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vendredi 16 janvier 2015

La sociobiologie racialiste ou l'art des spéculations ad hoc

«The arguments for inferiority drawn from the history of civilization are also weak. At the time when the early kingdom of Babylonia flourished the same disparaging remarks that are now made regarding the Negro might have been made regarding the ancestors of the ancient Romans. They were then a barbarous horde that had never made any contribution to the advance of that civilization that was confined to parts of Asia, and still they were destined to develop a culture which has become the foundation and an integral part of our own. Even later the barbarous hordes of northern Europe, who at the time of the ancient Romans were tribal groups without cultural achievements, have become the most advanced nations of our days.» Franz Boas [1]
Par ces présents propos l'anthropologue Franz Boas (connu pour ses prises de positions critiques à l'encontre le racisme « scientifique » de son époque) fournissait l'une des critiques les plus pertinentes au paradigme racialiste dominant de son époque. Bien évidemment les personnes avisées se montreront probablement critiques vis-à-vis des présents propos de Franz Boas, notamment en soulignant que les populations Nord-Européennes de l'Antiquité avaient également leur accomplissement culturels (notamment la métallurgie). Mais donc cela étaient également vrai pour les Noirs-Africains [2], Noirs-Africains qui justement étaient à l'époque considérés comme racialement inférieurs et sans aucun accomplissement culturel digne de ce nom. De plus malgré des inexactitudes évidentes, il faut comprendre ces propos de Franz Boas dans leur contexte. C'est-à-dire la mise en contraste de populations ayant atteints des niveaux d'avancements technologiques, et de complexité sociale surpassant de beaucoup, ceux de populations considérées comme arriérées, primitives et rustres par les premières.

Car ici Franz Boas répond notamment à l'idée, très en vogue à son époque, voulant que les Nord-Européens formeraient une race supérieure,. Supériorité raciale qui serait confirmée par la domination coloniale britannique à travers le monde ou encore par la puissance militaire et économique de l'Empire Allemand. Les présents propos de Franz Boas mettant à mal cette conception raciale du monde, en rappelant qu'il y moins de deux millénaires les barbares arriérés étaient ces mêmes Nord-Européens et les civilisés se situaient principalement autour de la Méditerranée et même avant cela au Moyen-Orient. Bien sûr les racialistes de l'époque avaient toute sorte d'explications ad hoc pour se défendre. Beaucoup affirmèrent que l'origine des Grecs, des Romains et parfois même des Égyptiens, se trouvaient au Nord de l'Europe, mobilisant par là toute sorte de spéculations autour d'un mythique Peuple Indo-européen, racialement civilisateur. Un mythe qui atteignit son apogée avec l'avènement de l'Allemagne nazie.

Si certains racialistes continuèrent à s'attacher à cette conception fallacieuse longtemps après la Seconde Guerre Mondiale, celle-ci tomba donc en désuétude y compris en raison des avancées en génétique. Cependant la pensée racialiste ne mourut pas pour autant, elle ne cessa de ressurgir périodiquement, notamment au travers de justificatifs scientifiquement spécieux tels que les tests de QI. Cependant il manquait au racialisme un moyen d'être cohérent au regard d'une histoire humaine ne collant pas avec ses narrations et ses classifications antérieures. Car l'objection de Franz Boas n'a depuis cessé d'être pertinente! Le racialisme devait donc trouvé de nouvelles explications ad hoc pour demeurer crédible et mieux encore pour s'affubler d'une réelle crédibilité scientifique. Sans surprise ce fut la sociobiologie qui devint le nouveau vecteur du racisme « scientifique ».

Ce qu'on appelle « sociobiologie » n'est pas en soi raciste et mieux encore elle comprend des théories ou approches tout ce qu'il y a de plus scientifiques à mettre en lien avec l'anthropologie en générale. Hélas la sociobiologie fut également victime des fameuses «just-so-stories» et autres raccourcis ultra-adaptationnistes ayant vite fait de la décrédibiliser. C'est d'ailleurs dans le cadre de cette dérive de la sociobiologie que s'inscrit le renouveau du racialisme contemporain. Et qui dit renouveau, dit changement de nom! Après s'être fait appelé un temps, « race realism », les tenant de la pensée raciale répondent aujourd'hui au doux nom de « HBD » acronyme de « Human Biological Diversity ».

Que stipule la sociobiologie HBDienne?

En 2014 cette sociobiologie HBDienne fut popularisée au travers d'un livre qui fit abondamment parler de lui à savoir « A Troublesome Inheritance: Genes, Race and Human History » du journaliste Nicholas Wade [3]. Ce dernier exprimait depuis longtemps déjà sa sympathie pour ces approches sociobiologistes et racialistes. Et si ce livre de Nicholas Wade a un intérêt, c'est bien de synthétiser à lui seul la pensée sociobiologiste et raciale du mouvement  «HBD» mentionné ici. Ainsi on apprend que cette sociobiologie racialiste reprend à son compte le concept de coévolution gène-culture concept qui avait même séduit l'anthropologue Claude Lévi-Strauss en 1971 déjà. [4] Et pour cause ce concept est des plus intéressants et est valide à bien des égards. Un des exemples les plus souvent cités, est la diffusion de mutations permettant la digestion du lactose à l'âge adulte qui aurait eu lieu suite à la généralisation de la consommation du lait des animaux d'élevage au sein de certaines populations humaines. Mais comme l'écrit ensuite Nicholas Wade, selon certains scientifiques le concept de coévolution gène-culture serait également à l'origine d'importantes différences cognitives entre les différentes populations humaines. Et pour ce faire Nicholas Wade se base sur les écrits d'un économiste...


Oui parce qu'un économiste comme soutient à une sociobiologie teintée de racialisme ça sent d'avance la connerie...

Cet économiste c'est Gregory Clark, ce dernier soutient grosso modo que d'une période partant aux alentour des années 1200 jusqu'au début de la révolution industrielle en 1800, la population anglaise aurait été soumise à une importante pression sélective sélectionnant les individus ayant la propension à être moins violent, la propension a davantage économiser et la propension à davantage travailler (Wade 2014, 155-156) [3] (Clark 2007) [5]. L'origine de cette sélection? Clark soutient grosso modo que durant la première partie de cette période, l'augmentation de la production agricole aurait abouti à une augmentation rapide de la population. Mais alors l'Angleterre serait entrer dans un « piège malthusien », c'est-à-dire que la production se serait mise à stagner tandis que la population continuait à augmenter. Conséquence le revenue moyen réel par habitant se serait effondrer, les plus aisés, qui pour le coup seraient également les plus travailleurs, économes, intelligents et donc riches, auraient mieux survécut durant cette période et donc auraient eu davantage d'enfants, d'où l'évolution vers une population génétiquement plus travailleuse, économes et patati et patata... Une jolie narration sociobiologiste qui fut pourtant sévèrement critiquée tant les fondements sur lesquelles elle repose sont bancals. [6] 

Je pense notamment à la référence de Clark aux études de Napoleon Chagnon sur les Yanomami, et sur laquelle Clark s'appuie pour justifier sa théorie sociobiologistes appliquée elle, aux Anglais. (Clark 2007,129-130) En effet Napoleon Chagnon soutenaient que les Yanomami ayant commis des actes de guerre entrainant la mort avaient davantage accès aux femmes donc davantage d'enfants. Certains sociobiologistes interprétant cette description de Chagnon comme un démonstration d'une sélection génétique en faveur des individus les plus violents (alors que Chagnon lui-même demeurait distant face à ces interprétations sociobiologiques). Gregory Clark adhére lui aussi à cette interprétation et met en contraste l'hypothèse sociobiologiste sur les Yanomami, avec l'évolution de la société anglaise des années 1200 à 1800. Société anglaise qui, à l'inverse de ce qui se passerait avec les Yanomami, aurait sélectionné les individus les moins violents.  Problème les interprétations sociobiologistes autour des propos de Chagnon ne tiennent pas au regard des observations mêmes de ce dernier. Car seuls les Yanomami ayant survécut aux actes de guerre peuvent avoir des enfants or beaucoup des Yanomami entrant dans ces conflits, meurent. Et si l'on prend en compte ceux qui sont morts on s'aperçoit que la propension à faire la guerre ne constitue plus l'avantage sélectif qu'il semblait être de prime abord. [7] Mais Clark survole cette nécessaire mise-au-point, en ne lui consacrant qu'une courte note de bas de page et sans même noter que cela rend sa référence à Napoléon Chagnon hors-de-propos comme défense de sa thèse sociobiologique. Par ailleurs la thèse de Clark (tout comme celle des interprétations sociobiologiques autour de Napoleon Chagnon) n'a à son actif aucune donnée génétique appuyant son interprétation sociobiologique! Mais qu'à ne cela tienne Wade prend partie pour cette interprétation sociobiologique et affirme même, sans aucune donnée solide à l'appuie que le processus décrit par Clark pour l'Angleterre aurait également eu lieu ailleurs en Europe ainsi qu'à l'Est de l'Asie.

