualités statistiques basées sur des corrélations entre les différentes fréquences de différents allèles de certains gènes (voir par exemple les études utilisant l’indice Fst souvent utilisé en la matière). [1]

Enfin non les africains et les européens n’ont pas vécu séparé depuis 100'000 ans…..Car par exemple le dernier ancêtre masculin commun de l’humanité moderne nous ayant transmis son chromosome Y (le fameux «Adam Chromosomique»), est estimé a bien moins de 100'000 ans. [2] Mais surtout une récente étude montre l’existence de probables flux gènes ayant eu cours entre l’Eurasie et l’Afrique aux alentours d’il y a 40'000 à 20'000 ans seulement! [3]

Dois-je te rappeler que les divergences génétiques entre les populations modernes à travers le monde, malgré les différences en termes de fréquences alléliques existantes, sont bien moindre que les divergences génétiques existantes entre les différentes populations de chimpanzés? [4] [5] [6]


Schéma illustrant les distances génétique mesuré avec l’ADN mitochondrial, entre les populations de différentes espèces. Malgré un échantillonnage plus vaste (811 individus pris sur différents continents), l’on trouve moins de distance génétique entre les différentes populations continentales humaines, qu’entre les différentes sous-populations de chimpanzés ou de gorille pourtant présentes sur le seul continent africain. Cela témoignant de la grande proximité génétique et phylogénétique des populations humaines actuelles. Ces résultats étant confirmé par des études portant sur le génome à proprement parler. Schéma tiré de Pascal Gagneux et al (1999) [7]

Ces mises au point étant faites il reste donc la question des différences «d’intelligence innée» supposées entre les différentes populations humaines actuelles. Chose sur laquelle je reviens plus en détail plus bas dans mon présent message.

Néanmoins je précise déjà que:

1. Il faudrait déjà disposer d’une définition claire de ce qu’est «l’intelligence» qui ne peut certainement pas se réduire aux seuls succès dans les réponses fournies à une série de tests standardisés à savoir les tests de QI.

2. Déterminer que les divergences de QI entre populations s’expliquent réellement de manière prépondérante par des différences de fréquences alléliques et donc contrôler via des protocoles expérimentaux rigoureux, les influences environnementales afin de les dissocier des facteurs génétiques.

Encore une fois j’aborderai plus en détail ces deux points plus bas, références à l’appui cela va de soi.

Mais tout d'abord revenons sur la suite de ta prose darwincwg.

Les différences intellectuelles entre les races sont conséquentes des différents environnements dans lesquels elles ont vécu, avec en particulier l’impact du principal âge de glace (-28000 à -10000) dans l'hémisphère nord exerçant des pressions de sélection pour une plus grande intelligence pour survivre.
Il y eu apparition de mutations pour plus d’intelligence dans les populations nombreuses et soumises au stress du froid et augmentation progressive par sélection naturelle des fréquences des gènes pour une plus haute intelligence. darwincwg

Ta présente prose darwincwg prouve encore une fois tes profondes lacunes en matière de biologie de l’évolution et d’évolution humaine en particulier.

1. Les mutations n’apparaissent pas en fonction de l’environnement mais indépendamment de celui-ci, les mutations se produisant de manière aléatoire. Seule la sélection est susceptibles de favorisé telle ou telle mutation c’est-à-dire de sa fixation au sein d’une population. De plus la sélection n’est pas seule à entrer en jeu la dérive génétique a également une grande importance dans la fixation ou non de certains allèles et donc l’évolution des populations.

2. Rien ne prouve que les peuplades vivant plus au Sud n’ont pas eu des pressions sélectives moins moins importantes que les peuplades vivant dans les climats froids, et susceptibles de favoriser les individus les plus «intelligents» (quoi qu’il faudrait encore une fois déjà préciser ce que l’on entend exactement par-là). Les forêts tropicales comprennent divers dangers et sont propices à bon nombre de maladies De plus pendant la glaciation une bonne partie du continent africain connu une intense désertification avec à la clef raréfaction des ressources et donc nécessité de s’adapter.

3. Si le climat froid génère réellement une plus grande «intelligence» comment expliquer le cas de l’homme de Neandertal? Neandertal ayant disparu suite à l’arrivé de l’homme moderne en Europe!

On sait que les premiers hommes modernes arrivés en Europe venaient de latitudes plus méridionales. La morphologie des premiers européens modernes se caractérisait par exemple par des membres plus longs par apport au tronc que la moyenne des européens actuels (là où les populations tropicales conservent en moyenne ces proportions de type «tropicale»). [8] Pourtant ces hommes modernes venus de climats plus chauds portaient avec eux des innovations culturelles que n’avaient jamais accomplis les Néanderthaliens [9] malgré des dizaines de milliers d’années de présence en Europe c’est-à-dire dans un climat plus froid. Et pire encore Neandertal disparu peu à peu laissant la place à Homo sapiens sapiens. Étrange car selon la thèse de Richard Lynn (oui darwincwg tes sources je les connais) cela devrait être exactement le contraire, Néanderthal soumis au climat plus rude aurait dut surpasser intellectuellement, culturellement et donc techniquement les Homo sapiens issu de climats plus chauds, ce qui ne faut absolument pas le cas!

Mais Richard Lynn ne s’embarrasse bien évidemment pas de prendre ne compte les faiblesses de ses thèses rendant donc toutes ses déductions racialistes bancales!

Les différences de QI entre les races expliquent les différences dans la capacité à faire la transition néolithique de chasse-cueillette à l'agriculture sédentaire, la construction des premières civilisations et le développement des civilisations matures durant les deux mille dernières années. La position des environnementalistes qui prétendent que depuis son apparition il y a 200000 ans, les hommes, séparés par des barrières géographiques dans différentes parties du monde, ont évolué en une dizaine de races différentes avec des différences marquées dans la morphologie génétique, les groupes sanguins, et l'incidence des maladies génétiques et pourtant auraient les mêmes génotypes pour l’intelligence, est si improbable que ceux qui l'avance doivent être totalement ignorants des principes fondamentaux de la biologie évolutive ou avoir un agenda politique pour nier de cette manière l'importance de la race. Ou les deux. darwincwg

J’imagine que tu disposes des mesures de QI des peuplades du Néolithique pour affirmer une telle chose…..Ah non c’est juste tu te réfères bêtement aux thèses de Richard Lynn qui ne contiennent bien évidemment aucune donnée concrète en la matière en plus de partir du postulat que l’intelligence peut se mesurer à l’aide de tests standardisés ne prenant même pas en compte l’ensemble des manifestations de la psyché pouvant être rangées dans le label «intelligence». Concernant les innovations ayant eu cours durant le Néolithiques Richard Lynn ignore par ailleurs les divers facteurs géographiques et environnementaux susceptibles d’expliquer les différences dans le développement des société ainsi que le fait que des peuplades d’Afrique noires avaient également développé agricultures et métallurgie bien avant notre ère. [10]

Autre point important, les caractéristiques telles que les différences de fréquences en matière de groupes sanguins et de maladies génétiques, ne définissent pas des «races» sauf à considérer comme formant une «race» n’importe quelle population différant en matière de fréquences alléliques par apport à une autre….. Auquel car les basques devraient alors être considéré comme étant une «race»! Et pour les différences morphologiques ce n’est non plus pas forcément aussi évident que de s’en servir pour s’adonner à des classifications raciales.

Même les différences phénotypiques visibles peuvent induire en erreur en matière de classification raciale.

Le dernier point étant que ce que tu appelles l’«intelligence» n’est pas formellement défini. Le mot «intelligence» lui-même étant un terme générique comprenant en réalité diverses manifestations complexes de notre psyché! C’est d’ailleurs là que Richard Lynn et autres dogmaticiens du QI se fourvoient gravement. Ce qu’on appelle l’intelligence englobes divers capacités cognitives, qui individuellement pour certaines pourraient être considéré comme étant des phénotypes, mais qui même individuellement sont tributaire de multiples gènes, de facteurs environnementaux et mêmes souvent d’autres capacités cognitives. C’est ainsi par exemple que des chercheurs ont remarqué qu’en entrainant sa mémoire, l’on augmente son «intelligence fluide» alors que la mémoire est sensée être indépendante de cette dernière. [11] Par ailleurs je le répète pour que cela soit clair, le plus grave étant que les tests de QI ne prennent de loin pas en compte l’ensemble des aptitudes cognitives susceptibles d’être rangées sous le label «intelligence».

Cette non prise en compte de manifestations cognitives importantes par les tests de QI ainsi que la complexité de notre psyché, des divers gènes et interactions de gènes entrant en compte ainsi que la manière exacte dont l’environnement peut modifier la dite psyché, ne sont bien évidemment pas envisagés par Richard Lynn!

Or sans envisager ces points et sans vraiment démêler la complexité de la psyché, l’affirmation de Richard Lynn selon laquelle les différences de QI entre populations évoluant dans des environnements sensiblement différents, prouvent une différence innée en matière d’intelligence, entre ces même populations, demeure une affirmation parfaitement gratuite!

En fait la notion même d’«intelligence» n’étant pas formellement définie on ne peut guère la quantifier avec un test standardisé qui aurait une portée universelle sans possible biais d’ordre social ou si tu préfères «anthropologique».

