dimanche 30 octobre 2011

Excréments racialistes, fin.....(provisoire).....


Suite à la publication de mon message initiale sur le racisme «scientifique», un troll racialiste répondant au pseudo de darwincwg, mythomane se prétendant «docteur en biologie» (rien que cela) s'est donc sans surprise sentit obligé de me répondre avec virulence (au point de souhaiter ma mort) à plusieurs reprises. Ses réponses consistait notamment en de longs copiés/collés issu de sites racialistes. Lui ayant refuser ce flood (car la fonction «commentaires» est réservé aux commentaires et pas au flood), il m'a donc répondu tant bien que mal avec ces mots à lui, même si il se contentait donc toujours de pomper mécaniquement ce qui se trouvait sur ses sites racialistes de référence avec notamment comme référence de base d'illustres racialistes tel que John Philippe Rushton (voir photo ci-dessus).....

Comme on pouvait s'y attendre ses réponses étaient donc insipides, car ignorant les objections déjà amené à ces  «arguments», et bien évidemment ignorant les nouvelles objection que je lui amenait, références à l'appui, et donc se contentant de répéter en boucle les mêmes sophismes. Mais le pire étant son absence totale de maîtrise en matière de biologie, et plus spécifiquement en matière de génétique et d'anthropologie. Son incapacité à argumenter l'ayant au final poussé, à souhaiter ma mort et autres joyeusetés pour finalement l'amené à aller me répondre sur son blog à lui à coup de longs copiés/collés ignorant bien évidemment tout ce qui lui avait été expliqué.

Jugeant à juste titre inutile de répondre à un troll ne maîtrisant strictement rien aux problématiques scientifiques qu'il aborde et ignorant tout ce qu'on lui explique en plus de distordre les propos de ses contradicteur, je n'avait initialement pas pensé à rédigé un nouveau message ne guise de réponse. Néanmoins deux de ces affirmations fallacieuse en matière de biologie, notamment de génétique, me semble intéressant à corriger non pas dans l'espoir de refaire l'éducation perdue et/ou inexistante du troll en question, mais simplement pour exposer clairement le caractère fallacieux des «démonstrations» racialistes. Ce message étant, je l'espère, le dernier consacré aux inepties racialistes, avant longtemps.

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Nous pouvons revenir sur les propos de ce docteur en biologie auto-proclamé, ne maîtrisant même pas le quart du tiers de la discipline dont il se dit spécialiste. Mais avant cela souvenons que darwincwg avait affirmé que le noirs africains seraient génétiquement plus proche d'Homo erectus  que les européens et les asiatiques. Je lui avait demandé de me fournir une source démontrant cela. Et en guise de référence darwincwg se référa donc à ce papier de John Philippe Rushton, papier qui n'amène strictement aucune donnée génétique! En effet pour darwincwg, pas besoin de données génétique pour démontré que les africains seraient génétiquement plus proche d'Homo erectus car John Philippe Rushton l'aurait démontré via des variables phénotypiques. À ce titre voilà comment darwincwg expose la chose.


J’ignore comment on peut être suffisamment à la masse pour se prétendre «docteur en biologie» et affirmer une pareille énormité..... Ah oui c’est vrai il suffit d’être complètement à la masse bien sûr!

Il y a en effet plusieurs choses que le mythomane darwincwg ignore en matière de biologie mais également plus spécifiquement en matière de paléoanthropologie.

1. Des traits similaires peuvent-être apparus indépendamment dans deux ou plusieurs populations. Par exemple une étude relativement récente sur certaines séquences d’ADN néanderthaliennes suggèrent, que certains néanderthaliens étaient probablement roux comme certains européens modernes. Pourtant les variations génétiques qui auraient confié cette « rousseur» à certains néanderthaliens, ne sont pas les mêmes que celles des européens roux d’aujourd’hui. [1] Bref un caractère phénotypique similaire voir identique, n’a pas forcément une origine génétique commune et ne témoigne pas forcément d’un lien de parenté.

2. Des caractères similaires à certaines populations d’Homo erectus ont été retrouvé chez les populations…..Est-Asiatiques. Étrange sachant car selon les standards de Rushton (et donc de darwincwg) les Est-Asiatiques devraient être plus «éloignés» des Homo erectus. Les caractères Est-Asiatiques en question étant notamment les incisives en pelle + d’autres traits au niveau du crâne. Certains paléoanthropologues suggérant un métissage entre les Homo erectus asiatiques et les Homo sapiens sapiens venus d’Afrique [2]. D’autres penchent pour une simple convergence évolutive.

3. Si l’on veut prouver que les noirs-africains sont génétiquement plus proches d’Homo erectus que les autres populations humaines, il faudrait retrouver de l’ADN d’Homo erectus et si possible de différentes populations d’Homo erectus à travers le monde (car Homo erectus était répandu de l’Afrique à l’Est de l’Eurasie avec des variations notables d’une population à l’autre) de comparer tout cela aux données génétique existante des populations humaines actuelles, pour être fixé.

Mais la faute la plus grave de Darwincwg demeure sa vision même de l’évolution en général et de l’évolution humaine en particulier. En effet parler «d’échelle de l’évolution» est totalement obsolète de nos jours. Cette vision «gradiste» de l’évolution où l’on placerait donc Homo erectus en amont et les africains entre Homo erectus et les eurasiens, est donc une stupidité crasse ignorant aussi bien les modalités réelles de l’évolution en général que la complexité de l’évolution humaine récente en particulier.

C’est d’ailleurs aussi en cela que le papier de Rushton auquel il se réfère, n’amène aucune donnée génétique et n’amène plus généralement strictement aucune démonstration rigoureuse des thèses racialistes qu’il défend.
Rushton ne faisant dans son papier que deux choses- à savoir tout d’abord enfoncer des portes ouvertes pour ensuite prétendre que ces thèses racialistes seraient donc elles aussi des évidences avérées.

Premièrement Rushton ne fait que constater via des corrélations ce que toute personne un minimum informer en matière d’évolution humaine sait déjà. À savoir que la largeur du bassin et volume crâniens on co-évolué, chez les hominidés, une tête plus grosse nécessitant un bassin plus large pour permettre la parturition. Et bien sûr un bassin plus large ayant quelques peu modifié les insertions fémorales avec une incurvation fémorale plus grande.

Fort d’avoir prouvé que la Terre est ronde plus de 500 ans après Christophe Colomb, Rushton ajoute alors que l’on constaterait un moindre volume crânien, une moindre largeur du bassin, et une moindre incurvation fémorale chez les africains actuels que chez les eurasiens. Tout cela étant sensé confirmer ses thèses racialistes selon lesquels les africains seraient non-seulement moins intelligent mais également auraient moins «évolué» depuis Homo erectus que ne l’ont fait les populations eurasiennes!

Rien que cela!

Mais il y a bien évidemment plusieurs problèmes qui sont totalement ignoré par cette pseudo-étude de Rushton.

1. nombreuses données absentes ou pire encore une absence d’informations sur certaines données.

2. Concernant les données des populations humaines actuels, il n’y aucune prise en compte des variations existant au sein des grand regroupements continentaux.

3. Cette pseudo-étude ignore des études et observations antérieures ayant montré en quoi les variations existant au sein des grands regroupements continentaux. rendent ces derniers non-pertinents pour déterminer des «tendances» évolutives, comme cela est fait entre les différentes espèces d’hominidés!

Par exemple Rushton s’était donné au même raisonnement avec la maturation. En effet l’analyse du squelette d’un jeune Homo erectus laisse penser qu’Homo erectus avait une maturation bien plus rapide que la nôtre. En fait il semblerait même que la maturation d’Homo erectus soit plus similaire à celle des grands singes qu’à celle d’Homo sapiens sapiens. En cela les auteurs de cette étude parue dans la revue Nature pensent qu’Homo erectus avait probablement des capacités cognitives nettement moindres que celles des hommes modernes. [3] Or là encore John Philippe Rushton prétend que les noirs-africains ont une maturation plus rapide que les autres populations humaines en se basant là encore sur quelques données agrégées.

Ainsi la plus grande maturation ferait à la fois office de «démonstration raciale» tout en confirmant les idées de Rushton voulant que les populations noires africaines aient moins évolués en matière de maturation et d’intelligence, depuis Homo erectus.

Bien évidemment les conclusions de Rushton sont bancales car ignorant s’adonnant là encore à des agrégations ignorant la diversité génétique et phénotypique humaine dans son ensemble, en plus de prendre parti gratuitement pour une vision simpliste et linéaire de l’évolution humaine. Premièrement les différences de rythme de maturation entre les différentes populations humaines sont nettement moindre que celle estimée entre Homo erectus et l’homme moderne. De plus les différences moyennes de maturation entre populations humaines ne se répartissent pas de manière géographiquement nettes comme semble le suggérer Rushton et ne permettent pas de déduire quoi que ce soit en ce qui concerne l’intelligence des populations humaines en question. Tout cela n’étant pas surprenant sachant que l’évolution humaine n’est guère aussi linéaire que semble le percevoir Rushton.