Des Barbares à l'Occident moderne

Cette approche sociobiologique que synthétise Wade, répondrait ainsi à l'objection que Franz Boas formula il y a plus d'un siècle. En effet il y a 2000 ans les Nord-Européens auraient été de nature différente, c'est-à-dire génétiquement plus violent, moins économes, moins prévoyants, bref de véritables barbares. Puis grâce au processus sélectif décrit plus haut, ils seraient devenus les peuples civilisés et raffinés que nous connaissons aujourd'hui.

Des Barbares rustres et violents (à gauche) à l'Occidental moderne, civilisé, raffiné et intelligent (à droite). Arf!

Mais alors comment expliqué que les Grecs, Romains, et Égyptiens aient précédés les Nords-Européens? Peter Frost un anthropologue et HBDiste convaincu, soutien que les populations Méditerranéennes incorporées au sein de l'Empire Romain auraient été « génétiquement pacifiées » par la répression qu'auraient exercés l'Empire contre ses élément les plus dissidents et violents. Peter Frost poussant sa joyeuse spéculation plus loin encore en affirmant que les Romains auraient été tellement pacifiés qu'ils se seraient alors passivement laissés envahir par des populations non-pacifiées à savoir les fameux barbares Nord-Européens! [8] Et c'est sans surprise que Henry Harpending, autre partisan convaincu de la pensée HBD, s'adonne sur son blog à une comparaison de la narration de Frost sur les Romains, avec l'Occident moderne. Occident moderne qui serait lui aussi confronté à ses barbares non-pacifiés à savoir les immigrés en provenance des divers pays du Tiers-Monde. Bref une population occidentale génétiquement pacifiée face aux hordes de barbares génétiquement violents venu du Sud. Mais non le mouvement HBD n'est pas animé par des considérations politiques c'est une pure théorie scientifique puisqu'on vous le dit!

Mais donc que penser de cette sociobiologie HDBienne?

1. Réponse courte:


2: Réponse longue:

Bon ok on va quand même essayer de développer mais donc par où commencer? Car franchement il y a tellement de raccourcis fallacieux savamment mélangés à des considérations évolutives, ma foi tout à fait valides même si maniées n'importe comment, qu'il est difficile de savoir par où décortiquer cette sociobiologie HBDienne. La première chose à faire serait donc peut-être d'aller directement au fond du problème, à savoir souligner que cette sociobiologie repose sur une série d'explications ad hoc sans démonstration et preuve solide derrière ces dernières. Par exemple quelle preuves solides, c'est-à-dire génétiques, ont Clark, Harpending, Frost et compagnie pour soutenir que les Nord-Européens de l'Antiquité avaient génétiquement plus de propension à la violence que les Nord-Européens actuels? Réponse: Que dalle!

Et en réalité c'est même bien pire encore. Puisque cette sociobiologie se garde bien de distinguer un tant soit peu clairement ce qui serait du registre de l'évolution culturelle et sociale, de ce qui serait réellement du registre de la génétique, et pour cause elle ne le peut pas. Comme l'avait noté un dénommé Noah Smith au 19ème siècle les Irlandais étaient pauvres, les immigrants Irlandais aux États-Unis étaient souvent très mal vus, perçus non seulement comme pauvres, mais également comme violents et méprisables, etc... Et aujourd'hui ils ne sont plus considérés ainsi. Doit-on en déduire qu'en moins de 200 ans il y aurait eu un puissant processus sélectif ayant modifié la nature même des Irlandais, y compris celle de leurs descendants Outre-Atlantique?

Exemple de racisme « scientifique » du 19ème siècle avec des Irlandais représentés, à l'instar des Noirs, comme appartenant à une race humaine simienne, à l'inverse des «Anglo-Teutoniques» considérés comme étant racialement supérieurs.

Le biologiste H. Allen Orr souligne à ce titre l'absence totale de preuve solide dans la synthèse sociobiologiste que propose Nicholas Wade dans son livre. Souvent certains de ces sociobiologistes rétorquent que des preuves existent, notamment le fait que les immigrants Asiatiques se sont très bien intégrés en Amérique du Nord et même du Sud tandis que les Noirs demeurent socialement désavantagés. Mais c'est oublier les différences historiques et culturelles profondes entre ces populations qui ont d'ailleurs des histoires migratoires fort différentes. Il est par ailleurs amusant de constater que Nicholas Wade ne fait preuve d'aucune rigueur ne serait-ce qu'historique, faute d'en faire preuve en génétique. En effet Nicholas compare l'ascension économique post deuxième guerre mondiale, de pays asiatiques tels que la Corée du Sud, avec des pays africains tels que le Nigeria demeurant en comparaison, rongés par la corruption, la pauvreté et les guerres. Pour Nicholas Wade ces différentes évolutions seraient des preuves de différences génétiques en matière de comportement entre Est-Asiatiques et Noirs-Africains (Wade 2014, 173-185) [3]. Or je ne vois pas comment Nicholas Wade peut affirmer cela sans creuser, ne serait-ce qu'un peu, les multiples autres facteurs susceptibles d'expliquer ces différentes évolutions. Nous pourrions notamment mentionner les profondes et très nombreuses fractures ethniques au sein de nombreux pays africains, y compris le Nigéria, par-apport à la plus grande cohésion ethnique et sociale d'un pays comme la Corée. Mais Nicolas Wade n'en fait rien au mieux il survole rapidement ces questions! Idem pour l'économiste Gregory Clark qui affirme à demi-mot par exemple, que les populations Indiennes (ou tout du moins certaines d'entre-elles) ne disposeraient pas des prédispositions comportementales d'origine génétiques pour s'adapter à une société industrialisée (Clark 2007, 354-357) [5]. Mais cela sans parvenir à distinguer les facteurs culturels et sociaux des hypothétiques facteurs génétiques (Allen 2008, 968-969) [6]. Mais peu importe Clark comme Wade et comme les autres partisans du mouvement « HBD », minimisent ou au mieux survolent en vitesse ces objections, pour finalement reconnaitre qu'elles sont valides mais que leur théorie demeure malgré tout hypothétiquement possible...Bref ils n'amènent aucune démonstration solide et ne reconnaissent pas comme il se devrait les failles évidentes de leurs théories comprenant de nombreux faits qui s'opposent à ces dernières.

Conclusion:

La conclusion est simple, si l'on prend un minimum de recule on s'aperçoit que cette nouvelle évolution du racialisme est véritablement du foutage de gueule. Les approches sociobiologiques proposées consistent à faire coller des scénarios hypothétique ad hoc pour coller aux faits observés (différence de développement économiques et technologiques) pour ensuite affirmer que ces faits collent avec les scénarios hypothétiques précédemment proposée et confirment ainsi la théorie sociobiologiste de départ. Si ce n'est pas un raisonnement circulaire cela y ressemble beaucoup!

Certes les avocats de cette sociobiologie particulière couvrent leur arrières en reconnaissant par exemple que dans certains cas la culture et l'évolution sociale à elles seules peuvent suffire à expliquer des différences que leurs interprétations sociobiologistes expliqueraient dans d'autres cas. Mais alors comment distinguent-ils les hypothétiques facteurs génétiques qu'ils soutiennent, des facteurs purement culturels et sociaux, alors qu'ils n'ont aucune démonstration génétique solide à l'appui? Bref tout ça pour dire que si le livre de Nicholas Wade et les autres publications du mouvement
« HBD » connaissent tant de succès ou tout du moins font tant parler d'eux ce n'est certainement pas en raison de leur valeur scientifique mais bel et bien de leur portée idéologique et politique.