Aujourd’hui l’on est certes capable d’identifier l’influence probable que peuvent avoir certains allèles individuels sur certaines capacités, et encore de manière limité. Récemment l’on a été capable de faire une corrélation entre divers SNPs et des résultats à des «tests d’intelligence» en limitant au mieux, mais pas entièrement, les biais environnementaux. Mais on ignore quels sont les influences respectives de ces divers SNPs et de leurs interactions sur la psyché.

Enfin concernant les différences moyennes en matière de QI entre des populations évoluant dans des environnements sociaux différents il n’existe pas de démonstration en génétique montrant que les différences de moyennes sont d’origine génétiques. Et pour cause il n’existe pas de moyens de contrôler les variables environnementales pour les exclure et isolés les influences génétiques! Et le fait que la psyché est très malléable au contexte environnemental, c’est-à-dire social, éducatif et familial, rend pareil contrôle quasiment impossible.

J’avais déjà eu l’occasion dans ce message, d’expliquer comment en biologie on procède pour isoler les variables environnementales influant sur une population d’organismes, afin de déterminer l’influence du génome dans des variations phénotypiques très sensibles aux fluctuations environnementales (c’est-à-dire pouvant variés de façon importante en fonction de l’environnement, on parle alors d’une forte plasticité phénotypique). Pour cela on contrôle de manière stricte l’environnement de l’organisme et hormis l’échantillonnage qui se doit d’être important, l’on réitère si possible l’expérience avec plusieurs générations d’organismes toujours dans un environnement strictement contrôlé. [12]

Or aucune démonstration de cette rigueur n’existe dans la littérature «racialistes», les enfants noirs adoptés par les blancs ne respectant pas les critères de rigueurs requis car laissant paraître plusieurs biais potentiels. Et auxquels on peut opposer certaines données contradictoires. [13] Et le tout en ignorant le fait que bon nombre de psychologues mettent en garde contre l’usage non-contextualisé des tests de QI qui ne constitue pas un bête échelonnage du niveau d’intelligence quoi qu’en dise les Richard Lynn et compagnie. [14] [15]

Ainsi avec «l’intelligence» on se retrouve avec un problème non-résolu bien que l’on puisse cependant déjà déterminer quelques points intéressants.

Car par exemple même en admettant des différences de fréquences alléliques sensibles entre populations concernant des allèles impliquant des différences innées pour telle ou telle capacité cognitives, à quel point ces différences peuvent-elles exacerbées et/ou effacées par les facteurs environnementaux affectant également les capacités en question?

Pour répondre reprenons l’exemple d’un milieu institutionnalisé on constate que les enfants noirs ont en moyenne un QI plus élevé que les blancs [16] je pourrais en déduire que génétiquement les enfants noirs ont un avantage pour les capacités cognitives mesurés par les tests de QI! À cela tu me répondras sans doute que plein d’autres données statistiques montrent le contraire. Mais si aucune de tes données n’ont été faites en maîtrisant de manière stricte les variables environnementales, alors tu n’as guère de démonstration montrant que les enfants noirs ont un désavantage génétique, tout au plus mets-tu en doute mon affirmation selon laquelle les noirs auraient un avantage. Car tout ce que l’on est donc parvenu à montrer c’est que l’influence de l’environnement sur la moyenne des populations, détermine de manière très importante la moyenne de QI des populations! Elle l’influence bien plus que le font d’éventuelles différences en matière de fréquence d’allèles impliqués dans certaines capacités cognitives mesurées par le QI! À ce titre fie toi à ce sympathique article de Ned Block [15] qui devrait t’éclairer plus en détail sur la question de l’héritabilité! À ce titre voici un extrait de l'article en question qui devrait te faire réfléchir.

Supposez que vous achetiez un sachet de graines de maïs ordinaire. Vous en faites pousser une poignée dans un environnement bien contrôlé, où toutes les graines reçoivent la même lumière et la même solution nutritive. Les plants de maïs vont varier en hauteur. Comme l'environnement est le même pour tous, l'héritabilité - telle que définie plus haut - de la taille des plants sera de 100 %. Prenez maintenant une poignée du même sachet, et faites pousser les graines dans un environnement tout aussi uniforme, mais cette fois avec une solution nutritive insuffisante. Vous aurez à nouveau une variation de la taille de vos plants, mais tous seront rabougris. L'héritabilité de la hauteur des plants de maïs dans ce deuxième groupe est à nouveau de 100 %. Malgré une héritabilité de 100 % dans chaque groupe, la différence de taille entre les deux groupes est due entièrement à l'environnement. Ned Block [15]

Tous ces rappels darwincwg devant te permettre à présent de comprendre pourquoi, même en admettant l'importance de facteur génétiques dans les différences de QI d’un individu à l’autre, cela n’exclue de loin pas que les différence inter-population aient des causalités environnementales! Et cela d’autant plus que l’étude publié récemment dans la revue «Nature» corrélant les différences individuelles dans les résultats de QI et certains SNPs, n’arrive, pour les différences entre individus, qu'à une estimation d’environ 50% pour la contribution des polymorphismes génétiques. Et cela encore une fois en se limitant qui plus est aux seuls tests de QI, c’est-à-dire sans prendre en compte l’ensemble des manifestations de la psyché et de leurs interactions composant ce qu’on appelle communément «l’intelligence».

Ces rappels en matière de biologie, de méthodologie, d’hérédité et de psyché devraient te pousser à t’interroger sérieusement sur la crédibilité de Richard Lynn et des autres racialistes. Car considérer le QI comme un banal phénotype, affirmer pouvoir mesurer «l’intelligence» avec un seul chiffre sur une échelle unique tout en n’amenant aucune démonstration génétique sérieuse soutenant que les différences moyenne de QI entre populations sont d’origine génétiques, et étendre ces spéculations à la préhistoire humaine où les données et démonstrations sont encore moindres, c’est tout simplement de la charlatanerie!

Et cela devrait également te pousser à remettre sérieusement en question tes accusations à l’encontre de ceux qui rejettent les thèses racialistes pour ce qu’elles sont à savoir de la merde en barre!. Tu accuses en effet tes contradicteurs d’avoir un agenda idéologique et politique, sans même te demander si tes sources (Rushton, Jensen, Lynn et compagnie) ne pourraient pas elles aussi avoir le leur…..C’est amusant lorsque l’on sait que, par exemple que John Philippe Rushton est à la tête d’une organisation fondé par Wickliffe Preston Draper, dont les sympathies pour le régime nazi ne sont guère un secret et dont l’organisation avait clairement des objectifs idéologiques racistes et eugénistes…..Étrange car aujourd’hui cette même organisation est toujours centrée sur la question de la «race» et semble être totalement autiste aux faiblesses des thèses qu’elle défend…..

Aussi darwincwg, je t’invite à te renseigner davantage en matière d’hérédité, de génétique des populations, de biologie de l’évolution et de paléoanthropologie via des sources autres que l’équipe de joyeux drilles racialistes auxquels tu te réfères. Car vois-tu si les thèses racialistes de Rushton, Jensen, Lynn et compagnie ne sont pas considérés comme pertinentes par la majorité des anthropologues et des biologistes ce n’est pas pour des raisons politiques mais bel et bien pour le manque total de bases et de rigueur scientifiques des thèses en question.
En espérant que tu tiendras cette fois-ci des arguments qui te sont présenté comme il se doit.

À bon entendeur!

Salut!

Références:

[1] Bertrand Jordan (2008), L’humanité au pluriel, Éditions du Seuil 2008

[2] Peter A. Underhill et al (2000), Y chromosome sequence variation and the history of human populations, Nature

[3] Heng Li and Richard Durbin (2011), Inference of human population history from individual whole-genome sequences, Nature

[4] Henrik Kaessmann Victor Wiebe and Svante Pääbo (1999), Extensive Nuclear DNA Sequence Diversity Among Chimpanzees, Science

[5] Anne C. Stone et al (2002), High levels of Y-chromosome nucleotide diversity in the genus Pan, Proceedings of the National Academy of Sciences

[6] Anne Fischer et al (2003), Evidence for a Complex Demographic History of Chimpanzees, Molecular Biology and Evolution

[7] Pascal gagneux et al (1999), Mitochondrial sequences show diverse evolutionary histories of African hominoids, Proceedings of the National Academy of Sciences

[8] Jean-Jacques Hublin et Bernard Seytre (2008), Quand d’autres hommes peuplaient la Terre, Éditions Flammarion 2008

[9] Michael Bolus et Nicholas Conard (2011), Les débuts de la culture en Europe, Pour La Science, numéro 407 -Septembre 2011

[10] Jared Diamond (1992), De l'inégalité parmi les sociétés, Éditions Gallimard 1997

[11] Susanne M. Jaeggi et al (2008), Improving fluid intelligence with training on working memory, Proceedings of the National Academy of Sciences

[12] T. Steinger, P. Haldimann, K . A. Leiss and H. Müller–Schärer (2002), Does natural selection promote population divergence? A comparative analysis of population structure using amplified fragment length polymorphism markers and quantitative traits, Molecular Ecology

[13] Willerman, L., Naylor, A. F., & Myrianthopoulos, N. C. (1974), Intellectual development of children from interracial matings: Performance in infancy and at 4 years, Behavior Genetics

[14] Un plaidoyer et une mise en garde contre le QI, Le Journal des Psychologues, numéro 230 – septembre 2005

[15] Ned Block, Race, gènes et QI, La Recherche

[16] Barbara Tizard et al (1972), Environmental Effects on Language Development: A Study of Young Children in Long-Stay Residential Nurseries, Institute of Education, University of London

vendredi 16 septembre 2011

Réponse à un racialiste

Récemment un commentaire pour le moins «étrange» (doux euphémisme) a été posté par une personne répondant au pseudo de darwincwg suite à mon article intitulé Race & Intelligence ou la Pseudoscience Scatologique. Pour rappel cet article était une réfutation des âneries racialistes voulant que l’on ait prouvé l’infériorité intellectuelles de certaines populations par apport à d’autres via les moyennes de QI. Or l’auteur du présent commentaire adhérant lui-même aux inepties racialistes a ainsi voulu exprimé son désaccord. Problème son commentaire ne fait que confirmer le caractère inepte du racialisme auquel il adhère.