Par exemple en 1974 le psychologue Daniel G. Freedman constata qu’une ethnie «caucasienne» du nord de l’Inde les Punjabi, avaient une maturation très rapide en comparaison des autres populations. En fait la maturation des enfants de cette ethnie, était alors la plus rapide connu à travers le monde, dépassant les moyennes calculé pour les populations noires africaines. Notons également cette ethnie, loin de confirmer les thèses de Rushton mettant en corrélation maturation, intelligence et succès économique, faisait preuve d’un certain succès économique.

L’anthropologue Léonard Liebermann est revenu sur les enseignement des observation de Freedman [4]

Premièrement la rapidité de maturation varie énormément au sein des «races». Il est ainsi difficile d’affirmer que les moyennes faites entre macro-populations (noirs-africains, caucasiens, asiatiques) soient significatives et donc trahissent quoi que ce soit en matière de proximité phylogénétique.

Deuxièmement, les variations inter-populations dans la rapidité de la maturation semblent être indépendantes de la «race» et des aptitudes intellectuelles des populations en question. Elles semblent trahir des évolutions locales (au sein des grands regroupements appelés «races»), peut-être en raison de pressions sélectives particulières, mais donc sans que cela puisse être rattaché à des aptitudes intellectuelles particulières.

Tout cela est bien sûr ignoré par Rushton et compagnie, ces derniers ne jugeant que par des agrégations dont la pertinence n’est pas démontré voir même sérieusement mise à mal, ainsi que par des déductions spéculatives ayant pour base une vision linéaire, «gradiste» et donc fausse de l’évolution.

Enfin on peut également noter un point amusant. Des études ont montré que l’Homme de Néanderthal avait lui aussi une maturation plus rapide que la nôtre [5] [6] et plus récemment une étude a montré que les eurasiens étaient de toute évidence génétiquement plus proche de Néanderthal que ne le sont les africains (car les ancêtres des eurasiens se seraient métissé dans une certaine mesure avec des Néanderthaliens). Question darwincwg pourra-t-il intégré cet exemple pour comprendre pourquoi on ne peut pas inférer de manière simple une supposée proximité génétique à partir de caractéristiques phénotypiques?

Bref l’agrégation de macro-populations continentales faite par Rushton est fallacieuse. Mais pire pareille agrégation tient d’autant moins avec les populations noires africaines lorsque l’on sait que celles-ci sont très diverses les unes par-apport aux autres et que l’ensemble eurasien n’est en réalité qu’un sous-ensemble d’une diversité génétique essentiellement noire africaine. [7]


Comme le montre cet «arbre d'apparentement» ci-dessus l’analyse du génome de divers populations africaines et non-africaines, montrent la très grande diversité génétique africaine en comparaison avec celle du reste du monde qui n’en constitue qu’en fait un sous-ensemble. Aucune des agrégation raciales de Rushton consistant à présenter les noirs-africains comme un ensemble cohérent, ne tient compte de cette complexité et notamment des relations phylogénétique des diverses populations noires-africaines. Pourtant cette complexité peut rendre les moyennes entre populations continentales de Rushton totalement caduque. Mais Rushton ne s’embarasse pas de ces données, ignore leurs implications et préfère donc s’en tenir mordicus à ses agrégations bancales en guise de démonstration.

Et donc il ne suffit pas de sortir une moyenne des « noirs africains » pour telle ou telle mesure phénotypique, il faudrait plutôt établir des moyennes des diverses populations africaines, en tenant compte des divergences et proximités phylogénétique des diverses populations noires-africaines en question. Et il faudrait s’assurer que l’échantillonnage des différentes populations, est donc pertinent compte tenue de ces proximités phylogénétiques.

À ce titre prenons un exemple concret concernant les traits musculo-squelettiques.

Le grand médecin, anatomiste et anthropologue français du 19ème siècle Paul Broca était, comme la plupart des hommes occidentaux de classe sociale supérieure de l'époque, convaincu de l’infériorité intellectuelle des noirs, qu’il percevait comme étant plus «simiens» que les blancs. Un des caractères musculo-squelettique que Paul Broca mesura était le rapport radius (os de l’avant-bras) – humérus (os du bras à proprement parler). Selon Broca plus l’avant-bras est long par apport aux bras plus cela se rapproche d’une condition «simienne». Or Broca était content de constater que les noirs africains avaient en moyenne un avant-bras plus long par-apport aux bras, comparé aux européens. Cependant les choses se compliquèrent lorsqu’il mesura ce rapport de longueur chez des représentant de l’ethnie khoïkhoï, pour qui l’avant-bras était bien moins long par apport à l’avant-bras que cela n’était le cas chez les blancs! [8] Bref là encore nous avons une donnée exposant le caractère fallacieux des agrégations faites par John Philippe Rushton!

Car ce que fait Rushton en conglomérant les noirs africains, sans même que les échantillonnages prennent en compte cette diversité des dits noirs-africains, revient exactement au même que de mesurer la taille moyenne des noirs-africains versus la taille moyenne des blancs européens. Que signifierait la taille moyenne des noirs africains alors que l’on trouve un vaste gamme des variations chez ces derniers avec des pygmées de taille très inférieure à la moyenne et d’autres populations africaines ayant au contraire une taille moyenne remarquablement grande? D’ailleurs comment réaliser un échantillonnage pertinent pour déterminer la taille moyenne des noirs africains compte tenus de ces variations importantes et complexes dans leurs répartitions respectives, d’une population noire africaine à l’autre? Car si l’on surreprésente les pygmées ou inversement notre moyenne sera forcément biaisée et donc non-pertinente. La même question se poserait d’ailleurs en grande partie pour les européens pourtant moins divers sur le plan génétique.
Mais John Philippe Rushton ignore bien sûr ce dernier point, la rigueur méthodologique ne l’intéresse pas, seule la validation même bancale mais emballé d’une belle rhétorique de ses préjugés, comptent.

En conclusion il n’existe aucune démonstration génétique. Et la soit disant démonstration phénotypique n’a même pas un quart de tiers de rigueur nécessaire pour permettre d'extrapoler des tendances évolutives inter-espèce à une diversité phénotypique intra-espèce. Normal puisque John Philippe Rushton ignore, comme à son habitude, la complexité de la diversité humaine et ne jure que par l’agrégat de quelques variables en ignorant totalement la faiblesse de pareille démarche.

Mais avant de conclure définitivement ce message je reviens sur une dernière perle de darwincwg.
 
Non, il n’est pas correct de dire que l’homme descend du singe, car cela prête à confusion sachant qu’en réalité l’homme est lui-même biologiquement parlant, un singe! L’espèce humaine est une espèce de singe parmi d’autres (bien que donc dotés de particularités remarquables), une espèce de singe qui partage des ancêtres communs avec les autres singes. Les ancêtres communs en question étaient bien évidemment également des singes, mais donc ces ancêtres communs n’existent plus aujourd’hui.

Ainsi si l’on prend nos plus proches cousins actuels que sont les bonobos et les chimpanzés, nous partageons avec des derniers un ancêtre commun dont l’âge est estimé entre 5 et 10 millions d’années (probablement aux alentours de 6 à 8 millions d’années). Nous descendons donc de cet ancêtre commun mais pas du chimpanzé. L’affirmation «l’homme descend du singe» prêtant à confusion, n’exprimant pas pertinemment l’évolution humaine telle qu’elle a eu lieu et donc n’étant guère correct.
Tout cela nous amène à l’affirmation de darwincwg selon laquelle l’on pourrait dire que les européens descendent des africains et que cela serait là aussi correct.

Or ce n'est bien évidemment pas le cas!

D’une part parce que là encore l’on raisonne en terme d’ancêtres communs. Mais aussi et surtout parce que contrairement à la lignée du chimpanzé avec laquelle nous n’avons plus de flux de gènes depuis plusieurs millions d’années, il y a eu de flux de gènes conséquent entre l’Europe et l’Afrique il y a encore moins de 40'000 ans!
Darwincwg cite le généticien Luigi Luca Cavalli-Sforza pour affirmer par exemple que les africains seraient apparus il y 200'000 ans et les européens il y 100'000 ans. Mais il y a de nombreuses inexactitudes dans cette affirmation. La question serait de savoir si Cavalli-Sforza a réellement fait une erreur, s’est mal exprimé ou que Darwincwg l’a mal compris et/ou retranscrit. Toujours est-il que l’on peut corriger cette affirmation en rappelant les trois choses suivantes.

1. L’apparition de l’homme moderne (Homo sapiens), est estimé avoir eu lieu il y a 200'000 ans en Afrique.

2. Si des sorties hors d’Afrique de la part de l’homme moderne ont probablement déjà eu lieu il y plus de 100'000 ans, il semble qu’elles contribuèrent que de manière limité au patrimoine génétique de l’humanité moderne. Par ailleurs à ce jour rien ne prouve qu’il y a 100'000 ans l’homme moderne avait colonisé l’Europe qui semblait alors encore peuplée exclusivement de Néanderthaliens. Par ailleurs le chromosome Y indique des sorties du continent africain largement plus récentes qu'il y a 100'000 ans! [9]

3. L’homme moderne est arrivé en Europe aux alentours de 50'000 à 40'000, où hormis les premiers fossiles européens d’Homo sapiens l’on observe également les premiers artefacts culturels associés à Homo sapiens avec entre autre l’implantation de la «Culture Aurignacienne». [10]

À tous ces éléments mettant déjà à mal l’affirmation de darwincwg, il est nécessaire de rappeler à nouveau que les données génétiques actuels indiquent l’existence de flux de gènes conséquents allant de l’Afrique subsahariene à l’Europe il y moins de 40'000 ans voir même probablement il y a 20'000 ans seulement. [11]

D’ailleurs l’existence de pareilles flux de gènes relativement récent dans la préhistoire humaine se remarque aisément lorsque l’on observe la distribution de l’haplogroupe T du chromosome Y!