Références:

[1] BOAS, Franz (1974 [1906]), The Outlook for the American Negro, in A Franz Boas Reader, The Shaping of American Anthropology, 1883-1911, University of Chicago Press : Edited by George W. Stocking, Jr, 1982, Originally published 1974, Reprint 1989. 310-31

[2] HUYSECOM, Éric (2007), Un Néolithique ancien en Afrique de l'Ouest?, Pour la Science N°358

[3] WADE, Nicholas (2014), A Troublesome Inheritance: Genes, Race and Human History, The Penguin Press 2014

[4] LÉVI-STRAUSS, Claude (2001 [1971]), Race et Culture, in Race et Histoire Race et Culture, Albin Michel / Éditions UNESCO

[5] CLARK, Gregory (2007), A Farewell to Alms: A Brief Economic History of the WorldPrinceton University Press

[6] ALLEN Robert C. (2008), A Review of Gregory Clark’s A Farewell to Alms: A Brief Economic History of the World, Journal of Economic Literature 46:4, 946–973

[7] FERGUSON, R. Brian (2001), Materialist, cultural and biological theories on why Yanomami make war, Anthropological Theory, Volume 1(1) 99-116

[8] FROST, Peter (2010), The Roman State and Genetic Pacification, Evolutionary Psychology Volume 8(3)

vendredi 10 février 2012

Ultimate Racialist Bullshit

Ce message est une réponse à une ineptie racialiste particulièrement énorme que l’on doit à un mystérieux spécimen répondant au nom de Richard D. Fuerle. Ce spécimen a en effet pondu un caca «livre» nommé «Erectus walks amongst us» dans lequel il affirme grossomodo que l’homme moderne et plus généralement le genre humain, est apparu en Eurasie et que c’est en quittant l’Eurasie pour l’Afrique que ces populations humaines se seraient métissés avec des primates africains étroitement apparenté aux chimpanzé pour données naissances aux populations africaines actuelles. Cette «théorie» de Richard D. Fuerle lui servant au final à dire que les africains sont plus simiens, plus proches du chimpanzé que les eurasiens et donc ainsi soutenir d’anciens préjugés raciaux aussi stupides qu’abjects.

Je n’avais pas pensé à répondre aux délires du dénommé Richard D. Fuerle tellement ceux-ci sont stupides et probablement le fait d’un bonhomme passablement atteint sur le plan de la santé mentale (il suffit de lire sa prose sur les blanches qui se font «féconder par d’autres races» pour s’en rendre compte). Je n’avais non plus pas pensé à répondre aux retranscriptions dans la langue de Molière des délires de Fuerle. En effet un raciste répondant au pseudo de Meng Hu a jugé bon de retranscrire en français non sans passion, les «idées» de Fuerle, (à ce titre je remercie l’autre raciste décérébré qui m’a communiqué le blog du dénommé Meng Hu).

Richard D. Fuerle (à gauche) accompagné de son disciple Meng Hu (à droite).

Mais alors que je rédigeais un message sur les haplogroupes du chromosome Y, je me suis souvenu d’une des nombreuses bouffonneries du dénommé Richard D. Fuerle, qui concernait justement les haplogroupes du chromosome Y. C’est alors que j’ai fait un crochet sur le blog de Meng Hu et où j’ai pu, hormis me remémorer les délires de Fuerle, constater à quel point de dénommé Meng Hu était un cas désespéré ne captant lui non plus strictement rien aux thématiques et publications qu’il citait, y compris donc en ce qui concerne les haplogroupes du chromosome Y.

Alors bon je me suis finalement décidé à faire une petite mise au point à l’attention de Meng Hu, sur l’idiotie de ses propos (et de sa personne) en revenant justement sur cet exemple spécifique du chromosome Y. Et pourtant Dieu sait que ce n'est de loin pas la seule bouffonnerie susceptible d'être mise en avant dans ce pavé de conneries retranscrit par le dénommé Meng Hu.
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Salut Meng Hu ça va?

Bon je ne vais pas m’attarder davantage en insipides formules de politesse pour attaquer directement le beefsteak si tu veux bien.

Tu es un raciste qui s’est amusé à retranscrire de manière détaillée la diarrhée thèse d’un certain Richard D. Fuerle. J’ai déjà lu de nombreux étrons écrits racialistes, mais alors ceux de Fuerle c’est le pompon! Il faut dire Meng Hu que lorsque j’avais lu (en diagonale je l’avoue mais cela m’a amplement suffit) ta retranscription de «l’œuvre» de Fuerle sur ton blog, je m’étais bien marré. Ce qui m’a fait marrer n’était pas tant les habituels excréments racistes que l’on connait (notamment ceux consistant à rapprocher les noirs des singes) mais surtout le «scénario évolutif» neuneu nommé «Out of Eurasia».

En effet un des éléments centraux de la chiasse thèse de Fuerle étant que les africains n’aient jamais quitté leur continent autrement qu’en tant qu’esclaves déportés de force en Eurasie puis plus tard en Amérique. Fuerle rejetant totalement l’idée que l’homme moderne ait pu apparaitre en Afrique pour ensuite quitter cette dernière et coloniser l’Eurasie et le reste du monde (cela allant de pair avec le racisme viscéral du bonhomme). Il faut dire mon cher Meng Hu qu’après avoir lu ta retranscription de la crotte thèse de Fuerle je n’ai bien évidemment pas penser à répondre à la dite «thèse» tant elle atteint des sommets niveau connerie et tant j’ai mieux à foutre de mon précieux temps que de consacrer celui-ci à tous les pavés de conneries pondu par des zozos racistes qui débitent tout n’importe quoi sur le Net…..

Néanmoins alors que j’étais en train de rédiger le prochain message de mon blog consacré aux haplogroupes du chromosome Y je me suis souvenu d’un point particulier de ta retranscription de la bouse thèse de Fuerle.
Mais avant tout mon cher Meng Hu je me permet de citer un échange que tu avais eu avec une personne trouvant à juste titre la merde thèse de Fuerle ridicule à souhait.


babar John: “Ceux sur la “théorie” de fuerle qu’il a nommée Out of Eurasia sont de loin les plus ridicules selon moi.”
Meng Hu: Je vous souhaite bonne chance pour lancer un commentaire sur la centaine de références citées. Et n’allez surtout pas croire que s’attaquer à la Section 4 revient à réfuter la Section 3 : celle qui réfute directement Out of Africa.

Ce commentaire de ta part m’a beaucoup amusé Meng Hu car il me rappelle ceux d’un créationniste qui me disait un peu-près la même chose avec l’Atlas de la Création de Harun Yahya. Tu penses bien que s’amuser à réfuter point par point de pareils pavés de conneries n’est pas à la portée de tous, car hormis avoir du temps libre à ne plus savoir qu’en foutre il faut aussi être sacrément maso pour perdre son temps à lire et à réfuter dans les détails les pavés délirants issus d’on ne sait quel taré.

Néanmoins alors que je rédigeais mon billet sur les haplogroupes du chromosome Y, je me suis décidé de revenir sur un point particulièrement amusant de la soit disant «réfutation» de «Out of Africa» par Richard D. Fuerle. Et c’est aussi amusant par apport à toi mon cher Meng Hu, car cela démontre également ton ignorance crasse en matière de génétique (et plus généralement en matière de paléoanthropologie) ainsi que ta capacité à gober n’importe quelle connerie à partir du moment qu’elle va dans le sens de tes préjugés raciaux à deux roupies. Mais bon aller trêve d’avant-propos et allons dans le vif du sujet en revenant sur ta retranscription des propos de Richard D. Fuerle concernant le chromosome Y.