À ce titre je réponds ci-dessous plus en détail au commentaire de darwincwg. Mais je me demande si l’intéressé lira ma présente réponse compte-tenu du fait qu’il ne semble même pas avoir tenu compte des divers arguments du message qu’il a commenté. Toujours est-il que malgré cela je réponds au commentaire en question de la manière la plus courtoise possible et cela malgré le torrent de conneries racialistes que le dit commentaire essaie de faire passer pour des vérités scientifiques.

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Salut darwincwg.

Avoir des commentaires opposé aux messages de mon blogs est une bonne chose, mais encore faut-il que les commentaires en question tiennent compte des messages qu’ils sont sensé commenté. Ce qui n’est hélas absolument pas le cas de ton commentaire, n’amenant même pas un quart d’ongle à ronger en matière d’argumentation. Quant aux sites auxquels tu te réfères, eh bien, ils sont d’une stupidité affligeante et encore je suis gentil!

Mais entrons dans le vif du sujet en revenant plus en détails sur tes propos.

L'auteur de ce blog est bien évidemment un idéologue qui prend ses désirs d'égalité pour des réalités, c'est flagrant. darwincwg

Ton commentaire commence mal à savoir avec une vulgaire attaque ad hominem ignorant totalement l’avant-propos que j’avais adressé dans mon message que tu prétends commenté. Ta présente affirmation à mon encontre est donc aussi déplacé que gratuite en plus de n’adressé aucun des arguments que j’ai présenté dans mon message.


Les noirs sont génétiquement plus proches des homo erectus, considérez-vous les homo erectus comme pareillement doués cognitivement que les européens ? Je ne sais pas... peut-être mais dans ce cas je pense que c'est vous qui avez quelques problèmes intellectuels. darwincwg

Puis-je savoir mon cher darwincwg où as-tu été pêché l’affirmation selon laquelle les noirs seraient génétiquement plus proche d’Homo erectus que les non-noirs? Avez-vous une étude scientifique sérieuse à nous proposer permettant d’affirmer sans sourciller une telle chose?

La vérité mon cher darwincwg c’est que votre présente affirmation ne se base sur strictement que dalle!


En réalité l'idée que les noirs-africains sont plus proches des Homo erectus que les populations européennes et asiatiques a notamment été défendu en 1962 par l'anthropologue Carleton Stevens Coon (voir image ci-dessus). Mais depuis les thèses racialistes de Coon ont été battus en brèche par la génétique et d'autres avancées en paléoanthropologie. Aujourd'hui les spécialistes ont rejeté les thèses de Coon, thèses qui reflétaient d'avantage les préjugés raciaux de ce dernier qu'une quelconque réalité scientifique


J’ai déjà eu l’occasion de revenir dans deux de mes messages précédents à savoir ici et ici, sur les données génétiques existantes concernant les divers populations humaines actuelles, et aucune n’amène de démonstration d’une plus grande proximité génétique des noirs (africains ou non) avec Homo erectus. Et cela d’autant plus que l’ADN d’Homo erectusnous encore inconnu. Enfin non peut-être pas car l’ADN retrouvé chez l’Hominidés de Denisova appartenait peut-être à une forme tardive d’Homo erectus, cependant il se peut qu’il s’agisse également une forme particulière d’Homme de Néanderthal [1]. Toujours est-il que la présence d’ADN issu de la lignée de l’homme de Denisova a été retrouvé chez les Mélanésiens actuels mais pas, tout du moins jusqu’ici, chez les autres populations humaines. [2]

Si on ignore jusqu'ici l'identité réelle de l'Hominidé de Denisova. Était-ce une forme particulière d'Homo erectus ou de l'Homme de Néanderthal? Les deux sont possibles. Toujours est-il que cet lignée d'Hominidés a légué une partie de son génome aux population mélanésiennes actuelles. Mais donc pas aux noirs-africains

Mais surtout l’on a également retrouvé l’ADN avéré de Néanderthaliens. Le truc c’est que cette ADN néanderthaliens n’a jusqu’ici été retrouvé que chez les populations non-africaines, blancs-européens compris et non pas chez les noirs-africains analysés jusqu’ici [3] [4]. Bref techniquement ce sont les eurasiens qui sont génétiquement plus proches d’hominidés archaïques aujourd’hui disparus et non pas les noirs-africains! Bien sûr la trace d’ADN néanderthaliens ou d’autres lignées humaines jusqu’ici disparus n’est pas exclus chez les africains [5] comme cela est par ailleurs déjà avéré chez les non-africains, mais donc aucun paléoanthropologue ou généticien ne peut affirmer ou affirmer que les noirs africains sont génétiquement plus proches d’Homo erectus que le sont les autres populations humaines.


Si il est avéré que les populations non-africaines sont génétiquement plus proches d'au moins certains néanderthaliens. Rien ne permet à ce jour d'affirmer que les africains seraient génétiquement plus proches des Homo erectus, aujourd'hui disparus.


Ce n’est d’ailleurs pas ce qui ressort de l’analyse du génome des différentes populations humaines. Les populations non-africaines formant, en matière de diversité génétique, un «sous-ensemble» d’une diversité génétique essentiellement africaine.



Je constate donc qu’il vous reste énormément à apprendre mon cher darwincwg.

Richard Lynn est le Darwin de notre époque, il est évidemment raciste ou racialiste (Comme Darwin, Voltaire, Nietzsche, Hegel, Montesquieu, Kant et un nombre considérable de prix Nobel décédés ou encore en vie) puisque les races humaines ne sont pas identiques. darwincwg

Richard Lynn est le Darwin de notre époque….. Voilà une affirmation qui a de quoi faire sourire sachant que Richard Lynn n’est même pas un biologiste et est de toute évidence un parfait ignare doublé d’une parfait connard en matière de biologie et d’anthropologie (qu’il s’agisse d’anthropologie physique, sociale ou culturelle). Quand à Charles Darwin oui il avait les préjugés racistes de son époque mais manque de pot ce ne sont pas ses préjugés racistes qui sont passés à la postérité. Quant aux philosophes que tu cites là ils sont totalement hors propos en matière de démonstration biologique ou plus exactement génétiques. Idem pour la référence à des Prix Nobel aux opinions racistes, les opinions racistes de Prix Nobel cités (avec l’exemple de James Watson ci-dessous) ne signifiant pas que ces opinions se basent sur des démonstrations probantes! Or justement les opinions exprimé ne se basent sur strictement que dalle en matière de démonstration scientifique. J’avais d’ailleurs déjà eu l’occasion d’expliquer dans ce message en quoi les racialistes n’ont guère de démonstrations rigoureuses venant appuyer leurs assertions.

L'argument d'autorité ne constitue pas une argumentation valide, techniquement cela ne constitue pas une argument du tout!

M’enfin bon darwincwg, ta présente prose démontre simplement ton ignorance crasse aussi bien ne matière de biologie de l’évolution que d’anthropologie. Le fait que tu ignores les arguments que j’ai présenté dans mon message précédent multiples références à l’appui, au point de n’avoir à y substituer des «arguments d’autorité» ne fait que démontrer le faiblesse de la position défendue par les racialistes.
À ce titre revenons sur la citation de James Watson que tu as posté.

«Il n'y a aucune raison de s'attendre à ce que les capacités intellectuelles de peuples séparés géographiquement dans leur évolution aient évolué de manière identique. Notre volonté de distribuer des pouvoirs intellectuels égaux, comme une sorte de dotation universelle, cette volonté ne sera pas suffisante pour qu'il en soit ainsi.
James Watson, prix Nobel de médecine, «évitez les gens ennuyeux», 2008.

Cette citation est amusante car totalement floue, ne pointant vers rien de concret et donc au final ne nous disant strictement que dalle! Car James Watson nous parle ici de «capacités intellectuelles» répartie inégalement…..soit, mais de quelles «capacités intellectuelles» nous parle-t-il et pourquoi celles-ci se répartiraient inégalement selon lui?

Ah oui c’est vrai pour ce dernier point James Watson soutient que l’inégalité de répartition des capacités qu’il n’a pas nommé, serait d’origine génétique. Problème il n’amène strictement aucune démonstration et omet de dire les nombreuses inconnus existant en matière de psyché et donc de «capacités intellectuelles».