L’haplogroupe T du chromosome Y a une distribution allant de l’Afrique Subsaharienne, à l’Europe et même jusqu’en Inde. La date d’apparition de cet haplogroupe se situe entre 19'000 et 34'000 ans et trahit donc des flux de gènes relativement récent entre différents continents notamment entre l’Europe et l’Afrique. [12]

Bref les européens ne descendent pas des africains ils partagent divers ancêtres communs récents, voir même étonnamment récents, qui vivaient selon toute vraisemblance en Afrique. Et mieux encore divers flux de gènes ont continué d’avoir lieu entre les populations africaines et européennes à des temps bien plus récents encore.

Ces mises au point étant faite je pense pouvoir fermer provisoirement cette petite série de message sur le racisme «scientifique». Tout ce que l’on peut retirer de l’histoire est que le racialisme, c’est-à-dire ces doctrines raciales visant à dépeindre certaines populations comme «inférieures» ou «nuisibles» en raison de leur «biologie», a pour seules bases la distorsion de données anthropologiques, l’absence de rigueur et une indécrottable mauvaise foi! Et il est bien sûr aussi illusoire d’essayer de convaincre un fanatique décérébré racialiste qu’un créationnistes. Surtout lorsque le racialiste en question est suffisamment à la masse pour s’autoriser des assertions mythomanes aussi énorme que celles consistant à se faire passer pour un docteur en biologie sans même avoir ne serait-ce qu’un quart du tiers de bagage en la matière!

[1] Carles Lalueza-Fox et al (2007), A Melanocortin 1 Receptor Allele Suggests Varying Pigmentation Among Neanderthals, Science

[2] Hong Sang et al (2007), An early modern human from Tianyuan Cave, Zhoukoudian, China, Proceedings of the National Academy of Sciences

[3] Hélène Coqueugniot et al (2004), Early brain growth in Homo erectus and implications for cognitive ability, Nature

[4] Leonard Lieberman (2001), How “Caucasoids” Got Such Big Crania and Why They Shrank, Current Anthropology, From Morton to Rushton

[5] Tanya M. Smith et al (2007), Rapid dental development in a Middle Paleolithic Belgian Neanderthal, Proceedings of the National Academy of Sciences

[6] Marcia S. Ponce de Leoet al (2008), Neanderthal brain size at birth provides insights into the evolution of human life history, Proceedings of the National Academy of Sciences

[7] Sarah A. Tishkoff et al (2009), The Genetic Structure and History of Africans and African Americans, Science

[8] Paul Broca (1862), Sur les proportions relatives du bras, de l’avant-bras et de la clavicule chez les noirs et les Européens, Bulletins Société d’Anthropologie, Paris 3: 32pp

[9] Peter A. Underhillet al (2000), Y chromosome sequence variation and the history of human populations, Nature

[10] Michael Bolus et Nicholas Conard (2011), Les débuts de la culture en Europe, Pour La Science, numéro 407 -Septembre 2011

[11] Heng Li and Richard Durbin (2011), Inference of human population history from individual whole-genome sequences, Nature

[12] Fernando L. Mendez et al (2011), Increased Resolution of Y Chromosome Haplogroup T Defines Relationships among Populations of the Near East, Europe, and Africa, Human Biology

lundi 26 septembre 2011

Pseudoscience racialiste, suite.....

Nouvelle réponse adressée au racialiste répondant au pseudo de darwincwg et qui ne tient toujours pas compte, ni ne comprend les explications qui lui sont fournies.

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Darwincwg, je dois dire que ta mauvaise foi est pour le moins déplorable. Tu ignores les arguments et sources qui te sont adressé pour répéter en boucle les mêmes sophismes dont il a déjà été démontré qu'il s'agit.....de sophismes. De plus dans un de tes commentaires tu as d’abord voulu m’assimiler de façon parfaitement gratuite et mensongère, à un gus qui soutiendrait l’idée d’une hérédité nulle concernant les différences «d’intelligence» entre individus. Lorsque je te rappelle alors que je n’ai jamais nié le fait qu’il existe bien évidemment une influence génétique en matière de psyché entre les individus, tu me réponds ceci.

Aaah... les gènes sont donc responsables des différences intra-raciales observées... mais pas interraciales ? Les africains et les européens, qui ont vécu dans des milieux séparés pendant 100 mille ans, ont les même génotypes intellectuels, en terme qualitatif et de fréquence de gènes ? C'est très vraisemblable dites-moi tout cela, puissamment raisonné. darwincwg

Darwincwg, as-tu simplement ne serait-ce que le quart du tiers de notions élémentaires en matière de génétique des populations, d’hérédité et plus spécifiquement de paléoanthropologie?

Tout d’abord on parle de fréquences alléliques, les allèles étant différentes version de mêmes gènes. Deuxièmement il n’y a pas deux individus (à l’exception des vrais jumeaux) qui ont le même génotype. Et si l’on raisonne en termes de populations tu trouves des différences de fréquences alléliques entre l’Europe du Nord et du Sud, de l’Est et de l’Ouest ou même entre deux pays voisins. Bref les différences de fréquences alléliques ne correspondent pour la plupart pas aux grandes « subdivisions raciales » comme on les appelle parfois, ces dernières étant des virtualités statistiques basées sur des corrélations entre les différentes fréquences de différents allèles de certains gènes (voir par exemple les études utilisant l’indice Fst souvent utilisé en la matière). [1]

Enfin non les africains et les européens n’ont pas vécu séparé depuis 100'000 ans…..Car par exemple le dernier ancêtre masculin commun de l’humanité moderne nous ayant transmis son chromosome Y (le fameux «Adam Chromosomique»), est estimé a bien moins de 100'000 ans. [2] Mais surtout une récente étude montre l’existence de probables flux gènes ayant eu cours entre l’Eurasie et l’Afrique aux alentours d’il y a 40'000 à 20'000 ans seulement! [3]

Dois-je te rappeler que les divergences génétiques entre les populations modernes à travers le monde, malgré les différences en termes de fréquences alléliques existantes, sont bien moindre que les divergences génétiques existantes entre les différentes populations de chimpanzés? [4] [5] [6]


Schéma illustrant les distances génétique mesuré avec l’ADN mitochondrial, entre les populations de différentes espèces. Malgré un échantillonnage plus vaste (811 individus pris sur différents continents), l’on trouve moins de distance génétique entre les différentes populations continentales humaines, qu’entre les différentes sous-populations de chimpanzés ou de gorille pourtant présentes sur le seul continent africain. Cela témoignant de la grande proximité génétique et phylogénétique des populations humaines actuelles. Ces résultats étant confirmé par des études portant sur le génome à proprement parler. Schéma tiré de Pascal Gagneux et al (1999) [7]

Ces mises au point étant faites il reste donc la question des différences «d’intelligence innée» supposées entre les différentes populations humaines actuelles. Chose sur laquelle je reviens plus en détail plus bas dans mon présent message.

Néanmoins je précise déjà que:

1. Il faudrait déjà disposer d’une définition claire de ce qu’est «l’intelligence» qui ne peut certainement pas se réduire aux seuls succès dans les réponses fournies à une série de tests standardisés à savoir les tests de QI.

2. Déterminer que les divergences de QI entre populations s’expliquent réellement de manière prépondérante par des différences de fréquences alléliques et donc contrôler via des protocoles expérimentaux rigoureux, les influences environnementales afin de les dissocier des facteurs génétiques.

Encore une fois j’aborderai plus en détail ces deux points plus bas, références à l’appui cela va de soi.

Mais tout d'abord revenons sur la suite de ta prose darwincwg.

Les différences intellectuelles entre les races sont conséquentes des différents environnements dans lesquels elles ont vécu, avec en particulier l’impact du principal âge de glace (-28000 à -10000) dans l'hémisphère nord exerçant des pressions de sélection pour une plus grande intelligence pour survivre.
Il y eu apparition de mutations pour plus d’intelligence dans les populations nombreuses et soumises au stress du froid et augmentation progressive par sélection naturelle des fréquences des gènes pour une plus haute intelligence. darwincwg

Ta présente prose darwincwg prouve encore une fois tes profondes lacunes en matière de biologie de l’évolution et d’évolution humaine en particulier.

1. Les mutations n’apparaissent pas en fonction de l’environnement mais indépendamment de celui-ci, les mutations se produisant de manière aléatoire. Seule la sélection est susceptibles de favorisé telle ou telle mutation c’est-à-dire de sa fixation au sein d’une population. De plus la sélection n’est pas seule à entrer en jeu la dérive génétique a également une grande importance dans la fixation ou non de certains allèles et donc l’évolution des populations.

2. Rien ne prouve que les peuplades vivant plus au Sud n’ont pas eu des pressions sélectives moins moins importantes que les peuplades vivant dans les climats froids, et susceptibles de favoriser les individus les plus «intelligents» (quoi qu’il faudrait encore une fois déjà préciser ce que l’on entend exactement par-là). Les forêts tropicales comprennent divers dangers et sont propices à bon nombre de maladies De plus pendant la glaciation une bonne partie du continent africain connu une intense désertification avec à la clef raréfaction des ressources et donc nécessité de s’adapter.