Parallèlement, l’ADN du chromosome Y est transmis par la lignée masculine et nous montre où les hommes voyageaient. Il ne raconte pas exactement la même histoire, étant donné que les hommes ont beaucoup plus exploré que les femmes. Les hommes se déplaçaient souvent vers de nouvelles terres sans leurs femmes, ensuite, ils s’accouplèrent avec des femmes indigènes, de sorte que leurs descendants avaient l’ADNmt des natifs et l’ADN du chromosome Y des explorateurs.

La carte ci-dessus montre la répartition mondiale des différentes variations du chromosome Y. La quantité de chaque couleur dans les cercles est proportionnelle au nombre d’hommes dans cet endroit qui avait la variation indiquée par cette couleur. On note que l’olive, la couleur majeure en Afrique, apparaît à l’extérieur de l’Afrique, mais seulement autour de la Méditerranée, ce qui suggère que les africains n’ont pas migré hors d’Afrique, sauf en tant qu’esclaves emmenés dans ces zones. Le rouge vif et le bleu foncé sont uniques à l’Afrique, ce qui suggère également qu’il n’y avait pas de migrations hors d’Afrique. Ces variations peuvent avoir été apportées en Afrique par les hominoïdes primitifs (section IV), qui se sont éteints ailleurs, mais dont l’ADN-Y persiste encore en Afrique.
Les couleurs européennes orange et jaune indiquent que des hommes européens vivaient dans le Moyen-Orient, l’Afrique du Nord, la Géorgie de l’ex-URSS, l’Inde, l’Asie du Sud-Est, l’Australie et l’Amérique du Nord (les hommes en orange et jaune peuvent avoir été les membres d’une seule population). Le vert est la couleur dominante dans les Amériques, et les petites quantités de vert dans l’Ancien Monde indiquent leurs origines en Asie de l’Ouest, migrant par la suite vers le nord de l’Inde et le sud de la Sibérie et, éventuellement, les Aïnous au Japon.
Du fait des grandes quantités de rose dans l’est de l’Asie, on pourrait s’attendre à d’importantes quantités de rose dans les Amériques, mais elle n’est pas là, ce qui suggère que les asiatiques en rose ne sont pas enclins à beaucoup explorer et que moins d’évolution s’est produite chez les asiatiques en rose que chez les européens en orange et jaune. Meng Hu


Dis-moi Meng Hu, à ton avis sur une échelle de 1 à 10 quel est le degré de débilité de ta présente prose sur les variations du chromosome Y? Personnellement je dirais 100 ou 101 et encore je suis gentil!

Il faut dire que seul un ignare aurait pu lire de manière aussi stupide naïve la carte de répartition des haplogroupes du chromosome Y. Et toute personne ayant été quelque peu familiarisée en ce qui concerne les haplogroupes en question, sait que la présente carte ci-dessus est insuffisante pour comprendre comme il se doit la question des haplogroupes des différentes populations humaines. Mieux lorsque l'on se réfère à l'étude originale de P.A. Underhill et al (2001) [1] dont est issue cette carte on s'aperçoit que le dit Richard D. Fuerle l'a sorti de son contexte en omettant le diagramme qui va avec (voir image ci-dessous)!

Ci-dessus la carte issus de l’étude de Underhill et al (2001) [1], accompagné comme il se doit du diagramme qu’a (volontairement?) omit Richard D. Fuerle. Ce diagramme est un arbre d’apparentement (phylogénétique) des différents haplogroupes du chromosome Y. Si l’on prend l’ensemble des embranchements représentés en couleur olive, on remarque que ces derniers appartiennent à un plus grand embranchement auquel appartient également les haplogroupes de couleur bleu clair. Mais ce dernier embranchement appartient également à un embranchement encore plus vaste réunissant également tous les embranchement de droite (allant de V à X). Mais ce grand embranchement appartient à un embranchement encore plus grand réunissant également les embranchements représentés en bleu foncé. Ce plus grand embranchement étant lui-même un sous-ensemble d’un embranchement encore plus vaste comprenant également les embranchements en rouge tout à gauche du diagramme.

Une fois la carte de répartition des haplogroupes remise dans son contexte on remarque que les divers embranchements sont des sous-ensembles d’embranchements plus vastes. Nous obtenons donc un véritable dendrogramme dont les embranchements les plus basaux ainsi que la localisation de ces derniers, peuvent nous permettre d’estimer l’origine géographique probable du dernier ancêtre patrilinéaire commun aussi parfois appelé «Adam chromosomique». Le but étant donc de savoir où s’enracine l’arbre en question.

Mais vu que tu ne comprends probablement toujours pas le Schmilblick mon très cher Meng Hu, je te conseille de te référer à ce message où j’explique plus en détail la manière dont on définit les haplogroupes du chromosome Y et quels enseignements peuvent-être tirés de ces derniers.

Et c’est d’ailleurs en lisant le message en question que tu t’apercevras que la carte cité par Richard D. Fuerle, montre exactement le contraire de ce que celui-ci prétend! Car les haplogroupes en rouges et en bleu sont les plus basaux de l’arbre d’apparentement des haplogroupes. Cela signifie que l’arbre s’enracine en Afrique et que l’ensemble des haplogroupes non-africains témoignent en réalité de migrations en provenance du continent africain. De plus nous parlons de sorties relativement récentes. Par exemple l’embranchement contenant l’ensemble des haplogroupes à l’exception des haplogroupes rouges tout à gauche, représente à lui seule l’haplogroupe BT. Si l’on se réfère à une estimation ancienne attribuée à cet haplogroupe, nous avons une date de 75'000 ans Cruciani et al (2011) [2]. Et donc cet haplogroupe BT s’enracinant clairement sur le continent africain, celui-ci témoigne donc de sorties d’Afrique largement plus récentes qu’il y a 75'000 ans!


Distribution hiérarchique des haplogroupes. Les embranchements (haplogroupes) A, A1a-T, A2-T, et BT, s’enracinent clairement sur le continent Africain. Certains pensent que l’haplogroupe DE aurait pu apparaitre en Eurasie suite à une première sortie du continent africain (sortie qui aurait eu lieu il y a moins de 100'000 ans) puis se serait répandu en Afrique suite à un retour sur le continent africain de certaines de ces populations humaines. Selon ce dernier scénario l’haplogroupe E, très commun en Afrique, serait donc le fruit d’importants «retours» sur le continent africain de populations humaines dont les ancêtres avaient récemment quitté ce dernier. Ce scénario est tout à fait plausible. Cependant le scénario le plus parcimonieux et que l’haplogroupe DE soit apparu en Afrique (voir mon message consacré aux haplogroupes du chromosome Y).

Note mon Meng Hu, l’haplogroupe E c’est l’haplogroupe couleur olive représenté sur la carte de répartition géographique des haplogroupes que tu avais commenté. Et c’est via cette carte qui montre la répartition de l’haplogroupe E, que Richard D. Fuerle (et toi-même) affirme que les africains n’auraient jamais quitté leur continent autrement qu’en tant qu’esclaves importés de force en Eurasie.

La débilité de l’affirmation de Richard D. Fuerle, est donc ici maximale sachant que l’haplogroupe E, à l’instar des divers haplogroupes eurasiatiques, sont tous des sous-ensembles d’haplogroupes plus vastes (par exemple de l’haplogroupe BT largement plus récent que 100'000 ans) et s’enracinant en Afrique.

Par ailleurs le plus croustillant c’est quand dans la section IV du «dossier» que tu as consacré aux immondices idées de Richard D. Fuerle sur ton blog tu cites des publications dont tu ne captes manifestement que pouic! En effet dans cette section IV tu cites trois extraits d’article sensés validés une «origine eurasiatique» des Khoisans et probablement par là-même constitué un élément de preuve à la déjection thèse «Out of Eurasia» de Richard D. Fuerle. Seulement voilà il y a deux bouffonneries problèmes majeurs dans cette «présentation».

Premièrement le fait que les Bushmen puissent être issus d’un mélange entre des populations humaines restées en Afrique et d’autres effectuant un retour en Afrique depuis le Proche-Orient, n’est pas un élément de preuve de la chiure théorie «Out of Eurasia» telle que présentée par Richard D. Fuerle, sachant que l’on parle simplement ici, au mieux, de populations humaines relativement récemment sortie d’Afrique qui y seraient retournés en se mélangeant avec des Homo sapiens qui eux n’ont pas quitté le continent africain.