Par exemple la «capacité» à s’orienter dans l’espace peut être considéré à juste titre comme étant une capacité intellectuelle. Elle peut être répartie inégalement d’une population à l’autre mais sans contrôle des variables environnementales et culturelles strictes, on ne peut pas affirmer qu’une inégalité de répartition de cette capacité entre deux populations est d’origine génétique ou environnementale (voir mon message précédent pour plus de détails). Enfin même si une origine génétique était avéré pour cette capacité + quelques autres en matière de différence moyenne entre populations, on ne pourrait pas affirmer que les populations ayant en moyenne des meilleurs capacités concerné ces facultés spécifiques, sont globalement plus intelligentes que les autres, sans avoir mis le doigt sur les diverses manifestations de notre psyché que l’on rangerait sous le label «intelligence».

Si on ajoute à tout cela l’importe énorme que revêt la plasticité cérébral dans bon nombre de manifestations de notre psyché, on est mal barré pour s’adonner à une «quantification» de l’intelligence innée au sein des différentes populations.

Bref les propos de James Watson sont ici parfaitement creux et passent sous silence la complexité d’une question ne pouvant être perçu comme étant un simple problème d’ordre quantitatif comme James Watson à l’air de la soutenir.

Par ailleurs je me souviens darwincwg que tu étais intervenu sur une forme de discussion pour soutenir l’existence de données génétiques soutenant tes dires selon lesquels les noirs-africains seraient génétiquement moins intelligents que les blancs-européens. Permet moi de retranscrire ici une réponse détaillée que j’avais également fournie sur le forum en question.

Gène CHRM2(Chromosome 7) Gain de 6,89 points de Q.I chez les individus porteurs de l'allèle A de rs2061174 dans la population adulte. L’allèle apparait chez 45 pourcent des africains, 80 pourcent des européens et 100 pourcent des est-asiatiques, suivant l’ordre hiérarchique du Q.I. Gène dysbindin-1 (Chromosome 6) Il existerait 6 allèles différents de ce gène. Les différences de fréquences entre les races expliqueraient un tiers des différences intellectuelles entre les noirs et les européens. Un allèle de ce gène montrerait une corrélation particulièrement forte avec le Q.I. Il est présent chez 93 pourcent des est-asiatiques (Chinois et japonais), 82 pourcent des européens et 63 pourcent des africains, ce qui suit l'ordre hiérarchique du Q.I. darwincwg

Commençons par le gène codant la protéine dysbindin-1 à savoir le gène DTNBP1. Ce gène avait retenu l’attention des chercheurs car certaines variantes alléliques de ce gènes pourrait être associé, c’est-à-dire- prédisposer à la schizophrénie. Concernant ce gène les racialistes citent souvent une étude [6] qui a tenté de démontré l’existence d’un lien entre les différentes variantes alléliques de ce même gène et le facteur «g» sensé être une mesure objective de l’intelligence (ce qui n’est pas le cas). Et le moins que l’on puisse dire c’est que l’association entre des allèles particuliers du gène DTNBP1 et les soit disant «mesures d’intelligence» sont pour le moins faibles, car les variations phénotypiques du gène DTNBP1 n’expliquerait qu’environ 3% de variance totale de «g». En ajoutant que selon les auteurs de l’étude, eux-mêmes la manière dont certains allèles du gène DTNBP1 influeraient les capacités cognitives des individus, ne demeure pas claire. Bref nous avons une déduction d’une possible influence de variations particulière d’un gène à partir d’une corrélation faible avec une mesure biaisée de l’intelligence, sans démonstrations de fond. Tout cela rendant d’office débile toute déduction hâtive sur le fait que les différences de fréquence alléliques existant pour ce gène entre les différentes populations humaines soient responsables des différence de QI observé et/ou de supposées différences «d’intelligence» d’une population à l’autre.

Concernant l’autre gène nommé CHRM2 a lui aussi fait l’objet de spéculations en raison de corrélations trouvées entre des variations alléliques particulières ce gène et les résultats de QI, comme toujours des nigauds, racialistes en premiers sautent sur ces corrélations comme si elles faisaient office de preuve concluante. Et là encore ceux qui ont avalé ces déductions bancales ont prouvé en quoi leur attitude est stupide car une récente étude [7] prenant en compte de nouveaux échantillonnages a montré qu’il n’existait pas de lien entre le gène CHRM2 et «l’intelligence».

Au final mon cher darwincwg ces deux exemples sensé montré l’existence de preuves génétiques en faveur de tes thèses, montrent au contraire qu’il n’existe pas de preuves concluantes en faveur des thèses en question. Pire elles montrent la nécessaire prudence dont il faut faire preuve lorsque l’on trouve des corrélations entre certains allèles et certaines caractéristiques de la psyché.

Par ailleurs même en restreignant les variables comportementales corrélées à des variations génétiques, il faut être prudent. En effet par exemple certaines études ont prétendues avoir amené des preuves de l’implication de l’allèle particulier d’un gène dans les comportements suicidaires. Or bien évidemment là aussi d’autres études ont réfuté cette causalité. Par ailleurs une des études en question souligne également le fait que l’on ne peut généralement pas associés un gène à une capacité et/ou comportement.

A l'heure actuelle il n'existe pas de de «gènes suicide» identifiés, il n'y non plus probablement aucun gène unique à trouver comme cause du comportement suicidaire. Au contraire, la génétique du suicide, comme la génétique de toute maladie psychiatrique, serait, au mieux, la conséquence de multiples gènes et de d'interactions complexes de gènes. Par ailleurs, étant donné l'abondance relative des molécules de sérotonine altérée connexes dans le suicide et les absences d'associations avec des polymorphismes du gène candidat. La conclusion la plus probable est que le récepteur et des altérations enzyme trouvée à ce jour sont post-transcriptionnelles et post-traductionnelles et généralement n'impliquent pas de mutations et de polymorphismes génétiques. Penelope A. Lind et al (2009) [7]

Ces mises au points étant faites, je peux à présent revenir sur la dernière partie de ton commentaire où tu nous proposes des liens sensé mené vers de la documentation instructive.

Un excellent résumé de la situation en powerpoint (112 dias) est disponible ici.
http://www.authorstream.com/Presentation/aSGuest109137-1138838-diff-rences-intellectuelles-entre-races/
Il y a également cet excellent site.
http://intelligence.wikeo.be/ darwincwg

Ces documents hélas je l’ai connais déjà mon cher darwincwg. Et franchement le moins que l’on puisse dire c’est qu’ils ne sont guère fiables sur le plan scientifiques. Ces documents étant constitués de citations hors-contexte sur la diversité génétique humaine et d’autres parts de citations d’opinions ou d’études boiteuses fait par des «racialistes» prenant leur postulant de départ comme des réalités.
J’ai déjà eu l’occasion d’ailleurs de réfuter en détails les assertions racialistes en question dans mon message précédent sources à l’appui. Et cela qu’il s’agisse de la réfutation des assertions sur le QI et le facteur «g» sensé être des mesures objective de l’Intelligence avec un grand «I» [8] [9] ou de la réfutation des assertions sur la moindre intelligence des populations d’Afrique subsahariennes en usant des moyennes de QI des populations en question. [11] [12]

Il faut dire que dans le deux cas il s’agit de déductions hâtives faites à partir de corrélations en ignorant bon nombre d’autres données susceptibles d’affectées les dites corrélations en question, il s’agit de la même erreur déductive faites à partir des allèles de certains gènes dont certains ont déduit hâtivement qu’il expliquaient des différences d’intelligences corrélations à l’appui alors que ce n’était pas le cas!

Bref tes sources sont de très mauvaises références scientifiques darwincwg.

Par ailleurs tu es prié à l’avenir d’éviter de donner à d’autres des leçons d’intégrité en matière d’objectivité en m’accusant de faire de l’idéologie alors que toi-même te réfères à des sources de toute évidence biaisé sur le plan idéologique!

Références:

[1] Johannes Krause et al (2010), The complete mitochondrial DNA genome of an unknown hominin from southern Siberia, Nature

[2] David Reich et al (2010), Genetic history of an archaic hominin group from Denisova Cave in Siberia, Nature

[3] Richard E. Green et al (2010), A Draft Sequence of the Neandertal Genome, Science

[4] Vania Yotova et al (2011), An X-linked haplotype of Neandertal origin is present among all non-African populations, Molecular Bioloy and Evolution

[5] Michael F. Hammer et al (2011), Genetic evidence for archaic admixture in Africa, Proceedings of the National Academy of Sciences

[6] Katherine E. Burdick et al (2006), Genetic variation in DTNBP1 influences general cognitive ability, Human Molecular Genetics

[7] Penelope A. Lind et al (2009), No Association Between Cholinergic Muscarinic Receptor 2 (CHRM2) Genetic Variation and Cognitive Abilities in Three Independent Samples, Behavior Genetics

[8] Victoria Arangoa et al (2003), Genetics of the serotonergic system in suicidal behavior, Journal of Psychiatric Research

[9] Susanne M. Jaeggi et al (2006), Improving fluid intelligence with training on working memory, Proceedings of the National Academy of Sciences

[10] Robert Jeffrey Sternberg (2008), Increasing fluid intelligence is possible after all, Proceedings of the National Academy of Sciences

[11] David F. Marks (2007), IQ variations across time and race are explained by literacy differences, Nature

[12] David F. Marks (2010), IQ variations across time, race, and nationality: an artifact of differences in literacy skills, Psychological Reports

samedi 30 juillet 2011

Race & Intelligence ou la Pseudoscience Scatologique

«Les statistiques ont leur fait dire ce que l’on veut!» Voilà une assertion que vous avez peut-être déjà entendue plusieurs fois, celle-ci est certes exagérée mais pas totalement coupée de la réalité. Dans ce présent message je reviens sur une des plus grosses conneries pseudo-scientifiques de notre époque moderne, à savoir la soit disant démonstration d’infériorité intellectuelle des noirs via les tests de QI!