3. Si le climat froid génère réellement une plus grande «intelligence» comment expliquer le cas de l’homme de Neandertal? Neandertal ayant disparu suite à l’arrivé de l’homme moderne en Europe!

On sait que les premiers hommes modernes arrivés en Europe venaient de latitudes plus méridionales. La morphologie des premiers européens modernes se caractérisait par exemple par des membres plus longs par apport au tronc que la moyenne des européens actuels (là où les populations tropicales conservent en moyenne ces proportions de type «tropicale»). [8] Pourtant ces hommes modernes venus de climats plus chauds portaient avec eux des innovations culturelles que n’avaient jamais accomplis les Néanderthaliens [9] malgré des dizaines de milliers d’années de présence en Europe c’est-à-dire dans un climat plus froid. Et pire encore Neandertal disparu peu à peu laissant la place à Homo sapiens sapiens. Étrange car selon la thèse de Richard Lynn (oui darwincwg tes sources je les connais) cela devrait être exactement le contraire, Néanderthal soumis au climat plus rude aurait dut surpasser intellectuellement, culturellement et donc techniquement les Homo sapiens issu de climats plus chauds, ce qui ne faut absolument pas le cas!

Mais Richard Lynn ne s’embarrasse bien évidemment pas de prendre ne compte les faiblesses de ses thèses rendant donc toutes ses déductions racialistes bancales!

Les différences de QI entre les races expliquent les différences dans la capacité à faire la transition néolithique de chasse-cueillette à l'agriculture sédentaire, la construction des premières civilisations et le développement des civilisations matures durant les deux mille dernières années. La position des environnementalistes qui prétendent que depuis son apparition il y a 200000 ans, les hommes, séparés par des barrières géographiques dans différentes parties du monde, ont évolué en une dizaine de races différentes avec des différences marquées dans la morphologie génétique, les groupes sanguins, et l'incidence des maladies génétiques et pourtant auraient les mêmes génotypes pour l’intelligence, est si improbable que ceux qui l'avance doivent être totalement ignorants des principes fondamentaux de la biologie évolutive ou avoir un agenda politique pour nier de cette manière l'importance de la race. Ou les deux. darwincwg

J’imagine que tu disposes des mesures de QI des peuplades du Néolithique pour affirmer une telle chose…..Ah non c’est juste tu te réfères bêtement aux thèses de Richard Lynn qui ne contiennent bien évidemment aucune donnée concrète en la matière en plus de partir du postulat que l’intelligence peut se mesurer à l’aide de tests standardisés ne prenant même pas en compte l’ensemble des manifestations de la psyché pouvant être rangées dans le label «intelligence». Concernant les innovations ayant eu cours durant le Néolithiques Richard Lynn ignore par ailleurs les divers facteurs géographiques et environnementaux susceptibles d’expliquer les différences dans le développement des société ainsi que le fait que des peuplades d’Afrique noires avaient également développé agricultures et métallurgie bien avant notre ère. [10]

Autre point important, les caractéristiques telles que les différences de fréquences en matière de groupes sanguins et de maladies génétiques, ne définissent pas des «races» sauf à considérer comme formant une «race» n’importe quelle population différant en matière de fréquences alléliques par apport à une autre….. Auquel car les basques devraient alors être considéré comme étant une «race»! Et pour les différences morphologiques ce n’est non plus pas forcément aussi évident que de s’en servir pour s’adonner à des classifications raciales.

Même les différences phénotypiques visibles peuvent induire en erreur en matière de classification raciale.

Le dernier point étant que ce que tu appelles l’«intelligence» n’est pas formellement défini. Le mot «intelligence» lui-même étant un terme générique comprenant en réalité diverses manifestations complexes de notre psyché! C’est d’ailleurs là que Richard Lynn et autres dogmaticiens du QI se fourvoient gravement. Ce qu’on appelle l’intelligence englobes divers capacités cognitives, qui individuellement pour certaines pourraient être considéré comme étant des phénotypes, mais qui même individuellement sont tributaire de multiples gènes, de facteurs environnementaux et mêmes souvent d’autres capacités cognitives. C’est ainsi par exemple que des chercheurs ont remarqué qu’en entrainant sa mémoire, l’on augmente son «intelligence fluide» alors que la mémoire est sensée être indépendante de cette dernière. [11] Par ailleurs je le répète pour que cela soit clair, le plus grave étant que les tests de QI ne prennent de loin pas en compte l’ensemble des aptitudes cognitives susceptibles d’être rangées sous le label «intelligence».

Cette non prise en compte de manifestations cognitives importantes par les tests de QI ainsi que la complexité de notre psyché, des divers gènes et interactions de gènes entrant en compte ainsi que la manière exacte dont l’environnement peut modifier la dite psyché, ne sont bien évidemment pas envisagés par Richard Lynn!

Or sans envisager ces points et sans vraiment démêler la complexité de la psyché, l’affirmation de Richard Lynn selon laquelle les différences de QI entre populations évoluant dans des environnements sensiblement différents, prouvent une différence innée en matière d’intelligence, entre ces même populations, demeure une affirmation parfaitement gratuite!

En fait la notion même d’«intelligence» n’étant pas formellement définie on ne peut guère la quantifier avec un test standardisé qui aurait une portée universelle sans possible biais d’ordre social ou si tu préfères «anthropologique».

Aujourd’hui l’on est certes capable d’identifier l’influence probable que peuvent avoir certains allèles individuels sur certaines capacités, et encore de manière limité. Récemment l’on a été capable de faire une corrélation entre divers SNPs et des résultats à des «tests d’intelligence» en limitant au mieux, mais pas entièrement, les biais environnementaux. Mais on ignore quels sont les influences respectives de ces divers SNPs et de leurs interactions sur la psyché.

Enfin concernant les différences moyennes en matière de QI entre des populations évoluant dans des environnements sociaux différents il n’existe pas de démonstration en génétique montrant que les différences de moyennes sont d’origine génétiques. Et pour cause il n’existe pas de moyens de contrôler les variables environnementales pour les exclure et isolés les influences génétiques! Et le fait que la psyché est très malléable au contexte environnemental, c’est-à-dire social, éducatif et familial, rend pareil contrôle quasiment impossible.

J’avais déjà eu l’occasion dans ce message, d’expliquer comment en biologie on procède pour isoler les variables environnementales influant sur une population d’organismes, afin de déterminer l’influence du génome dans des variations phénotypiques très sensibles aux fluctuations environnementales (c’est-à-dire pouvant variés de façon importante en fonction de l’environnement, on parle alors d’une forte plasticité phénotypique). Pour cela on contrôle de manière stricte l’environnement de l’organisme et hormis l’échantillonnage qui se doit d’être important, l’on réitère si possible l’expérience avec plusieurs générations d’organismes toujours dans un environnement strictement contrôlé. [12]

Or aucune démonstration de cette rigueur n’existe dans la littérature «racialistes», les enfants noirs adoptés par les blancs ne respectant pas les critères de rigueurs requis car laissant paraître plusieurs biais potentiels. Et auxquels on peut opposer certaines données contradictoires. [13] Et le tout en ignorant le fait que bon nombre de psychologues mettent en garde contre l’usage non-contextualisé des tests de QI qui ne constitue pas un bête échelonnage du niveau d’intelligence quoi qu’en dise les Richard Lynn et compagnie. [14] [15]

Ainsi avec «l’intelligence» on se retrouve avec un problème non-résolu bien que l’on puisse cependant déjà déterminer quelques points intéressants.

Car par exemple même en admettant des différences de fréquences alléliques sensibles entre populations concernant des allèles impliquant des différences innées pour telle ou telle capacité cognitives, à quel point ces différences peuvent-elles exacerbées et/ou effacées par les facteurs environnementaux affectant également les capacités en question?

Pour répondre reprenons l’exemple d’un milieu institutionnalisé on constate que les enfants noirs ont en moyenne un QI plus élevé que les blancs [16] je pourrais en déduire que génétiquement les enfants noirs ont un avantage pour les capacités cognitives mesurés par les tests de QI! À cela tu me répondras sans doute que plein d’autres données statistiques montrent le contraire. Mais si aucune de tes données n’ont été faites en maîtrisant de manière stricte les variables environnementales, alors tu n’as guère de démonstration montrant que les enfants noirs ont un désavantage génétique, tout au plus mets-tu en doute mon affirmation selon laquelle les noirs auraient un avantage. Car tout ce que l’on est donc parvenu à montrer c’est que l’influence de l’environnement sur la moyenne des populations, détermine de manière très importante la moyenne de QI des populations! Elle l’influence bien plus que le font d’éventuelles différences en matière de fréquence d’allèles impliqués dans certaines capacités cognitives mesurées par le QI! À ce titre fie toi à ce sympathique article de Ned Block [15] qui devrait t’éclairer plus en détail sur la question de l’héritabilité! À ce titre voici un extrait de l'article en question qui devrait te faire réfléchir.