Deuxièmement mon Meng Hu, force est de constater que tu ne comprends pas ou pire encore, ne lis pas les sources que tu cites. Démonstration avec les extraits suivants que tu as posté…..

Phylogeographic analyses suggest that a large component of the present Khoisan gene pool is eastern African in origin and that Asia was the source of a back migration to sub-Saharan Africa [...] sub-Saharan Africa is represented by a set of chromosomes that harbors the M207 and M173 mutations [...] The last scenario, that of a back migration from Asia to Africa, currently appears to be by far the most plausible. This is because most of the M9 haplotypes (the majority of group VII and VIII lineages, as well as some group IX and X lineages reported by Underhill et al. [2000]) have been observed only in Asia. Moreover, this possibility appears to be further supported by the recent finding of the UTY2+/M173- intermediate haplotype (Karafet et al. 2001) in central and northeastern Asia (the UTY2 marker in the study by Karafet et al. [2001] corresponds to M207 in the present study). (Cruciani et al., 2002)

Tu sais Meng Hu quand on en arrive à ne capter le quart du tiers d’une publication scientifique (ici une publication de Fulvio Cruciani et al (2002) [3]), il est préférable de s’abstenir de la citer comme démonstration de son point de vue! Dans cette citation tu as en effet coupé et mis ensemble divers extraits qui ne traitent pas directement de la même chose. En effet la première phrase que tu cites est issue de l'abstract et concerne de précédentes études émettant l’hypothèse qu’une partie des ancêtres des Khoisans auraient été des populations d’homme modernes ayant effectués une migration retour en Afrique depuis le Proche-Orient. Mais les autres extraits (issue de la même étude) que tu as cité ci-dessus, ne concernent pas les Khoisans! En effet les extraits sur les mutations M207 (UTY2) et M173 concernent en réalité un haplogroupe que l’on nomme aujourd’hui Haplogroupe R et plus spécifiquement Haplogroupe R1. Et l’étude que tu cites, explique clairement que cet haplogroupe se trouve fréquemment dans une région aux alentours du Nord du Cameroun et non pas chez les Khoisans! De plus l’haplogroupe R est relativement récent (largement plus récent que 50'000 ans) et donc sa présence dans la région traduit simplement des vagues migratoires récentes largement ultérieures à l’apparition de l’homme moderne, dont les haplogroupes plus anciens nous montrent des sorties d’Afrique des populations d’homme modernes.

Mais le plus amusant est qu’après avoir cité cette source sans la comprendre tu en cites à nouveau une autre que tu présentes toujours dans le cadre de la «démonstration» d’une origine asiatique des Khoisans…..

… the possibility that YAP haplotype 3 originated in Asia and migrated to Africa. This hypothesis is supported by the finding of high frequencies of haplotype 3 in some Asian populations (i.e., ~ 50% in Tibet) and by the observation of higher levels of diversity (based on the number and frequency of alleles at the DYS19 microsatellite locus) associated with Asian versus African haplotype 3 chromosomes. Because YAP haplotypes 4 and 5 evolved from haplotype 3 and account for the majority of Y chromosomes in Africa (table 1), this hypothesis implies a substantial Asian contribution to the African paternal gene pool (Hammer et al. 1997). (Altheide & Hammer, 1997)

Là c’est sûr et certain Meng Hu, ni toi ni Richard D. Fuerle ne captez quoi que ce soit de la thématique que vous abordez! Car voilà le présent article de Altheide & Hammer, (1997) [4] est contredite par l’étude de Fulvio Cruciani et al (2002) [3] que tu avais cité juste avant. En effet dans l’étude de Fulvio Cruciani et al (2002) [3] on peut lire ceci:
An ancient human back migration from Asia to Africa had already been proposed by Altheide and Hammer (1997) and Hammer et al. (1998, 2001), on the basis of nested cladistic analysis of Y-chromosome data. They suggested that the presence of YAP_ chromosomes in Africa was due to such an event, but this has recently been questioned by Underhill et al. (2001b) and Underhill and Roseman (2001), primarily on the basis of the Asian-specific YAP_ subclade that neutralizes the previous phylogenetic inferences. Thus, the only evidence of a migration from Asia to sub-Saharan Africa that is fully supported by Y-chromosome data relies, at least for the moment, on the finding of haplogroup IX chromosomes in Cameroon. (Cruciani et al., 2002)

Comment expliquer une telle omission de ta part et de celle de Richard D. Fuerle mon cher Meng Hu? Entre la malhonnêteté et la stupidité mon cœur balance…..

Et cela en ajoutant que la mutation YAP définit en réalité l’haplogroupe DE dont l’un des sous-haplogroupe n’est autre que l’haplogroupe E. Or tu te souviens Meng Hu, l’haplogroupe E c’est l’haplogroupe représenté en «couleur olive» dont tu affirmais que la répartition prouvait une absence de migration des africains hors d’Afrique autrement qu’en tant qu’esclaves déportés de force. Or sans le savoir tu balances une référence qui stipule que l’haplogroupe DE et de ce fait l’haplpogroupe E, serait orignaire d’Asie….. Bref Richard D. Fuerle et toi-même vous enfoncez dans des auto-contradictions et incohérences pour le moins énormes. Preuve mon cher Meng Hu que tu ne lis pas les références ou que tu ne piges strictement rien aux références auxquelles tu te réfères!

Mais surtout que l’origine géographique de la mutation YAP soit africaine ou asiatique cela ne change rien au fait que l’arbre phylogénétique du chromosome Y montre clairement une expansion humaine hors d’Afrique il y a moins de 100'000 ans! L’haplogroupe DE définit par la mutation YAP n’en demeurant pas moins un sous-ensemble d’haplogroupes plus vastes enracinés en Afrique. Tout cela étant donc en réalité et en dépit des délires de Richard D- Fuerle, une démonstration d’une expansion de l’homme moderne à travers le monde à partir du continent africain!

Et ce genre de conneries de ta part Meng Hu est d'autant plus croustillante lorsque l'on sait que tu reproches à d'autres de ne pas lire les sources du dénommé Richard D. Fuerle.

Sérieusement, vos posts me renforcent dans l’idée que vous n’avez pas lu le livre et la centaine de références citées, ni même les sections 1 et 2 contrairement à ce que vous prétendez. Je fatigue. Diable, que vais-je faire de vous ? Meng Hu

Arf, arf, arf, et donc mon Meng Hu que dois-je déduire concernant ta petite personne? Que tu n'es même pas foutu de capter les références que tu cites? Ou alors pire que tu ne les lis pas toi-même? En tout cas merci de confirmer que tu n'es qu'un imbécile inconséquent qui reproches à d'autres une stupidité dont tu fais toi-même preuve à tour de bras!

Et donc voici un bon conseil Meng Hu, avant de jouer le petits donneurs de leçons suffisants commence par te trouver un cerveau en état de marche car le tient est de toute évidence périmé et/ou hors service. Après et seulement après tu comprendras peut-être pourquoi la sélection de publications à dessein (ici à dessein idéologique et plus exactement raciste) est une stratégie aussi idiote que malhonnête sur le plan intellectuel (c’est d’ailleurs également la stratégie favorite des créationnistes).

Il faut dire que le résultat de pareille «démarche» est toujours le même à savoir un patchwork d’affirmation fallacieuses, s’appuyant sur des extraits de publications qui sont soit boiteuses (et ce n’est pas cela qui manque en Science), ou alors soit correctes, mais non comprises par la tête de nœud qui en citent des extraits qui sorties de leur contexte, entrent dans la catégorie «Quote Mining». Richard Fuerle et donc toi-même Meng Hu, entrant tous deux dans cette dernière.

Mais donc Meng Hu comment expliquer pareilles faussetés, auto-contradictions et démonstrations d’ignorance dans les textes de Richard D. Fuerle? Comment peux-tu toi-même faire preuve de pareille stupidité en retranscrivant ceux-ci?