Mais avant d’aborder le sujet paquet d’excréments dont il est question ici je me permet de préciser deux choses en avant-propos.

Premièrement je ne suis pas un «croisé antiraciste» qui souhaite censurer toute opinion «politiquement incorrecte» en matière de racisme, de société ou même de science. J’ai par exemple trouvé particulièrement débile le fait que l’on joué les vierges effarouchés lorsque Zemmour à affirmer que «les races existent» notamment que la «race noire» et la «race blanche» existent. Certes il est vrai que biologiquement et/ou taxonomiquement pareilles classifications raciales ne tient pas. Cependant croire en la validité de pareilles classifications ne fait pas automatiquement de vous un affreux raciste adepte du IIIème Reich comme certains ont parfois l’air de le croire. De plus je suis personnellement pour une liberté d’expression à l’américaine! C’est-à-dire que les gens puissent tenir les propos les plus débiles et puants qu’ils veulent sans être condamné par la loi! Ainsi je suis contre la Loi Gayssot que je juge particulièrement contre-productive en matière de lutte contre le racisme et l’antisémitisme. Tout ce que cela amène est de poser les racistes en victimes de la censure interdisant ainsi la possibilité de réfutations via des débats non-biaisés, des âneries racistes en question.

Deuxièmement mon présent message est hautement sarcastique et même scatologique comme l’indique le titre car je m’attaque ici à une pseudoscience particulièrement vile, abjecte et donc méprisable tant par sa stupidité que par l’idéologie qu’elle est en réalité malgré ces tentatives de se dissimuler derrière le drap de la Science! À ce titre je me permets d’insulter ouvertement les tenants de cette pseudoscience racialiste! Et d’ailleurs je ne les insultes pas vraiment compte-tenu de la malhonnêteté, mauvaise foi et stupidité crasse dont font preuve cette clique de «scientifiques» (notez bien les guillemets) affirmant avoir pu déterminer de manière objective que certaines populations (principalement les populations «noires») seraient beaucoup moins intelligentes que d’autres. Cette pseudoscience étant en réalité le fait d’idéologues, idéologues usant d’une habile rhétorique et d’habiles jonglages de chiffres pour tenter de convaincre un maximum de crédules, mais idéologues ne faisant pas réellement de la Science et pire encore ignorant certains «canons» en matière de rigueur scientifique car seul compte pour eux la démonstration de leurs préjugés racialistes. Et cela même si leurs soit disant «démonstrations» sont au mieux bancales au pire profondément malhonnêtes!

Mais trêve d’avant-propos et entrons dès maintenant dans le vif du sujet de la grosse merde débectante.

Les tests de QI prouvent que les noirs les noirs sont en moyenne génétiquement inférieurs en matière d’intelligence!

Eh oui voilà une assertion que tiennent de prestigieux scientifiques sacs-à-merde via des publications figurant dans des «revues scientifiques» tel que «Psychology, Public Policy, and Law», à savoir une revue de l’«American Psychological Association»! Autant dire que les racialistes se targuent donc d’avoir des publications valides car figurant dans des revues scientifiques «sérieuses»!

Dans cette «revue scientifique» on peut notamment trouver des publications scientifiques d’un illustration d’un racialiste nommé John Philippe Rushton, à ce titre voici les thèses, résumé ci-dessous en un seul tableau, d’une publication J.P. Rushton dans la revue mentionnée précédemment [1].


Ce tableau est sensé nous montré trois choses principales. Premièrement que les Est-Asiatiques sont légèrement plus intelligent que les Européens, Européens qui s’en tirent bien puisque leur accomplissement culturels est considéré comme «grands» à l’instar de asiatiques alors que ceux des noirs sont considéré comme «faibles». Notons que les «accomplissement culturels» sont directement mis en lien avec «l’intelligence».

Enfin notons que Rushton à de la suite dans les idées, le léger avantage accordé aux asiatiques est compenser par le fait que ces derniers sont inférieurs en ce qui concerne les caractéristiques sexuelles, à commencer par la taille de la bite. John Philippe Rushton ayant clairement exprimé sa théorie de la corrélation inverse entre la taille moyenne de la bite d’une «race» et l’intelligence moyenne de cette même «race».

«Vous savez c’est un compromis, plus de cerveau ou plus de pénis, vous ne pouvez pas tout avoir.» John Philippe Rushton

No comment.....


Putain, mais c'est quoi ce bordel?!


Troisièmement comme on le voit les noirs sont considéré comme étant beaucoup moins intelligents que les blancs. Blancs qui se retrouvent ainsi dans un «heureux milieu», avec une intelligence nettement supérieure à celle des noirs et faiblement inférieur à celle des asiatiques, asiatiques par apport auxquels les blancs «se rattrapent» grâce une queue plus grosse!

Nous n’allons cependant pas ici chercher à vérifier la taille moyenne du pénis des noirs, blancs et asiatiques. Bien qu’il serait intéressant de savoir sur quels études fiables Rushton se basent pour ces histoires de la taille de la bite, car tout indique qu’il se contente de prendre pour argent comptant les clichés que l’on entend régulièrement de la part de la clientèle bourrée du Café du commerce!

Non intéressons-nous plutôt ici à l’affirmation sur l’infériorité intellectuelle des noirs, infériorité qui serait selon Rushton d’origine génétique. Ainsi par exemple Rushton tente de valider cette thèse par une référence aux «accomplissements culturels» jugés faibles chez les noirs par apport aux blancs et aux asiatiques.

Cette dernière affirmation est pourtant d’une grossièreté affligeante! Déjà quantifier ou apporter un jugement de valeur sur les accomplissements «culturels» laisse place à énormément d’arbitraire. Deuxièmement le développement d’une civilisation notamment sur les plans scientifiques et économiques sont tributaires de multiples facteurs (culturels, politique, environnementaux) autres que la supposées intelligence des populations constituant la dite civilisations. Doit-on rappeler que durant l’Antiquité les peuples d’Europe du Nord avaient (selon des critères de «développement» modernes) un retard non-négligeable par apport à des civilisations du Moyen-Orient et du Bassin Méditerranéen?

L’anthropologue Jared Diamond avait d’ailleurs bien illustré la chose dans son livre «De l’inégalité parmi les sociétés» [2]. De plus ce n’est pas tant sur le «développement» des civilisations et de «l’accomplissement culturel» que Rushton se base pour défendre sa montagne de conneries. Non en réalité la démonstration centrale sensé prouver la moindre intelligence des noirs réside dans les tests de Quotient Intellectuel c’est-à-dire du QI!

Il est d’ailleurs nécessaire de rappeler que sur ce dernier point John Philippe Rushton n’est pas seul. Il existe en effet toute une palette de «scientifiques» qui pour beaucoup sont des psychologues et qui soutiennent l’idée que le QI est une mesure objective de l’intelligence d’un individu mais aussi de l’intelligence moyenne d’un groupe d’individus voir même d’une population!

Mieux encore ces «scientifiques» se sont même pour une bonne partie réunis autour d’une déclaration nommé «Mainstream Science on Intelligence» dans laquelle ils affirment notamment que le QI mesure bel et bien l’intelligence, le tout dans le but de donner l’impression de l’existence d’un véritable consensus sur la question.

Parmi les signataires de la déclaration nous retrouvons bien sûr John Philippe Rushton mais également d’autres noms «prestigieux» tel que Richard Lynn, Arthur Jensen, Hans Eysenck, Linda S. Gottfredson et d’autres, qui soutiennent non seulement que le QI est une mesure non-biaisé de l’intelligence, mais qui en plus affirme donc sans sourciller que les noirs sont donc plus cons que les blancs.


L’idée que le QI mesure réellement l’intelligence est soutenu par un concept central nommé «Facteur g» que l’on doit à Charles Spearman, à ce titre je cite un extrait de Wikipédia qui résume bien ce concept.

«On peut parler d'intelligence littéraire, d'intelligence mathématique, d'intelligence sociale, d'intelligence logique, mais Sperman montra que les différents types d'intelligence sont inter-corrélés chez une même personne: une personne qui a une haute intelligence dans un domaine aura une probabilité élevée d'être également intelligente dans tous les autres types d'intelligence. Une personne peu douée dans un type d'intelligence aura une probabilité élevée d'être peu douée dans tous les autres types d'intelligence, ceci vraisemblablement parce qu'une seule entité biologique est responsable des différentes formes d'intelligence distinguées par l'homme.»

Vous l’avez compris cette «entité biologique» c’est l’intelligence et le QI en est sa mesure objective! Ainsi selon ce concept l’intelligence est unique et quantifiable sur une échelle de mesure unique via les batteries de tests utilisée pour déterminer le QI.

Aussi à partir de ce moment-là, les tenant du QI nous disent généralement qu’il n’y a pas à tergiverser si les noirs ont une moyenne de QI inférieur à celui des blancs c’est que les noirs sont moins intelligents.