Supposez que vous achetiez un sachet de graines de maïs ordinaire. Vous en faites pousser une poignée dans un environnement bien contrôlé, où toutes les graines reçoivent la même lumière et la même solution nutritive. Les plants de maïs vont varier en hauteur. Comme l'environnement est le même pour tous, l'héritabilité - telle que définie plus haut - de la taille des plants sera de 100 %. Prenez maintenant une poignée du même sachet, et faites pousser les graines dans un environnement tout aussi uniforme, mais cette fois avec une solution nutritive insuffisante. Vous aurez à nouveau une variation de la taille de vos plants, mais tous seront rabougris. L'héritabilité de la hauteur des plants de maïs dans ce deuxième groupe est à nouveau de 100 %. Malgré une héritabilité de 100 % dans chaque groupe, la différence de taille entre les deux groupes est due entièrement à l'environnement. Ned Block [15]

Tous ces rappels darwincwg devant te permettre à présent de comprendre pourquoi, même en admettant l'importance de facteur génétiques dans les différences de QI d’un individu à l’autre, cela n’exclue de loin pas que les différence inter-population aient des causalités environnementales! Et cela d’autant plus que l’étude publié récemment dans la revue «Nature» corrélant les différences individuelles dans les résultats de QI et certains SNPs, n’arrive, pour les différences entre individus, qu'à une estimation d’environ 50% pour la contribution des polymorphismes génétiques. Et cela encore une fois en se limitant qui plus est aux seuls tests de QI, c’est-à-dire sans prendre en compte l’ensemble des manifestations de la psyché et de leurs interactions composant ce qu’on appelle communément «l’intelligence».

Ces rappels en matière de biologie, de méthodologie, d’hérédité et de psyché devraient te pousser à t’interroger sérieusement sur la crédibilité de Richard Lynn et des autres racialistes. Car considérer le QI comme un banal phénotype, affirmer pouvoir mesurer «l’intelligence» avec un seul chiffre sur une échelle unique tout en n’amenant aucune démonstration génétique sérieuse soutenant que les différences moyenne de QI entre populations sont d’origine génétiques, et étendre ces spéculations à la préhistoire humaine où les données et démonstrations sont encore moindres, c’est tout simplement de la charlatanerie!

Et cela devrait également te pousser à remettre sérieusement en question tes accusations à l’encontre de ceux qui rejettent les thèses racialistes pour ce qu’elles sont à savoir de la merde en barre!. Tu accuses en effet tes contradicteurs d’avoir un agenda idéologique et politique, sans même te demander si tes sources (Rushton, Jensen, Lynn et compagnie) ne pourraient pas elles aussi avoir le leur…..C’est amusant lorsque l’on sait que, par exemple que John Philippe Rushton est à la tête d’une organisation fondé par Wickliffe Preston Draper, dont les sympathies pour le régime nazi ne sont guère un secret et dont l’organisation avait clairement des objectifs idéologiques racistes et eugénistes…..Étrange car aujourd’hui cette même organisation est toujours centrée sur la question de la «race» et semble être totalement autiste aux faiblesses des thèses qu’elle défend…..

Aussi darwincwg, je t’invite à te renseigner davantage en matière d’hérédité, de génétique des populations, de biologie de l’évolution et de paléoanthropologie via des sources autres que l’équipe de joyeux drilles racialistes auxquels tu te réfères. Car vois-tu si les thèses racialistes de Rushton, Jensen, Lynn et compagnie ne sont pas considérés comme pertinentes par la majorité des anthropologues et des biologistes ce n’est pas pour des raisons politiques mais bel et bien pour le manque total de bases et de rigueur scientifiques des thèses en question.
En espérant que tu tiendras cette fois-ci des arguments qui te sont présenté comme il se doit.

À bon entendeur!

Salut!

Références:

[1] Bertrand Jordan (2008), L’humanité au pluriel, Éditions du Seuil 2008

[2] Peter A. Underhill et al (2000), Y chromosome sequence variation and the history of human populations, Nature

[3] Heng Li and Richard Durbin (2011), Inference of human population history from individual whole-genome sequences, Nature

[4] Henrik Kaessmann Victor Wiebe and Svante Pääbo (1999), Extensive Nuclear DNA Sequence Diversity Among Chimpanzees, Science

[5] Anne C. Stone et al (2002), High levels of Y-chromosome nucleotide diversity in the genus Pan, Proceedings of the National Academy of Sciences

[6] Anne Fischer et al (2003), Evidence for a Complex Demographic History of Chimpanzees, Molecular Biology and Evolution

[7] Pascal gagneux et al (1999), Mitochondrial sequences show diverse evolutionary histories of African hominoids, Proceedings of the National Academy of Sciences

[8] Jean-Jacques Hublin et Bernard Seytre (2008), Quand d’autres hommes peuplaient la Terre, Éditions Flammarion 2008

[9] Michael Bolus et Nicholas Conard (2011), Les débuts de la culture en Europe, Pour La Science, numéro 407 -Septembre 2011

[10] Jared Diamond (1992), De l'inégalité parmi les sociétés, Éditions Gallimard 1997

[11] Susanne M. Jaeggi et al (2008), Improving fluid intelligence with training on working memory, Proceedings of the National Academy of Sciences

[12] T. Steinger, P. Haldimann, K . A. Leiss and H. Müller–Schärer (2002), Does natural selection promote population divergence? A comparative analysis of population structure using amplified fragment length polymorphism markers and quantitative traits, Molecular Ecology

[13] Willerman, L., Naylor, A. F., & Myrianthopoulos, N. C. (1974), Intellectual development of children from interracial matings: Performance in infancy and at 4 years, Behavior Genetics

[14] Un plaidoyer et une mise en garde contre le QI, Le Journal des Psychologues, numéro 230 – septembre 2005

[15] Ned Block, Race, gènes et QI, La Recherche

[16] Barbara Tizard et al (1972), Environmental Effects on Language Development: A Study of Young Children in Long-Stay Residential Nurseries, Institute of Education, University of London

vendredi 16 septembre 2011

Réponse à un racialiste

Récemment un commentaire pour le moins «étrange» (doux euphémisme) a été posté par une personne répondant au pseudo de darwincwg suite à mon article intitulé Race & Intelligence ou la Pseudoscience Scatologique. Pour rappel cet article était une réfutation des âneries racialistes voulant que l’on ait prouvé l’infériorité intellectuelles de certaines populations par apport à d’autres via les moyennes de QI. Or l’auteur du présent commentaire adhérant lui-même aux inepties racialistes a ainsi voulu exprimé son désaccord. Problème son commentaire ne fait que confirmer le caractère inepte du racialisme auquel il adhère.

À ce titre je réponds ci-dessous plus en détail au commentaire de darwincwg. Mais je me demande si l’intéressé lira ma présente réponse compte-tenu du fait qu’il ne semble même pas avoir tenu compte des divers arguments du message qu’il a commenté. Toujours est-il que malgré cela je réponds au commentaire en question de la manière la plus courtoise possible et cela malgré le torrent de conneries racialistes que le dit commentaire essaie de faire passer pour des vérités scientifiques.

_________________________________________

Salut darwincwg.

Avoir des commentaires opposé aux messages de mon blogs est une bonne chose, mais encore faut-il que les commentaires en question tiennent compte des messages qu’ils sont sensé commenté. Ce qui n’est hélas absolument pas le cas de ton commentaire, n’amenant même pas un quart d’ongle à ronger en matière d’argumentation. Quant aux sites auxquels tu te réfères, eh bien, ils sont d’une stupidité affligeante et encore je suis gentil!

Mais entrons dans le vif du sujet en revenant plus en détails sur tes propos.

L'auteur de ce blog est bien évidemment un idéologue qui prend ses désirs d'égalité pour des réalités, c'est flagrant. darwincwg

Ton commentaire commence mal à savoir avec une vulgaire attaque ad hominem ignorant totalement l’avant-propos que j’avais adressé dans mon message que tu prétends commenté. Ta présente affirmation à mon encontre est donc aussi déplacé que gratuite en plus de n’adressé aucun des arguments que j’ai présenté dans mon message.


Les noirs sont génétiquement plus proches des homo erectus, considérez-vous les homo erectus comme pareillement doués cognitivement que les européens ? Je ne sais pas... peut-être mais dans ce cas je pense que c'est vous qui avez quelques problèmes intellectuels. darwincwg

Puis-je savoir mon cher darwincwg où as-tu été pêché l’affirmation selon laquelle les noirs seraient génétiquement plus proche d’Homo erectus que les non-noirs? Avez-vous une étude scientifique sérieuse à nous proposer permettant d’affirmer sans sourciller une telle chose?

La vérité mon cher darwincwg c’est que votre présente affirmation ne se base sur strictement que dalle!