La réponse à cette dernière question est évidente pour toute personne qui sait distinguer un texte scientifique d’un ramassis de conneries idéologiques! En effet qui serait assez con à part quelques gogols comme Meng Hu pour prendre comme référence scientifique un texte où l’on peut lire ceci?

Today, white men in the military fight all over the world, but they do not fight for the one thing that is most important to the survival of their kind – who impregnates their women. They not only condone the impregnation of white women by other races, they not only facilitate it, they actually celebrate it! Richard D. Fuerle

Putain j'ai vraiment failli m'étrangler de rire en lisant cette prose. On parie combien que la tension du dénommé Richard D. Fuerle monte dangereusement lorsqu’il croise une jolie blonde accompagnée d’un noir?

Mais donc je ne vais quand même pas commenter l’ensemble des inepties racistes venant de crétins décérébrés même pas foutus de capter les publications auxquelles ils se réfèrent (et encore je pars de l’idée généreuse voulant qu’ils aient lu les dites publications). Ainsi Meng Hu pour l’ensemble tes inepties racistes tels que celle-ci…
Le bien le plus précieux que les blancs possèdent, c’est leur génome. Ils peuvent perdre des territoires et des richesses, mais si leur génome est intact, ils peuvent survivre et récupérer tout ce qu’ils ont perdu. Si leur génome est souillé, il n’y a plus de retour possible. Meng Hu
...je me contenterai de te répondre par ceci...


Références:

[1] P.A. Underhill et al (2001), The phylogeography of Y chromosome binary haplotypes and the origins of modern human populations, Annals of Human Genetics

[2] Fulvio Cruciani et al (2011), A Revised Root for the Human Y Chromosomal Phylogenetic Tree: The Origin of Patrilineal Diversity in Africa, American Journal of Human Genetics

[3] Fulvio Cruciani et al (2002), A Back Migration from Asia to Sub-Saharan Africa Is Supported by High-Resolution Analysis of Human Y-Chromosome Haplotypes, American Journal of Human Genetics

[4] T K Altheide and M F Hammer (1997), Evidence for a possible Asian origin of YAP+ Y chromosomes, American journal of Human Genetics

dimanche 30 octobre 2011

Excréments racialistes, fin.....(provisoire).....


Suite à la publication de mon message initiale sur le racisme «scientifique», un troll racialiste répondant au pseudo de darwincwg, mythomane se prétendant «docteur en biologie» (rien que cela) s'est donc sans surprise sentit obligé de me répondre avec virulence (au point de souhaiter ma mort) à plusieurs reprises. Ses réponses consistait notamment en de longs copiés/collés issu de sites racialistes. Lui ayant refuser ce flood (car la fonction «commentaires» est réservé aux commentaires et pas au flood), il m'a donc répondu tant bien que mal avec ces mots à lui, même si il se contentait donc toujours de pomper mécaniquement ce qui se trouvait sur ses sites racialistes de référence avec notamment comme référence de base d'illustres racialistes tel que John Philippe Rushton (voir photo ci-dessus).....

Comme on pouvait s'y attendre ses réponses étaient donc insipides, car ignorant les objections déjà amené à ces  «arguments», et bien évidemment ignorant les nouvelles objection que je lui amenait, références à l'appui, et donc se contentant de répéter en boucle les mêmes sophismes. Mais le pire étant son absence totale de maîtrise en matière de biologie, et plus spécifiquement en matière de génétique et d'anthropologie. Son incapacité à argumenter l'ayant au final poussé, à souhaiter ma mort et autres joyeusetés pour finalement l'amené à aller me répondre sur son blog à lui à coup de longs copiés/collés ignorant bien évidemment tout ce qui lui avait été expliqué.

Jugeant à juste titre inutile de répondre à un troll ne maîtrisant strictement rien aux problématiques scientifiques qu'il aborde et ignorant tout ce qu'on lui explique en plus de distordre les propos de ses contradicteur, je n'avait initialement pas pensé à rédigé un nouveau message ne guise de réponse. Néanmoins deux de ces affirmations fallacieuse en matière de biologie, notamment de génétique, me semble intéressant à corriger non pas dans l'espoir de refaire l'éducation perdue et/ou inexistante du troll en question, mais simplement pour exposer clairement le caractère fallacieux des «démonstrations» racialistes. Ce message étant, je l'espère, le dernier consacré aux inepties racialistes, avant longtemps.

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Nous pouvons revenir sur les propos de ce docteur en biologie auto-proclamé, ne maîtrisant même pas le quart du tiers de la discipline dont il se dit spécialiste. Mais avant cela souvenons que darwincwg avait affirmé que le noirs africains seraient génétiquement plus proche d'Homo erectus  que les européens et les asiatiques. Je lui avait demandé de me fournir une source démontrant cela. Et en guise de référence darwincwg se référa donc à ce papier de John Philippe Rushton, papier qui n'amène strictement aucune donnée génétique! En effet pour darwincwg, pas besoin de données génétique pour démontré que les africains seraient génétiquement plus proche d'Homo erectus car John Philippe Rushton l'aurait démontré via des variables phénotypiques. À ce titre voilà comment darwincwg expose la chose.


J’ignore comment on peut être suffisamment à la masse pour se prétendre «docteur en biologie» et affirmer une pareille énormité..... Ah oui c’est vrai il suffit d’être complètement à la masse bien sûr!

Il y a en effet plusieurs choses que le mythomane darwincwg ignore en matière de biologie mais également plus spécifiquement en matière de paléoanthropologie.

1. Des traits similaires peuvent-être apparus indépendamment dans deux ou plusieurs populations. Par exemple une étude relativement récente sur certaines séquences d’ADN néanderthaliennes suggèrent, que certains néanderthaliens étaient probablement roux comme certains européens modernes. Pourtant les variations génétiques qui auraient confié cette « rousseur» à certains néanderthaliens, ne sont pas les mêmes que celles des européens roux d’aujourd’hui. [1] Bref un caractère phénotypique similaire voir identique, n’a pas forcément une origine génétique commune et ne témoigne pas forcément d’un lien de parenté.

2. Des caractères similaires à certaines populations d’Homo erectus ont été retrouvé chez les populations…..Est-Asiatiques. Étrange sachant car selon les standards de Rushton (et donc de darwincwg) les Est-Asiatiques devraient être plus «éloignés» des Homo erectus. Les caractères Est-Asiatiques en question étant notamment les incisives en pelle + d’autres traits au niveau du crâne. Certains paléoanthropologues suggérant un métissage entre les Homo erectus asiatiques et les Homo sapiens sapiens venus d’Afrique [2]. D’autres penchent pour une simple convergence évolutive.

3. Si l’on veut prouver que les noirs-africains sont génétiquement plus proches d’Homo erectus que les autres populations humaines, il faudrait retrouver de l’ADN d’Homo erectus et si possible de différentes populations d’Homo erectus à travers le monde (car Homo erectus était répandu de l’Afrique à l’Est de l’Eurasie avec des variations notables d’une population à l’autre) de comparer tout cela aux données génétique existante des populations humaines actuelles, pour être fixé.

Mais la faute la plus grave de Darwincwg demeure sa vision même de l’évolution en général et de l’évolution humaine en particulier. En effet parler «d’échelle de l’évolution» est totalement obsolète de nos jours. Cette vision «gradiste» de l’évolution où l’on placerait donc Homo erectus en amont et les africains entre Homo erectus et les eurasiens, est donc une stupidité crasse ignorant aussi bien les modalités réelles de l’évolution en général que la complexité de l’évolution humaine récente en particulier.

C’est d’ailleurs aussi en cela que le papier de Rushton auquel il se réfère, n’amène aucune donnée génétique et n’amène plus généralement strictement aucune démonstration rigoureuse des thèses racialistes qu’il défend.
Rushton ne faisant dans son papier que deux choses- à savoir tout d’abord enfoncer des portes ouvertes pour ensuite prétendre que ces thèses racialistes seraient donc elles aussi des évidences avérées.