Bien évidemment on devine déjà la connerie qui se cache derrière cette présente affirmation et je vais y revenir plus bas. Mais d’abord revenons sur un des «arguments» souvent présenté par les défenseurs de la thèse selon laquelle non seulement le QI mesure l’intelligence mais en plus les différences moyennes de QI entre noirs et blancs démontrent que les premiers sont moins intelligents que les seconds.

Adoptés, cerveaux, jumeaux et barjos!

Un des arguments favoris des racialistes est la référence à de multiples études effectuées sur les jumeaux. Ces études consistent à étudier soit :

1. De vrais jumeaux élevés séparément

2. Comparé de vrais jumeaux avec de faux-jumeaux (les vrais jumeaux sont génétiquement identiques alors les faux jumeaux ne le sont pas d’avantage que des frères et sœurs nés à différentes dates).

Ces études sur les vrais jumeaux ont également portés sur le QI. Ainsi plusieurs études tendent à montrer que les vrais jumeaux même élevés séparément ont un QI d’avantage similaires que des frères et sœurs «ordinaires».


Mieux encore les dogmaticiens du QI pointent également des études effectués sur les vrais jumeaux où hormis leur QI l’on compare des scanners de leurs cerveaux. Il ressort d’un part que la structure du cerveau des vrais jumeaux est beaucoup plus similaire à celle des faux jumeaux. Il apparait notamment que certaines régions du cortex sont extrêmement semblables chez les vrais jumeaux. [3]

Deuxièmement il apparait que les résultats de QI effectués chez les jumeaux en question, sont assez fortement corrélées avec les régions hautement héritables du cortex cérébral.

Les racialistes en déduisent deux choses:

1. Cela prouve que le QI est une mesure objective de l’intelligence.

2. Le QI est hautement inné car corrélé de manière significative à des régions spécifique du cerveau fortement déterminé par le patrimoine génétique des individus. Cela prouvant que les différences de QI entre les différentes populations sont des différences d’intelligence et que ces différences d’intelligence sont en grande partie d’origine génétique!

Bien évidemment pour toute personne maîtrisant un peu le sujet, il est évident les déductions des racialistes ne sont que des raccourcis idiots ignorant un nombre pour le moins important de paramètres!

Premièrement les études sur les jumeaux sont sujettes à critiques. D’une part un biais concernant les vrais jumeaux «élevés séparément» à savoir que la majorité des jumeaux sous études ont grandi dans des environnements socioéconomiques très similaires et pire encore qu’ils ont souvent grandit une partie de leur vie ensemble voir même ont souvent de fréquents contacts. Pour la comparaison entre vrai jumeaux et faux jumeaux il existe également un biais majeur souvent ignorer de ceux qui effectuent des recherches sur le sujet, à savoir que les vrai jumeaux sont souvent traités de façon davantage similaire par leurs parent que les faux et cela sans parler de «l’effet miroir» que peuvent d’avantage ressentir les vrais jumeaux que les faux avec les effets que cela peut avoir en matière de similitudes de comportement donc de psyché! [4]

De plus les corrélations QI-densité et/ou structure de telle partie du cerveau, se basant notamment sur les études sur des jumeaux, n’éliminent certainement pas les biais pouvant exister à l’échelle des populations humaines. Et on ne peut donc pas généraliser «la démonstration par le QI» à des macro-populations humaines. En effet ce n’est pas parce que pareil corrélation existe chez les vrais jumeaux que la disparité noirs-blancs de QI démontre une moindre intelligence des premiers par apport au seconds pour des raisons par ailleurs évidentes! Et donc ce n’est pas une démonstration que le QI constitue une mesure objective de l’intelligence, le QI étant un outil devant toujours être contextualisé! [4]

Il faut dire que l’étude sur le QI et le cerveau des vrais jumeaux, se basent non-seulement sur des échantillonnages limitées, mais en plus on effectue des mesures chez des vrais-jumeaux et faux-jumeaux, élevés dans des environnements très semblables. Or ce n’est pas le cas lorsqu’on s’adonne à des comparaisons entre les noirs et les blancs.

Et pourtant là encore les racialistes jurent leur Grand Dieu qu’ils sont parvenu à éliminer les biais environnementaux, c’est-à-dire les biais sociaux, dans leur mesure du QI des noirs et des blancs. À ce titre les racialistes citent souvent la «Minnesota Transracial Adoption Study», étude qui a notamment consisté à mesuré sur de nombreuses années le QI, de 130 enfant noirs ou métisse élevés par des familles blanches aisées.

Cette étude a deux principaux résultats.

1. À sept ans, le QI des enfants noirs adopté est en moyenne plus élevé que celui des enfants noirs non-adoptés mais cependant plus bas que celui des enfants blancs (adoptés ou non) ayant grandi dans ces mêmes familles d’adoptions.

2. À l’âge de dix-sept ans le QI des enfants noirs adoptés diminue encore d’avantage par-apport à celui des enfants blancs, se rapprochant ainsi de la moyenne de QI des enfants noirs non-adoptés.

La conclusion des racialistes est donc toute trouvée. D’une part ils prétendent que les biais environnementaux ont été écartés puisque donc il s’agit d’enfant noirs élevé dans de très aisée familles blanches. Puis plus fort encore ils affirment que si le QI des enfants noirs diminue avec l’âge pour rejoindre celui des enfants blancs c’est parce que «l’héritabilité» du QI augmente avec l’âge, c’est-à-dire qu’avec l’âge l’influence de l’environnement sur l’intelligence diminue tandis que l’influence génétique augmente.

Mais en fait les conclusions des racialistes sont totalement bancales!

En effet cette interprétation des résultats de la «Minnesota Transracial Adoption Study» se base sur un magnifique raisonnement circulaire ignorant des variables sociologiques telles que:

1. Les préjugés que les parents peuvent avoir vis-à-vis d'un enfant noir et l'impact que cela peut avoir dans l'éducation de ce dernier.

2. Les problèmes psychologiques que peuvent développer les enfants noirs vis-à-vis de leurs parents blancs dont ils comprennent vite que ce ne sont pas leur parent biologiques, et qui peuvent troubler l'enfant dans son psyché.

3. Le poids d'une société où le communautarisme raciale et le racisme sont toujours très présents. Cela pouvant également influé ce que nous avons déjà mentionné à savoir les relations de l'enfant avec ces parents adoptifs et avoir un impact non-négligeable.

4. Les relations sociales que développe l'enfant dans cette société où s'exprime encore le communautarisme racial. Qui est-ce que l'enfant fréquente en dehors de sa famille au cours de son enfance et de son adolescence? Est-ce que l'éventuelle malaise qu'il développent vis-à-vis du fait d'être adopté se répercute dans son comportement sociale et scolaire? Par exemple travaille-t-il bien où se laisse-t-il aller? Voir même serait-il d'avantage susceptible de s'adonner à des comportements asociaux tel que l'école buissonnière, la consommation de drogue et d'alcool, etc, etc.....

Le poids que peut avoir un enfant noir adopté par une famille blanche dans une société encore très touché par le communautarisme raciale et l'impact que cela peut avoir dans les relations de l'enfant avec sa famille adoptive ne sont pas correctement considéré dans la réflexion des racialistes, ce qui est un comble et encore je pèse mes mots!


Le rapprochement avec l'âge du QI des enfants Afro-Américains adoptés avec celui des autres enfants Afro-Américains n'est envisagé que par un renforcement de l'influence génétique et une baisse de l'influence de l’environnement! Ce qui est grotesque et totalement injustifié! Ce n'est là qu'une déduction gratuite fait à partir des seuls chiffres sans même envisager l'ensemble des facteurs pouvant influencer ces derniers.

En effet ici le raisonnement racialiste n’est en fait qu’un magnifique raisonnement circulaire qui peut être résumé comme suit:

Cependant non content de se faire rappeler à l’ordre par certaines critiques, les racialistes prétendent être parvenu à écarter l’existence de tout biais culturel! À ce titre Rushton et Jensen (deux vieux potes racialistes) cite les papiers d’un dénommé Rowe. De dénommé Rowe affirme que si il existe un biais environnemental expliquant le moindre QI des noir (biais environnemental qu’il nomme «facteur X» ) alors il devrait y avoir des différences corrélatives (par exemple entre le QI et certaines variables sociales comme la réussite scolaire) au sein du regroupement «noirs» par-apport aux corrélations constatées au sein des autres regroupements (blancs et asiatiques). Et comme Rowe ne constate pas de «différence corrélative» significative au sein du regroupement «noirs» par apports aux autres, il en déduis qu’il n’existe pas de «biais environnementaux» susceptible d’expliquer le moindre QI des noirs.

Mais c’est là un postulat qui ne tient pas. Car des «facteur X» (culturels et sociaux) différents mais aussi réelles peuvent exister (et très probablement existent) au sein des autres regroupements et donc influent les corrélations au sein de ces derniers! De plus ces divers facteurs environnementaux ne sont bien évidemment pas tous quantifiables. En fait Rowe «quantifie» les variables environnementales via des question réponses (notamment adressé à la mère des enfants étudiés) sur le nombre de livre que l’enfant lit, sur la pratique d’un instrument de musique, sur les visites aux musées, etc, etc…..Le tout dans une optique de quantifier et de faire des corrélations sans rien vraiment comprendre sur l’environnement social et son fonctionnement, ni même sur les subtilités culturels!

Bref on nage en plein délire!

Mais peut-être que là vous me répondrez que déjà à sept ans le QI des enfant noirs-adoptés était plus bas que celui des enfants blancs!