En réalité l'idée que les noirs-africains sont plus proches des Homo erectus que les populations européennes et asiatiques a notamment été défendu en 1962 par l'anthropologue Carleton Stevens Coon (voir image ci-dessus). Mais depuis les thèses racialistes de Coon ont été battus en brèche par la génétique et d'autres avancées en paléoanthropologie. Aujourd'hui les spécialistes ont rejeté les thèses de Coon, thèses qui reflétaient d'avantage les préjugés raciaux de ce dernier qu'une quelconque réalité scientifique


J’ai déjà eu l’occasion de revenir dans deux de mes messages précédents à savoir ici et ici, sur les données génétiques existantes concernant les divers populations humaines actuelles, et aucune n’amène de démonstration d’une plus grande proximité génétique des noirs (africains ou non) avec Homo erectus. Et cela d’autant plus que l’ADN d’Homo erectusnous encore inconnu. Enfin non peut-être pas car l’ADN retrouvé chez l’Hominidés de Denisova appartenait peut-être à une forme tardive d’Homo erectus, cependant il se peut qu’il s’agisse également une forme particulière d’Homme de Néanderthal [1]. Toujours est-il que la présence d’ADN issu de la lignée de l’homme de Denisova a été retrouvé chez les Mélanésiens actuels mais pas, tout du moins jusqu’ici, chez les autres populations humaines. [2]

Si on ignore jusqu'ici l'identité réelle de l'Hominidé de Denisova. Était-ce une forme particulière d'Homo erectus ou de l'Homme de Néanderthal? Les deux sont possibles. Toujours est-il que cet lignée d'Hominidés a légué une partie de son génome aux population mélanésiennes actuelles. Mais donc pas aux noirs-africains

Mais surtout l’on a également retrouvé l’ADN avéré de Néanderthaliens. Le truc c’est que cette ADN néanderthaliens n’a jusqu’ici été retrouvé que chez les populations non-africaines, blancs-européens compris et non pas chez les noirs-africains analysés jusqu’ici [3] [4]. Bref techniquement ce sont les eurasiens qui sont génétiquement plus proches d’hominidés archaïques aujourd’hui disparus et non pas les noirs-africains! Bien sûr la trace d’ADN néanderthaliens ou d’autres lignées humaines jusqu’ici disparus n’est pas exclus chez les africains [5] comme cela est par ailleurs déjà avéré chez les non-africains, mais donc aucun paléoanthropologue ou généticien ne peut affirmer ou affirmer que les noirs africains sont génétiquement plus proches d’Homo erectus que le sont les autres populations humaines.


Si il est avéré que les populations non-africaines sont génétiquement plus proches d'au moins certains néanderthaliens. Rien ne permet à ce jour d'affirmer que les africains seraient génétiquement plus proches des Homo erectus, aujourd'hui disparus.


Ce n’est d’ailleurs pas ce qui ressort de l’analyse du génome des différentes populations humaines. Les populations non-africaines formant, en matière de diversité génétique, un «sous-ensemble» d’une diversité génétique essentiellement africaine.



Je constate donc qu’il vous reste énormément à apprendre mon cher darwincwg.

Richard Lynn est le Darwin de notre époque, il est évidemment raciste ou racialiste (Comme Darwin, Voltaire, Nietzsche, Hegel, Montesquieu, Kant et un nombre considérable de prix Nobel décédés ou encore en vie) puisque les races humaines ne sont pas identiques. darwincwg

Richard Lynn est le Darwin de notre époque….. Voilà une affirmation qui a de quoi faire sourire sachant que Richard Lynn n’est même pas un biologiste et est de toute évidence un parfait ignare doublé d’une parfait connard en matière de biologie et d’anthropologie (qu’il s’agisse d’anthropologie physique, sociale ou culturelle). Quand à Charles Darwin oui il avait les préjugés racistes de son époque mais manque de pot ce ne sont pas ses préjugés racistes qui sont passés à la postérité. Quant aux philosophes que tu cites là ils sont totalement hors propos en matière de démonstration biologique ou plus exactement génétiques. Idem pour la référence à des Prix Nobel aux opinions racistes, les opinions racistes de Prix Nobel cités (avec l’exemple de James Watson ci-dessous) ne signifiant pas que ces opinions se basent sur des démonstrations probantes! Or justement les opinions exprimé ne se basent sur strictement que dalle en matière de démonstration scientifique. J’avais d’ailleurs déjà eu l’occasion d’expliquer dans ce message en quoi les racialistes n’ont guère de démonstrations rigoureuses venant appuyer leurs assertions.

L'argument d'autorité ne constitue pas une argumentation valide, techniquement cela ne constitue pas une argument du tout!

M’enfin bon darwincwg, ta présente prose démontre simplement ton ignorance crasse aussi bien ne matière de biologie de l’évolution que d’anthropologie. Le fait que tu ignores les arguments que j’ai présenté dans mon message précédent multiples références à l’appui, au point de n’avoir à y substituer des «arguments d’autorité» ne fait que démontrer le faiblesse de la position défendue par les racialistes.
À ce titre revenons sur la citation de James Watson que tu as posté.

«Il n'y a aucune raison de s'attendre à ce que les capacités intellectuelles de peuples séparés géographiquement dans leur évolution aient évolué de manière identique. Notre volonté de distribuer des pouvoirs intellectuels égaux, comme une sorte de dotation universelle, cette volonté ne sera pas suffisante pour qu'il en soit ainsi.
James Watson, prix Nobel de médecine, «évitez les gens ennuyeux», 2008.

Cette citation est amusante car totalement floue, ne pointant vers rien de concret et donc au final ne nous disant strictement que dalle! Car James Watson nous parle ici de «capacités intellectuelles» répartie inégalement…..soit, mais de quelles «capacités intellectuelles» nous parle-t-il et pourquoi celles-ci se répartiraient inégalement selon lui?

Ah oui c’est vrai pour ce dernier point James Watson soutient que l’inégalité de répartition des capacités qu’il n’a pas nommé, serait d’origine génétique. Problème il n’amène strictement aucune démonstration et omet de dire les nombreuses inconnus existant en matière de psyché et donc de «capacités intellectuelles».

Par exemple la «capacité» à s’orienter dans l’espace peut être considéré à juste titre comme étant une capacité intellectuelle. Elle peut être répartie inégalement d’une population à l’autre mais sans contrôle des variables environnementales et culturelles strictes, on ne peut pas affirmer qu’une inégalité de répartition de cette capacité entre deux populations est d’origine génétique ou environnementale (voir mon message précédent pour plus de détails). Enfin même si une origine génétique était avéré pour cette capacité + quelques autres en matière de différence moyenne entre populations, on ne pourrait pas affirmer que les populations ayant en moyenne des meilleurs capacités concerné ces facultés spécifiques, sont globalement plus intelligentes que les autres, sans avoir mis le doigt sur les diverses manifestations de notre psyché que l’on rangerait sous le label «intelligence».

Si on ajoute à tout cela l’importe énorme que revêt la plasticité cérébral dans bon nombre de manifestations de notre psyché, on est mal barré pour s’adonner à une «quantification» de l’intelligence innée au sein des différentes populations.

Bref les propos de James Watson sont ici parfaitement creux et passent sous silence la complexité d’une question ne pouvant être perçu comme étant un simple problème d’ordre quantitatif comme James Watson à l’air de la soutenir.

Par ailleurs je me souviens darwincwg que tu étais intervenu sur une forme de discussion pour soutenir l’existence de données génétiques soutenant tes dires selon lesquels les noirs-africains seraient génétiquement moins intelligents que les blancs-européens. Permet moi de retranscrire ici une réponse détaillée que j’avais également fournie sur le forum en question.

Gène CHRM2(Chromosome 7) Gain de 6,89 points de Q.I chez les individus porteurs de l'allèle A de rs2061174 dans la population adulte. L’allèle apparait chez 45 pourcent des africains, 80 pourcent des européens et 100 pourcent des est-asiatiques, suivant l’ordre hiérarchique du Q.I. Gène dysbindin-1 (Chromosome 6) Il existerait 6 allèles différents de ce gène. Les différences de fréquences entre les races expliqueraient un tiers des différences intellectuelles entre les noirs et les européens. Un allèle de ce gène montrerait une corrélation particulièrement forte avec le Q.I. Il est présent chez 93 pourcent des est-asiatiques (Chinois et japonais), 82 pourcent des européens et 63 pourcent des africains, ce qui suit l'ordre hiérarchique du Q.I. darwincwg

Commençons par le gène codant la protéine dysbindin-1 à savoir le gène DTNBP1. Ce gène avait retenu l’attention des chercheurs car certaines variantes alléliques de ce gènes pourrait être associé, c’est-à-dire- prédisposer à la schizophrénie. Concernant ce gène les racialistes citent souvent une étude [6] qui a tenté de démontré l’existence d’un lien entre les différentes variantes alléliques de ce même gène et le facteur «g» sensé être une mesure objective de l’intelligence (ce qui n’est pas le cas). Et le moins que l’on puisse dire c’est que l’association entre des allèles particuliers du gène DTNBP1 et les soit disant «mesures d’intelligence» sont pour le moins faibles, car les variations phénotypiques du gène DTNBP1 n’expliquerait qu’environ 3% de variance totale de «g». En ajoutant que selon les auteurs de l’étude, eux-mêmes la manière dont certains allèles du gène DTNBP1 influeraient les capacités cognitives des individus, ne demeure pas claire. Bref nous avons une déduction d’une possible influence de variations particulière d’un gène à partir d’une corrélation faible avec une mesure biaisée de l’intelligence, sans démonstrations de fond. Tout cela rendant d’office débile toute déduction hâtive sur le fait que les différences de fréquence alléliques existant pour ce gène entre les différentes populations humaines soient responsables des différence de QI observé et/ou de supposées différences «d’intelligence» d’une population à l’autre.