Premièrement Rushton ne fait que constater via des corrélations ce que toute personne un minimum informer en matière d’évolution humaine sait déjà. À savoir que la largeur du bassin et volume crâniens on co-évolué, chez les hominidés, une tête plus grosse nécessitant un bassin plus large pour permettre la parturition. Et bien sûr un bassin plus large ayant quelques peu modifié les insertions fémorales avec une incurvation fémorale plus grande.

Fort d’avoir prouvé que la Terre est ronde plus de 500 ans après Christophe Colomb, Rushton ajoute alors que l’on constaterait un moindre volume crânien, une moindre largeur du bassin, et une moindre incurvation fémorale chez les africains actuels que chez les eurasiens. Tout cela étant sensé confirmer ses thèses racialistes selon lesquels les africains seraient non-seulement moins intelligent mais également auraient moins «évolué» depuis Homo erectus que ne l’ont fait les populations eurasiennes!

Rien que cela!

Mais il y a bien évidemment plusieurs problèmes qui sont totalement ignoré par cette pseudo-étude de Rushton.

1. nombreuses données absentes ou pire encore une absence d’informations sur certaines données.

2. Concernant les données des populations humaines actuels, il n’y aucune prise en compte des variations existant au sein des grand regroupements continentaux.

3. Cette pseudo-étude ignore des études et observations antérieures ayant montré en quoi les variations existant au sein des grands regroupements continentaux. rendent ces derniers non-pertinents pour déterminer des «tendances» évolutives, comme cela est fait entre les différentes espèces d’hominidés!

Par exemple Rushton s’était donné au même raisonnement avec la maturation. En effet l’analyse du squelette d’un jeune Homo erectus laisse penser qu’Homo erectus avait une maturation bien plus rapide que la nôtre. En fait il semblerait même que la maturation d’Homo erectus soit plus similaire à celle des grands singes qu’à celle d’Homo sapiens sapiens. En cela les auteurs de cette étude parue dans la revue Nature pensent qu’Homo erectus avait probablement des capacités cognitives nettement moindres que celles des hommes modernes. [3] Or là encore John Philippe Rushton prétend que les noirs-africains ont une maturation plus rapide que les autres populations humaines en se basant là encore sur quelques données agrégées.

Ainsi la plus grande maturation ferait à la fois office de «démonstration raciale» tout en confirmant les idées de Rushton voulant que les populations noires africaines aient moins évolués en matière de maturation et d’intelligence, depuis Homo erectus.

Bien évidemment les conclusions de Rushton sont bancales car ignorant s’adonnant là encore à des agrégations ignorant la diversité génétique et phénotypique humaine dans son ensemble, en plus de prendre parti gratuitement pour une vision simpliste et linéaire de l’évolution humaine. Premièrement les différences de rythme de maturation entre les différentes populations humaines sont nettement moindre que celle estimée entre Homo erectus et l’homme moderne. De plus les différences moyennes de maturation entre populations humaines ne se répartissent pas de manière géographiquement nettes comme semble le suggérer Rushton et ne permettent pas de déduire quoi que ce soit en ce qui concerne l’intelligence des populations humaines en question. Tout cela n’étant pas surprenant sachant que l’évolution humaine n’est guère aussi linéaire que semble le percevoir Rushton.

Par exemple en 1974 le psychologue Daniel G. Freedman constata qu’une ethnie «caucasienne» du nord de l’Inde les Punjabi, avaient une maturation très rapide en comparaison des autres populations. En fait la maturation des enfants de cette ethnie, était alors la plus rapide connu à travers le monde, dépassant les moyennes calculé pour les populations noires africaines. Notons également cette ethnie, loin de confirmer les thèses de Rushton mettant en corrélation maturation, intelligence et succès économique, faisait preuve d’un certain succès économique.

L’anthropologue Léonard Liebermann est revenu sur les enseignement des observation de Freedman [4]

Premièrement la rapidité de maturation varie énormément au sein des «races». Il est ainsi difficile d’affirmer que les moyennes faites entre macro-populations (noirs-africains, caucasiens, asiatiques) soient significatives et donc trahissent quoi que ce soit en matière de proximité phylogénétique.

Deuxièmement, les variations inter-populations dans la rapidité de la maturation semblent être indépendantes de la «race» et des aptitudes intellectuelles des populations en question. Elles semblent trahir des évolutions locales (au sein des grands regroupements appelés «races»), peut-être en raison de pressions sélectives particulières, mais donc sans que cela puisse être rattaché à des aptitudes intellectuelles particulières.

Tout cela est bien sûr ignoré par Rushton et compagnie, ces derniers ne jugeant que par des agrégations dont la pertinence n’est pas démontré voir même sérieusement mise à mal, ainsi que par des déductions spéculatives ayant pour base une vision linéaire, «gradiste» et donc fausse de l’évolution.

Enfin on peut également noter un point amusant. Des études ont montré que l’Homme de Néanderthal avait lui aussi une maturation plus rapide que la nôtre [5] [6] et plus récemment une étude a montré que les eurasiens étaient de toute évidence génétiquement plus proche de Néanderthal que ne le sont les africains (car les ancêtres des eurasiens se seraient métissé dans une certaine mesure avec des Néanderthaliens). Question darwincwg pourra-t-il intégré cet exemple pour comprendre pourquoi on ne peut pas inférer de manière simple une supposée proximité génétique à partir de caractéristiques phénotypiques?

Bref l’agrégation de macro-populations continentales faite par Rushton est fallacieuse. Mais pire pareille agrégation tient d’autant moins avec les populations noires africaines lorsque l’on sait que celles-ci sont très diverses les unes par-apport aux autres et que l’ensemble eurasien n’est en réalité qu’un sous-ensemble d’une diversité génétique essentiellement noire africaine. [7]


Comme le montre cet «arbre d'apparentement» ci-dessus l’analyse du génome de divers populations africaines et non-africaines, montrent la très grande diversité génétique africaine en comparaison avec celle du reste du monde qui n’en constitue qu’en fait un sous-ensemble. Aucune des agrégation raciales de Rushton consistant à présenter les noirs-africains comme un ensemble cohérent, ne tient compte de cette complexité et notamment des relations phylogénétique des diverses populations noires-africaines. Pourtant cette complexité peut rendre les moyennes entre populations continentales de Rushton totalement caduque. Mais Rushton ne s’embarasse pas de ces données, ignore leurs implications et préfère donc s’en tenir mordicus à ses agrégations bancales en guise de démonstration.

Et donc il ne suffit pas de sortir une moyenne des « noirs africains » pour telle ou telle mesure phénotypique, il faudrait plutôt établir des moyennes des diverses populations africaines, en tenant compte des divergences et proximités phylogénétique des diverses populations noires-africaines en question. Et il faudrait s’assurer que l’échantillonnage des différentes populations, est donc pertinent compte tenue de ces proximités phylogénétiques.

À ce titre prenons un exemple concret concernant les traits musculo-squelettiques.

Le grand médecin, anatomiste et anthropologue français du 19ème siècle Paul Broca était, comme la plupart des hommes occidentaux de classe sociale supérieure de l'époque, convaincu de l’infériorité intellectuelle des noirs, qu’il percevait comme étant plus «simiens» que les blancs. Un des caractères musculo-squelettique que Paul Broca mesura était le rapport radius (os de l’avant-bras) – humérus (os du bras à proprement parler). Selon Broca plus l’avant-bras est long par apport aux bras plus cela se rapproche d’une condition «simienne». Or Broca était content de constater que les noirs africains avaient en moyenne un avant-bras plus long par-apport aux bras, comparé aux européens. Cependant les choses se compliquèrent lorsqu’il mesura ce rapport de longueur chez des représentant de l’ethnie khoïkhoï, pour qui l’avant-bras était bien moins long par apport à l’avant-bras que cela n’était le cas chez les blancs! [8] Bref là encore nous avons une donnée exposant le caractère fallacieux des agrégations faites par John Philippe Rushton!