À cela on ne peut que répondre qu’à sept ans déjà des biais environnementaux lié à la famille ont pu se manifesté. Par ailleurs il existe d’autres études ayant mis en avant des données contradictoires!

Par exemple une étude datant de 1972 [5] et qui a consisté, entre autres choses, à mesurer le QI d’enfant pris en charge dans des institutions de haute qualités, ont montré des résultats pour le moins opposé aux préconceptions racialistes.

En effet parmi les enfant évoluant dans cette institution, les auteurs ont comparé le QI moyens des enfant blancs originaire d’Angleterre avec les enfant noirs issus de la Fédération des Indes occidentales dans les Antilles, ainsi qu’avec des enfants métisses. Les résultats sont respectivement d’un QI moyen de 104 pour les enfants blancs, 106 pour les métisses et 108 pour les enfants noirs! [5]

Va falloir m’expliquer comment dans un environnement pourtant similaire les enfants noirs dépassent la moyenne de QI des enfants blancs!

Ce genre «d’anomalies» se trouvent également avec les enfants de soldat américains et de mères allemandes (les américains ayant occupé l’Allemagne de l’ouest après la deuxième guerre mondiale). Les enfants métisses issus de soldats américains noirs ayant une moyenne de QI quasi-identique aux enfants blancs issus de soldat américains blancs! [6]

Pour toute personne doté d’un cerveau en état de marche cela pousse vraiment à se demander si il n’y a donc pas des biais sociaux totalement ignoré par les racialistes, ceux-ci préférant s’enfermer mordicus dans leur raisonnement circulaire à la con!

D’ailleurs pour se faire une idée de l’absence de démonstration sociologique de la part des racialistes, il suffit de se renseigner sur de vrais travaux sociologiques. Pour s’en faire une idée on peut par exemple cité les travaux du sociologue français Hugues Lagranges, ayant mis en avant les facteurs culturels et sociaux entrant en jeu dans la surreprésentation de jeunes originaire du Sahel en matière de délinquance en France. Mais en consultant son livre nommé «Le déni des cultures » vous trouverez également d’intéressantes mentions et références à des travaux portant sur les communauté afro-américaines et les causes des difficultés de celles-ci a s’intégré dans leur société respective (la société américaine). Cela permet de se faire une bonne idée de l’étendu de données et de paramètres environnementaux ignorés par les «racialistes» dans les tissus d’excréments qu’ils publient!

Mais pour se faire une réelle idée de l’idiotie complète que représente les études «racialistes» et de leur prétention sur le plan «biologique» (idée que les noirs sont génétiquement plus cons que les blancs) mettons ces délires racialistes en perspectives avec quelques exemple de vrais études scientifiques dans le domaine de la biologie!

Vraies études scientifiques versus études excréments racialistes

Pour mieux comprendre à quel point les assertions des racialistes ne sont qu’un paquet de merde, nous pouvons nous adonner à une amusante comparaison avec de vrais études scientifiques dans le domaine de la biologie. Pour commencer prenons un exemple éloigné de la question de l’intelligence.

Soit une espèce de mauvaise herbe nommée Senecio vulgaris. Les chercheurs ont constaté que les populations de Senecio vulgaris poussant en milieu agricoles ont des différences phénotypiques sensibles par apport à celles poussant, par exemple, dans de banales terrains vagues. Or un biologiste nommé Hans-Müller Schärer a voulu en savoir plus concernant les différences phénotypiques constater chez les populations agricoles de Senecio vulgaris. Mais pour cela le biologiste devait notamment savoir si les différences phénotypiques entre les différentes populations de cette mauvaise herbe sont essentiellement d’origine génétique ou environnementale, il devait trouver un moyen de dissocier des influences environnementales des influences génétiques.

Pour parvenir à cet objectif Hans-Müller Schärer sélectionna différents spécimens de Senecio vulgaris issus de différents milieux (y compris donc de milieux agricole), il récupéra leurs graines et les planta dans différents pots. Puis lui est ses collègues ont soumis les graines issus des souches agricoles aux conditions des populations poussant en terrain vague et vice versa. L’expérience étant par la suite répété sur trois générations. Par ailleurs les biologistes ont pris soin durant l’expérience d’intervertir les compartiments dans les locales où les plantes se développent, pour éviter tout biais environnementale qui aurait pu échapper aux biologistes. [7]

Tout cela permettant ensuite aux biologistes de faire une comparaison entre les génotypes et phénotypes des différentes souches de plantes, car alors les biais environnementaux influant le phénotype des plantes ont pu être en grand partie écartés! [7]

En effet même pour des variables phénotypiques réelles (ce que ne sont même les résultats d’un test de QI) variables phénotypiques sous l’influence de nombreux gènes différentes, il faut contrôler de manière stricte les paramètres environnementaux et si possibles sur plusieurs générations pour pouvoir dissocier l’influence génétique de l’influence environnementale! Inutile de dire que pareil contrôle des variables environnementale n’est pas possible avec la moyenne de QI de macro-populations humaines! Et sur cette absence totale de dissociation des variables environnementale que les «racialistes» se permettent de s’adonner à leurs conclusions des plus grotesques. Mais bon malgré leur ignorance crasse en matière de rigueur démonstrative des «racialistes» et autres «psychométriciens» se disent être des experts et font mêmes des déclarations communes comme argument d'autorité, car après tout ce sont des «experts» n'est-il pas? Comme c’est amusant!

Les experts ne sont décidément plus ce qu'ils étaient!

Certains me rétorqueront peut-être: Mais on’a pas besoin de pareille expériences pour déterminer héritabilité de pareil phénotype, par exemple on sait que si les africaines

Réponse: Oui ça on le sait parce que plusieurs générations de noirs ayant vécu en milieu tempérés sont resté noirs, cela équivaut à une expérience si l’on peut dire. Par ailleurs la couleur de peau est un phénotype réel, le QI non!

Autre chose pour dans d’autres cas comme la capacité à digéré le lactose à l’âge adulte, nous avons non seulement un phénotype réel mais en plus nous avons pu identifier le gène et les allèles spécifiques de ce dernier, responsable de pareille différence phénotypique. Avec ce qu’on appelle QI non! Le QI n’étant, encore une fois, pas un phénotype et n’est certainement pas une mesure objective de l’intelligence. À ce titre pour s’en convaincre revenons sur un exemple instructif que l’on doit ironiquement à d’authentiques connards racialistes!

Le QI n’est pas un phénotype!

Hormis le fait que les «racialistes» et/ou dogmaticiens du QI ne font preuve d’aucune rigueur en matière de biologie, ils font bien pire encore en considérant les résultats de QI comme ayant une réelle valeur phénotypique. À ce titre revenons sur un exemple particulièrement instructif.

Vincent Sarich et Frank Miele sont deux racialistes ayant écrit un livre ramassis de conneries sensé démontrer une fois pour toutes que les races humaines existent les noirs sont génétiquement plus cons! À ce titre une excellente critique de l’anthropologue Alondra Oubré au sujet de ce livre est disponible en cliquant sur le présent lien. [8]

Mais donc intéressons-nous à un détail particulier du livre torchon en question.

Nos deux huîtres hydrocéphales Sarich et Miele, retranscrivent les propos d’un autre scientifique connard racialiste à savoir Henry Harpending (ce dernier ayant soutenu les thèses racistes de John Philippe Rushton). En effet Sarich et Miele mentionnent l’expérience que Henry Harpending a vécu avec un Bushmen. Cette expérience est la suivante:

Alors qu’Henry Harpending se déplaçait en Jeep quelque part dans la partie Sud de l’Afrique, son véhicule est tombé en panne. Mais c’est alors qu’un jeune Bushmen parvint à refaire démarrer sa Jeep en usant d’une corde qu’il attacha à une partie spécifique du moteur et dont il s’en servit pour faire redémarrer celui-ci à la manière d’une tondeuse à gazon. Face à cette démonstration d’ingéniosité Henry Harpending a dû se dire «Whoooaaa incroyable ce sauvage est capable de réparer une voiture!»!

C’est entre autre suite à cette «observation» que Henry Harpending en déduisit que les Bushmen doivent probablement être plus intelligent que les autres populations «noires» d’Afrique, donc que les Bushmen sont plus intelligent que le «noir moyen».

Source

Imaginez le jour où Henry Harpending apprendra pour la première fois de sa vie qu’un noir ça peut aussi être ingénieux qu’un Bushmen en mécanique automobile!

Cependant le scientifique sac-à-merde nommé Richard Lynn avait mené de son côté sa propre étude démonstration d’attardé en tentant de déterminer le QI moyen de diverses populations humaines (je ne mentionne même pas l’absence totale de rigueur de la manière qu’il a employé pour déterminer le QI moyen de populations humaines parfois importantes). [9] Et Richard Lynn détermina que le QI moyen des Bushmen est de 54 soit nettement moins que le QI moyen des autres noirs-africains!

Or avoir un QI de 54 signifie, selon les standards appliqué en occident, que l’on est mentalement attardé! Ben oui souvenez-vous selon les dogmaticiens du QI, le QI est sensée être la mesure d’une «entité biologique» nommée «Intelligence»!