Concernant l’autre gène nommé CHRM2 a lui aussi fait l’objet de spéculations en raison de corrélations trouvées entre des variations alléliques particulières ce gène et les résultats de QI, comme toujours des nigauds, racialistes en premiers sautent sur ces corrélations comme si elles faisaient office de preuve concluante. Et là encore ceux qui ont avalé ces déductions bancales ont prouvé en quoi leur attitude est stupide car une récente étude [7] prenant en compte de nouveaux échantillonnages a montré qu’il n’existait pas de lien entre le gène CHRM2 et «l’intelligence».

Au final mon cher darwincwg ces deux exemples sensé montré l’existence de preuves génétiques en faveur de tes thèses, montrent au contraire qu’il n’existe pas de preuves concluantes en faveur des thèses en question. Pire elles montrent la nécessaire prudence dont il faut faire preuve lorsque l’on trouve des corrélations entre certains allèles et certaines caractéristiques de la psyché.

Par ailleurs même en restreignant les variables comportementales corrélées à des variations génétiques, il faut être prudent. En effet par exemple certaines études ont prétendues avoir amené des preuves de l’implication de l’allèle particulier d’un gène dans les comportements suicidaires. Or bien évidemment là aussi d’autres études ont réfuté cette causalité. Par ailleurs une des études en question souligne également le fait que l’on ne peut généralement pas associés un gène à une capacité et/ou comportement.

A l'heure actuelle il n'existe pas de de «gènes suicide» identifiés, il n'y non plus probablement aucun gène unique à trouver comme cause du comportement suicidaire. Au contraire, la génétique du suicide, comme la génétique de toute maladie psychiatrique, serait, au mieux, la conséquence de multiples gènes et de d'interactions complexes de gènes. Par ailleurs, étant donné l'abondance relative des molécules de sérotonine altérée connexes dans le suicide et les absences d'associations avec des polymorphismes du gène candidat. La conclusion la plus probable est que le récepteur et des altérations enzyme trouvée à ce jour sont post-transcriptionnelles et post-traductionnelles et généralement n'impliquent pas de mutations et de polymorphismes génétiques. Penelope A. Lind et al (2009) [7]

Ces mises au points étant faites, je peux à présent revenir sur la dernière partie de ton commentaire où tu nous proposes des liens sensé mené vers de la documentation instructive.

Un excellent résumé de la situation en powerpoint (112 dias) est disponible ici.
http://www.authorstream.com/Presentation/aSGuest109137-1138838-diff-rences-intellectuelles-entre-races/
Il y a également cet excellent site.
http://intelligence.wikeo.be/ darwincwg

Ces documents hélas je l’ai connais déjà mon cher darwincwg. Et franchement le moins que l’on puisse dire c’est qu’ils ne sont guère fiables sur le plan scientifiques. Ces documents étant constitués de citations hors-contexte sur la diversité génétique humaine et d’autres parts de citations d’opinions ou d’études boiteuses fait par des «racialistes» prenant leur postulant de départ comme des réalités.
J’ai déjà eu l’occasion d’ailleurs de réfuter en détails les assertions racialistes en question dans mon message précédent sources à l’appui. Et cela qu’il s’agisse de la réfutation des assertions sur le QI et le facteur «g» sensé être des mesures objective de l’Intelligence avec un grand «I» [8] [9] ou de la réfutation des assertions sur la moindre intelligence des populations d’Afrique subsahariennes en usant des moyennes de QI des populations en question. [11] [12]

Il faut dire que dans le deux cas il s’agit de déductions hâtives faites à partir de corrélations en ignorant bon nombre d’autres données susceptibles d’affectées les dites corrélations en question, il s’agit de la même erreur déductive faites à partir des allèles de certains gènes dont certains ont déduit hâtivement qu’il expliquaient des différences d’intelligences corrélations à l’appui alors que ce n’était pas le cas!

Bref tes sources sont de très mauvaises références scientifiques darwincwg.

Par ailleurs tu es prié à l’avenir d’éviter de donner à d’autres des leçons d’intégrité en matière d’objectivité en m’accusant de faire de l’idéologie alors que toi-même te réfères à des sources de toute évidence biaisé sur le plan idéologique!

Références:

[1] Johannes Krause et al (2010), The complete mitochondrial DNA genome of an unknown hominin from southern Siberia, Nature

[2] David Reich et al (2010), Genetic history of an archaic hominin group from Denisova Cave in Siberia, Nature

[3] Richard E. Green et al (2010), A Draft Sequence of the Neandertal Genome, Science

[4] Vania Yotova et al (2011), An X-linked haplotype of Neandertal origin is present among all non-African populations, Molecular Bioloy and Evolution

[5] Michael F. Hammer et al (2011), Genetic evidence for archaic admixture in Africa, Proceedings of the National Academy of Sciences

[6] Katherine E. Burdick et al (2006), Genetic variation in DTNBP1 influences general cognitive ability, Human Molecular Genetics

[7] Penelope A. Lind et al (2009), No Association Between Cholinergic Muscarinic Receptor 2 (CHRM2) Genetic Variation and Cognitive Abilities in Three Independent Samples, Behavior Genetics

[8] Victoria Arangoa et al (2003), Genetics of the serotonergic system in suicidal behavior, Journal of Psychiatric Research

[9] Susanne M. Jaeggi et al (2006), Improving fluid intelligence with training on working memory, Proceedings of the National Academy of Sciences

[10] Robert Jeffrey Sternberg (2008), Increasing fluid intelligence is possible after all, Proceedings of the National Academy of Sciences

[11] David F. Marks (2007), IQ variations across time and race are explained by literacy differences, Nature

[12] David F. Marks (2010), IQ variations across time, race, and nationality: an artifact of differences in literacy skills, Psychological Reports

lundi 1 août 2011

Du nouveau chez les dinosaures à plumes!

Récemment un nouveau dinosaure à plumes nommé Xiaotingia zhengi a été découvert en Chine! Xiaotingia zhengi est un dinosaure à plumes ayant vécu à la fin de la période Jurassique et présentant de grande similitude avec Archaeoptéryx mais aussi avec Anchiornis huxleyi. [1] [2]

Or la découverte de ce fossile a fait un grand bruit dans la communauté des chercheurs spécialisés dans la question de l’origine évolutive des oiseaux. En effet les scientifiques qui ont analysé le fossile de Xiaotingia zhengi en déduise que celui-ci met à mal le statut de «premier oiseau connu» jusqu’alors accordé à Archaeoptéryx. Les chercheurs prétendant que Xiaotingia zhengi démontre que Archaeoptéryx n’était guère le plus ancien oiseau connu mais un simple dinosaure à plumes parmi tant d’autres!

Fossile de Xiaotingia zhengi

Mais pour comprendre correctement cette présente assertion il nous faut tout d’abord faire un petit rappel historique concernant Archaeoptéryx

L’étrange histoire d’Archaeoptéryx

C’est en effet une étrange histoire que celle d’Archaeoptéryx. Découvert en Allemagne en 1861, il fut immédiatement vu comme étant un intermédiaire entre les dinosaures et les oiseaux par Thomas Henry Huxley célèbre disciple de Charles Darwin. Mais cela ne dura pas longtemps, car si par la suite Archaeoptéryx était toujours vu comme un «oiseau archaïque» porteur de caractéristiques «reptiliennes» beaucoup lui contestèrent son statut de dinosaure. Car même si, comme nous le savons aujourd’hui, Thomas Henry-Huxley avait vu, à juste titre, Archaeoptéryx comme étant apparenté aux dinosaures beaucoup de successeur nièrent ce dernier point. En effet comme je l’avais noté dans un de mes messages précédents, beaucoup pensèrent que les similitudes existant entre Archaeoptéryx et les petits dinosaures théropodes comme Compsognathus, n’étaient en réalité que des convergences évolutives. Ainsi pendant longtemps (durant les deux premiers tiers du XXème siècle) Archaeoptéryx fut considéré par une partie importante des paléontologues comme le plus ancien oiseau connu issu d’une lignée d’archosauriens «primitifs» encore inconnu.

Premier fossile connu d'Archaeoptéryx découvert en 1861

Cependant à partir de la fin des années 1960 le paléontologue américain John Ostrom allait sérieusement changer la donne en soulignant les nombreux caractères qu’Archaeoptéryx partage avec des dinosaures théropodes tels que les Dromaeosauridés comme Deinonychus [3] [4]. Ainsi John Ostrom aidé de ses collègues rétablirent peu-à-peu la théorie de l’origine dinosaurienne des oiseaux et Archaeoptéryx fut de nouveau vu comme étant un «lien» entre les dinosaures et les oiseaux.

Il faut dire que John Ostrom avait des arguments solides. Le squelette d’Archaeoptéryx présente en effet de nombreuses similitudes avec ceux de dinosaures comme Deinonychus et Vélociraptor. En fait du point de vue anatomique Archaeoptéryx est même bien plus similaire à un dinosaure comme Vélociraptor qu’à n’importe quel oiseau moderne! D’un autre côté John Ostrom ayant également pointé le fait que bon nombre de dinosaures théropodes étaient quand à eux très similaires aux oiseaux. Pire même les caractéristiques considéré pendant comme typiquement aviennes telles que le Furcula, se sont avérées également présentes chez les dinosaures théropodes!