Car ce que fait Rushton en conglomérant les noirs africains, sans même que les échantillonnages prennent en compte cette diversité des dits noirs-africains, revient exactement au même que de mesurer la taille moyenne des noirs-africains versus la taille moyenne des blancs européens. Que signifierait la taille moyenne des noirs africains alors que l’on trouve un vaste gamme des variations chez ces derniers avec des pygmées de taille très inférieure à la moyenne et d’autres populations africaines ayant au contraire une taille moyenne remarquablement grande? D’ailleurs comment réaliser un échantillonnage pertinent pour déterminer la taille moyenne des noirs africains compte tenus de ces variations importantes et complexes dans leurs répartitions respectives, d’une population noire africaine à l’autre? Car si l’on surreprésente les pygmées ou inversement notre moyenne sera forcément biaisée et donc non-pertinente. La même question se poserait d’ailleurs en grande partie pour les européens pourtant moins divers sur le plan génétique.
Mais John Philippe Rushton ignore bien sûr ce dernier point, la rigueur méthodologique ne l’intéresse pas, seule la validation même bancale mais emballé d’une belle rhétorique de ses préjugés, comptent.

En conclusion il n’existe aucune démonstration génétique. Et la soit disant démonstration phénotypique n’a même pas un quart de tiers de rigueur nécessaire pour permettre d'extrapoler des tendances évolutives inter-espèce à une diversité phénotypique intra-espèce. Normal puisque John Philippe Rushton ignore, comme à son habitude, la complexité de la diversité humaine et ne jure que par l’agrégat de quelques variables en ignorant totalement la faiblesse de pareille démarche.

Mais avant de conclure définitivement ce message je reviens sur une dernière perle de darwincwg.
 
Non, il n’est pas correct de dire que l’homme descend du singe, car cela prête à confusion sachant qu’en réalité l’homme est lui-même biologiquement parlant, un singe! L’espèce humaine est une espèce de singe parmi d’autres (bien que donc dotés de particularités remarquables), une espèce de singe qui partage des ancêtres communs avec les autres singes. Les ancêtres communs en question étaient bien évidemment également des singes, mais donc ces ancêtres communs n’existent plus aujourd’hui.

Ainsi si l’on prend nos plus proches cousins actuels que sont les bonobos et les chimpanzés, nous partageons avec des derniers un ancêtre commun dont l’âge est estimé entre 5 et 10 millions d’années (probablement aux alentours de 6 à 8 millions d’années). Nous descendons donc de cet ancêtre commun mais pas du chimpanzé. L’affirmation «l’homme descend du singe» prêtant à confusion, n’exprimant pas pertinemment l’évolution humaine telle qu’elle a eu lieu et donc n’étant guère correct.
Tout cela nous amène à l’affirmation de darwincwg selon laquelle l’on pourrait dire que les européens descendent des africains et que cela serait là aussi correct.

Or ce n'est bien évidemment pas le cas!

D’une part parce que là encore l’on raisonne en terme d’ancêtres communs. Mais aussi et surtout parce que contrairement à la lignée du chimpanzé avec laquelle nous n’avons plus de flux de gènes depuis plusieurs millions d’années, il y a eu de flux de gènes conséquent entre l’Europe et l’Afrique il y a encore moins de 40'000 ans!
Darwincwg cite le généticien Luigi Luca Cavalli-Sforza pour affirmer par exemple que les africains seraient apparus il y 200'000 ans et les européens il y 100'000 ans. Mais il y a de nombreuses inexactitudes dans cette affirmation. La question serait de savoir si Cavalli-Sforza a réellement fait une erreur, s’est mal exprimé ou que Darwincwg l’a mal compris et/ou retranscrit. Toujours est-il que l’on peut corriger cette affirmation en rappelant les trois choses suivantes.

1. L’apparition de l’homme moderne (Homo sapiens), est estimé avoir eu lieu il y a 200'000 ans en Afrique.

2. Si des sorties hors d’Afrique de la part de l’homme moderne ont probablement déjà eu lieu il y plus de 100'000 ans, il semble qu’elles contribuèrent que de manière limité au patrimoine génétique de l’humanité moderne. Par ailleurs à ce jour rien ne prouve qu’il y a 100'000 ans l’homme moderne avait colonisé l’Europe qui semblait alors encore peuplée exclusivement de Néanderthaliens. Par ailleurs le chromosome Y indique des sorties du continent africain largement plus récentes qu'il y a 100'000 ans! [9]

3. L’homme moderne est arrivé en Europe aux alentours de 50'000 à 40'000, où hormis les premiers fossiles européens d’Homo sapiens l’on observe également les premiers artefacts culturels associés à Homo sapiens avec entre autre l’implantation de la «Culture Aurignacienne». [10]

À tous ces éléments mettant déjà à mal l’affirmation de darwincwg, il est nécessaire de rappeler à nouveau que les données génétiques actuels indiquent l’existence de flux de gènes conséquents allant de l’Afrique subsahariene à l’Europe il y moins de 40'000 ans voir même probablement il y a 20'000 ans seulement. [11]

D’ailleurs l’existence de pareilles flux de gènes relativement récent dans la préhistoire humaine se remarque aisément lorsque l’on observe la distribution de l’haplogroupe T du chromosome Y!

L’haplogroupe T du chromosome Y a une distribution allant de l’Afrique Subsaharienne, à l’Europe et même jusqu’en Inde. La date d’apparition de cet haplogroupe se situe entre 19'000 et 34'000 ans et trahit donc des flux de gènes relativement récent entre différents continents notamment entre l’Europe et l’Afrique. [12]

Bref les européens ne descendent pas des africains ils partagent divers ancêtres communs récents, voir même étonnamment récents, qui vivaient selon toute vraisemblance en Afrique. Et mieux encore divers flux de gènes ont continué d’avoir lieu entre les populations africaines et européennes à des temps bien plus récents encore.

Ces mises au point étant faite je pense pouvoir fermer provisoirement cette petite série de message sur le racisme «scientifique». Tout ce que l’on peut retirer de l’histoire est que le racialisme, c’est-à-dire ces doctrines raciales visant à dépeindre certaines populations comme «inférieures» ou «nuisibles» en raison de leur «biologie», a pour seules bases la distorsion de données anthropologiques, l’absence de rigueur et une indécrottable mauvaise foi! Et il est bien sûr aussi illusoire d’essayer de convaincre un fanatique décérébré racialiste qu’un créationnistes. Surtout lorsque le racialiste en question est suffisamment à la masse pour s’autoriser des assertions mythomanes aussi énorme que celles consistant à se faire passer pour un docteur en biologie sans même avoir ne serait-ce qu’un quart du tiers de bagage en la matière!

[1] Carles Lalueza-Fox et al (2007), A Melanocortin 1 Receptor Allele Suggests Varying Pigmentation Among Neanderthals, Science

[2] Hong Sang et al (2007), An early modern human from Tianyuan Cave, Zhoukoudian, China, Proceedings of the National Academy of Sciences

[3] Hélène Coqueugniot et al (2004), Early brain growth in Homo erectus and implications for cognitive ability, Nature

[4] Leonard Lieberman (2001), How “Caucasoids” Got Such Big Crania and Why They Shrank, Current Anthropology, From Morton to Rushton

[5] Tanya M. Smith et al (2007), Rapid dental development in a Middle Paleolithic Belgian Neanderthal, Proceedings of the National Academy of Sciences

[6] Marcia S. Ponce de Leoet al (2008), Neanderthal brain size at birth provides insights into the evolution of human life history, Proceedings of the National Academy of Sciences

[7] Sarah A. Tishkoff et al (2009), The Genetic Structure and History of Africans and African Americans, Science

[8] Paul Broca (1862), Sur les proportions relatives du bras, de l’avant-bras et de la clavicule chez les noirs et les Européens, Bulletins Société d’Anthropologie, Paris 3: 32pp

[9] Peter A. Underhillet al (2000), Y chromosome sequence variation and the history of human populations, Nature

[10] Michael Bolus et Nicholas Conard (2011), Les débuts de la culture en Europe, Pour La Science, numéro 407 -Septembre 2011

[11] Heng Li and Richard Durbin (2011), Inference of human population history from individual whole-genome sequences, Nature

[12] Fernando L. Mendez et al (2011), Increased Resolution of Y Chromosome Haplogroup T Defines Relationships among Populations of the Near East, Europe, and Africa, Human Biology