Vous imaginez le malaise dans le fait d’affirmer que les Bushmen sont mentalement attardés comparé aux européens! Le dire revient à juste titre, de passer pour un parfait connard! Face à cela Richard Lynn à trouver une parade des plus poilantes en affirmant qu’il ne faut pas se représenté les Bushmen comme des attardés mais comme des adultes ayant l’âge mentale d’un enfant de huit ans! En gros les Bushmen sont simplement de grands enfants! Pourtant lorsqu’on mesure un QI de 54 chez un adulte et qu’on lui attribue à un âge mental de huit ans, on le dit attardé!


Non Bruce Willis ce n'est pas des noirs que le gamin parle mais bel et bien de toi, aussi d'Henry Harpending, Richard Lynn, John Philippe Rushton et j'en passe!

Face à ce genre connerie Nous pourrions presque imaginer un dialogue de haut niveau entre ces deux huîtres hydrocéphales racialistes que sont Richard Lynn et Henry Harpending.

Henry Harpending: Oh tu as vu comme ce Bushmen ont réussi à réparer le moteur de cette voiture ? Dingue moi qui les croyait aussi con qu’un nègre moyen!

Richard Lynn: Non les Bushmen ont un QI de 54 donc techniquement ils sont encore plus cons que le nègre  moyen!

Henry Harpending: Euh 54 t’es sûr, parce que ça voudrait dire que les Bushmen sont mentalement attardés comparé aux fiers aryens que nous sommes et comment des attardés auraient-ils pu survivre en milieu hostiles comme l’ont fait les Bushmen?

Richard Lynn: Ben en fait il faut d’avantage voir les Bushmen comme des gamins de huit ans plutôt que comme des attardés, des gamins de huit ans pourraient parfaitement survivre dans la nature et puis c’est pas tout à fait la même chose que des attardés.

Henry Harpending: Mais avoir une intelligence d’un gamin de huit ans à l’âge adulte c’est être attardé. Dire que ce n’est pas la même chose reviendrait à admettre qu’il y a différentes formes d’intelligence pas prises en compte par le QI

Richard Lynn: Putain tu m’emmerdes toi, un peu plus et tu remettrais en question le fait que les noirs d’Afrique noirs sont génétiquement cons t’as pas honte espèce de sale gauchiste adepte du politiquement correct?


Eh non ce n’est même pas une caricature c’est bel et bien une représentation fidèles du «raisonnement» que tiennent les têtes de nœud racialistes ces grands défenseurs du dogme du QI comme mesure non-biaisée de l’intelligence!

Le pire étant qu’en plus le QI ne prend bien évidemment pas en mesure des variables telle que la créativité et l’ingéniosité. Or bien évidemment créativité et ingéniosité font partie de notre «répertoire intellectuel» et n’est pas étranger à l’astuce qu’ utilisé le Bushmen pour faire démarrer le moteur dont il était question dans l'anecdote de Henry Harpending. Certains psychologues comme Robert Jeffrey Sternberg s’en sont rendu compte [10] et tentent de dépasser le seul paradigme du QI pour comprendre ce qu’est «l’intelligence ». Cependant les dogmaticiens du QI ne supportent pas de revoir leurs conneries remises en question. À ce titre voici ce que m’a répondu un adepte du dogme de QI au sujet des thèses de Robert Jeffrey Sternberg.

«Bon sa theorie est completement debile dans la mesure ou il melange tout (creativite, etc..) avec l'intelligence et que d'autre part ce qu'il appelle debrouillardise n'est rien d'autre que l'apprentissage de techniques qui permetent de s'en sortir dans certaines situation. C'est du dressage si tu preferes. D'autre part, contrairement aux tests de QI sa theorie n'a pas de verification empirique: tandis que les tests de QI sont correlle avec les activites necessitant de l'intelligence, sa theorie, par son cote fourre tout n'est pas verifiable. Je te savais idiot mais pas a ce point... enfin bref.»

Bref selon ce décidément très niais adepte du dogme du QI la créativité ce n’est pas une manifestation de «l’intelligence»! Pourquoi? Ben parce que la créativité n’est pas mesuré par le QI! Conclusion toute la doctrine «racialiste» défendue par le dogme voulant que «QI = Mesure objective de l’intelligence» se base en fait, là encore, sur un magnifique raisonnement circulaire!


Par ailleurs notons qu’alors les racialistes prétendent mordicus que le QI, en plus d’être une mesure objective de l’intelligence, ne peut pas être facilement modifié au cours de la vie, des études montrent le contraire de manière absolument flagrante.

Par exemple certains psychométriciens ont conceptualisé l’intelligence en différentes «parties». Ainsi il existerait par exemple une «intelligence cristallisée» qui serait tributaire de nos expériences et apprentissages passées et une «intelligence fluide» qui elle serait notamment la manifestation de s’adapter (intelligemment) à des situations nouvelles. L’intelligence fluide étant vu comme une composante de l’intelligence qui ne peut pas (ou alors très peu) être biaisé car se mesurant en via des tests où la personne testé doit résoudre des problèmes «nouveaux».

Or il n’en est rien, une étude ayant mis en avant le fait que «l’intelligence fluide» pouvait être augmentée si l’on entrainait les sujets testés par des exercices de mémoire! [11] [12] C’est un résultat qui a pour le moins surprenant sachant que les tests de mémoire ne représentent pas des mesure de «l’intelligence fluide», en fait entraîner sa mémoire ne devrait pas augmenter «l’intelligence fluide», en fait on ignore par quels mécanismes de simples entrainement à la mémorisation augmente les résultats des tests sensé mesurer «l’intelligence fluide». Les auteurs de l’étude parlant d’un «transfert» sans vraiment déterminer comment celui-ci opère.

Hormis les applications que peut avoir ce genre de découverte en matière d’enseignement et de stimulation de la psyché, on ne peut donc qu’apprécier d’avantage le caractère profondément lacunaire, inepte et donc pseudo-scientifique des affirmations «racialistes» soutenu par le dogme du QI comme mesure objective de l’intelligence!

Mieux encore, tous les psychologues n’étant heureusement pas des sac-à-merde racialistes, certains comme David F Marks ont établi que les différences de moyenne de QI entre les populations, serait avant tout un artefact lié au degré d’alphabétisation et donc d’éducation. [13] [14]

Bref les thèses racialistes ne sont objectivement qu’un immense amas d’excréments ignorant aussi bien la nécessaire rigueur méthodologique pour déterminer l’origine génétique d’un variations phénotypique inter-populationnel que par une vision linéaire et simpliste de «l’intelligence» et de la psyché qui comme dit précédemment est bien plus complexe (et en grande partie incompris) que l’idée que s’en font les dogmaticiens du QI!

Toutes les thèses racialistes sur l’intelligence soit disant inférieure des noirs ne constitue donc qu’un paquet de merde, une merde dont les visés racistes ne trompent par ailleurs personne excepté les huîtres hydrocéphales du même acabit que ces «scientifiques» (notez bien les guillemets) défenseurs des théories raciales du XIXème siècle!

Conclusion:

Les affirmations selon lesquelles certaines populations (principalement les populations «noires») sont génétiquement inférieures en matière d’intelligence, ne sont qu’un ramassis de conneries ou mieux dit un ramassis de caca bien fumant. Les «démonstrations scientifiques» sensées appuyer ce tissu de merde, sont au mieux bancales au pire malhonnêtes et complètement délirantes! Seul un ignare ou alors un parfait crétin peut se laisser prendre par l’aspect scientifiques des publications de ses sacs-à-merdes se disant «scientifiques».

Références:

[1] J. Philippe Rushton and Arthur R. Jensen (2005), Thirty Years of Research on Race Differences in Cognitive Ability, Psychology, Public Policy, and Law

[2] Jared Diamond, De l’inégalité parmi les sociétés, Éditions Gallimard 2000

[3] Paul Thompson et al (2001), Genetic influences on brain structure, Nature

[4] Jay Joseph (2002), Twin studies in psychiatry and psychology: science or pseudoscience?, Psychiatric Quarterly

[5] Barbara Tizard et al (1972), Environmental Effects on Language Development: A Study of Young Children in Long-Stay Residential Nurseries, Institute of Education, University of London

[6] Willerman, L., Naylor, A. F., & Myrianthopoulos, N. C. (1974), Intellectual development of children from interracial matings: Performance in infancy and at 4 years, Behavior Genetics

[7] T. Steinger, P. Haldimann, K . A. Leiss and H. Müller–Schärer (2002), Does natural selection promote population divergence? A comparative analysis of population structure using amplified fragment length polymorphism markers and quantitative traits, Molecular Ecology

[8] Alondra Oubré (2005), The Adaptionist Yardstick: Rethinking the Social Implications of Sarich’s and Miele’s Fast-Track Micro-Evolution, Skeptic Magazine

[9] Richard Lynn (2002), IQ and the Wealth of Nations, Praeger Publishers

[10] Robert Jeffrey Sternberg (2005), The Theory of Successful Intelligence, Revista Interamericana de Psicología/Interamerican Journal of Psychology

[11] Susanne M. Jaeggi et al (2006), Improving fluid intelligence with training on working memory, Proceedings of the National Academy of Sciences

[12] Robert Jeffrey Sternberg (2008), Increasing fluid intelligence is possible after all, Proceedings of the National Academy of Sciences

[13] David F. Marks (2007), IQ variations across time and race are explained by literacy differences, Nature

[14] David F. Marks (2010), IQ variations across time, race, and nationality: an artifact of differences in literacy skills, Psychological Reports