Comparaison du membre antérieur de Deinonychus à gauche avec lui d'Archaeoptéryx à droite. John Ostrom souligna à juste titre que ces deux avant-bras étaient quasiment identiques et cela même dans les plus petits détails. Cela constituait une démonstration forte de la nature dinosaurienne d'Archaeoptéryx.


Mais malgré sa grande proximité anatomique avec les dinosaures théropodes comme Vélociraptor plutôt qu’avec les oiseaux véritables, Archaeoptéryx continua néanmoins d’être considéré comme étant le plus ancien oiseau connu!

Pourquoi?

Parce que les fossiles d’Archaeoptéryx montrent clairement que celui-ci possédait des plumes. Plumes qui jusque dans les années 1990 ne furent jamais retrouvé sur le moindre fossile de dinosaure théropode!

Bien évidemment la majorité des spécialistes ne prétendaient pas que Archaeoptéryx est l’ancêtre direct des oiseaux modernes. Mais donc le fait que celui-ci possédait des plumes en faisait clairement, aux yeux de beaucoup, un oiseau véritable! Les autres dinosaures théropodes comme Vélociraptor continuant d’être représenté comme étant des «reptiles» à la peau écailleuse. Ainsi le film «Jurassic Park» de 1993 montrant des «Vélociraptors» (en réalité probablement des Deinonychus au vue de leur taille dans le film) à la peau écailleuse, constituait une représentation fidèle de ces dinosaures théropodes tels que la majorité des spécialistes les voyaient à l’époque.

Mais à partir des années 1990 et plus encore des années 2000 tout allait changer!

En Chine les paléontologues mirent à jour de multiples fossiles de petits dinosaures théropodes à plumes. Ces dinosaures théropodes tels que Microraptor gui ou encore Anchiornis huxleyi bouleversèrent la manière dont les spécialistes percevaient cette catégorie de dinosaures!

Par exemple Microraptor gui était une espèce étroitement apparenté au Vélociraptor, mais dont les fossiles témoignait d’important régime de plumes aux membres antérieurs comme aux membres postérieurs. Pire encore un réexamen minutieux du squelette de Vélociraptor montra de manière claire que celui-ci possédait également des plumes! [5]

En fait il apparaissait bel et bien que bon nombre de dinosaures tels que Vélociraptor, Deinonychus et bien d’autres encore, étaient en réalité des créatures aussi emplumé que Archaeoptéryx!


À gauche l’image que l’on avait des Deinonychus au début des années 1990, image issu ici du film «Jurassic Park» représentant des Deinonychus (qu’ils ont nommés Vélociraptors alors que les Vélociraptor sont bien plus petits et avec un crâne plus aplati que le présent Deinonychus) à la peau écailleuse et à l’allure tout ce qu’il y a de plus «reptilienne». À droite une représentation fidèle aux connaissances actuelles de ce même Deinonychus. Notons que pour les Vélociraptors véritables il en est exactement de même, eux aussi était bel et bien recouverts de plumes! Ainsi aujourd’hui Archaeoptéryx n’est de loin plus le seul dinosaure à plumes connu.


Pire encore ces dinosaures théropodes avaient non seulement des plumes comme Archaeoptéryx mais en plus en étudiant attentivement leur squelette il s’avérait qu’ils possédaient très probablement un système respiratoire et une physionomie générale extrêmement semblable à celles des oiseaux actuels! [6]

Au milieu de tout ces dinosaures à plumes Archaeoptéryx ne semble plus aujourd’hui si exceptionnel. De plus si Archaeoptéryx n’est plus le seul dinosaure à posséder des plumes et des caractéristiques morphologiques aviennes, pourquoi continuer à le considérer comme le plus ancien oiseau connu?

En fait depuis plusieurs années déjà certains spécialistes pensent qu’Archaeoptéryx n’est qu’un dinosaure à plumes parmi d’autres, ainsi le paléontologue Matthew T. Carrano résume la chose ainsi:

«Si Archaeoptéryx ont été découverts aujourd'hui, je ne pense pas que vous diriez que c'est un oiseau. Vous diriez que c'est un dinosaure à plumes.» Matthew T. Carrano

Le paléontologue chinois Xu Xing ajoutant:

«On le nomme encore comme étant le premier oiseau, mais cela d'avantage pour des raisons historiques, que parce qu'il est le plus ancien spécimen montrant des attributs similaires à ceux des oiseaux.» Xu Xing

Ainsi Archaeoptéryx est relégué au simple rang de «dinosaure à plumes». Cependant malgré cela on continue généralement à le classer comme étant phylogénétiquement plus proche des oiseaux que le sont les dinosaures à plumes comme le Vélociraptor (voir schéma ci-dessous).

Phylogénie traditionnelle des dinosaures théropodes Cœlurosauriens. On remarque immédiatement que Archaeoptéryx est classé comme étant phylogénétiquement plus proche des oiseaux que des dinosaures à plumes comme Vélociraptor.

Mais cependant ce plus grand apparentement d’Archaeoptéryx avec les oiseaux qu’avec les autres dinosaures à plumes comme Vélociraptor a également été contesté ces dernières années par plusieurs chercheurs. Et c’est justement là que la découverte de Xiaotingia zhengi entre en jeu, puisque les scientifiques ayant étudié cette nouvelle espèce de dinosaure à plumes, en déduisent que celui-ci remet en cause la position phylogénétique traditionnellement attribué à Archaeoptéryx.

En effet Xiaotingia zhengi possède une mosaïque de caractéristiques anatomiques le rapprochant non-seulement d’Archaeoptéryx mais également d’Anchiornis huxleyi. Ce rapprochement avec ces deux derniers fossiles est telle que trois choses ressort.

1. Anchiornis huxleyi serait d’avantage apparenté à Archaeoptéryx et Xiaotingia zhengi, qu’il ne l’est des Troodontidés et des Dromaeosauridés. Ce premier point remettant en cause la place attribué à Anchiornis huxleyi lorsque ce fossile fut décrit la première fois! Ainsi Anchiornis huxlyei ne serait pas réellement un Troodontidé!

2. Archaeoptéryx serait d’avantage apparenté à Anchiornis huxleyi et Xiaotingia zhengi qu’il ne l’est des oiseaux!

3. Enfin les Archaeoptéryx Anchiornis huxleyi et Xiaotingia zhengi seraient tous les trois d’avantage apparentés aux Dromaeosauridés comme Vélociraptor qu’il ne le sont des oiseaux. Si bien que Archaeoptéryx Anchiornis huxleyi et Xiaotingia zhengi formeraient tous les trios un sous-clade du clade des Deinonychosauriens. Deinonychosauriens comprenant donc également les Dromaeosauridés tels que Vélociraptor ainsi que les Troodontidés.

Cela pouvant se résumer par les diagrammes phylogénétiques suivants.

Phylogénie traditionnelle
On reconnait la phylogénie tradtionnelle déjà posté plus haut. Elle est cependant ici centré sur les dinosaures théropodes Maniraptoriens les plus apparenté aux oiseaux. On note bien évidemment qu'Archaeoptéryx est vu comme plus proche des oiseaux que des dinosaures théropodes non-aviens comme Vélociraptor. On note également que Anchiornis huxleyi est classé comme étant un Troodontidé.

Nouvelle phylogénie déduite de l’analyse de Xiaotingia zhengi
Dans cette nouvelle phylogénie prenant en compte le nouveau fossile nommé Xiaotingia zhengi, on remarque que Anchiornis huxleyi est exclue du clade des Troodontidés et rapproché de Xiaotingia zhengi. Idem pour Archaeoptéryx qui est exclu du clade des oiseaux pour être rapproche d’Anchiornis huxleyi et Xiaotingia zhengi. Ces trois fossiles étant considéré comme formant un clade à part entière de Deinonychosauriens aux côté des Dromaeosauridés et des Troodontidés. Cela implique que Archaeoptéryx n’est plus classé parmi les oiseaux et n’est donc plus considéré comme étant le plus vieil oiseau connu.

Notons cependant que des phylogénie alternatives avaient déjà été proposé bien avant la découverte de Xiaotingia zhengi. Ainsi par exemple en 2005 Gerald Mayr et al, décrivaient en détail un spécimen fossile d’Archaeoptéryx remarquablement bien préservé et nommé Spécimen de Thermopolis (voir image ci-dessous). Gerald Mayr et ses collègues mirent en avant à quel point celui-ci était similaire aux dinosaures théropodes non-aviens comme Vélociraptor. Sur la base de leur analyse du fossile, ils changèrent la position traditionnellement accordé à Archaeoptéryx pour le ranger aux côté des Troodontidés. [5]

Archaeoptéryx, Spécimen de Thermopolis
Ce spécimen d'Archaeoptéryx analysé par Gerald Mayr et ses collègues, montrait des caractéristiques qui semblaient encore d'avantage le rapproché des dinosaures théropodes non-aviens comme Vélociraptor et en contre-partie l'éloigné encore d'avantage des oiseaux à proprement parler.

Mais une des phylogénie alternatives les plus audacieuses fut mise en avant en 2010 dans la revue Chinese Science Bulletin. [8] Une phylogénie alternative qui nous seulement rapprocherait Archaeoptéryx des Dromaeosauridés et des Troodontidés, mais qui en plus ferait des Oviraptorosauria de plus proches parents des oiseaux que ne le serait les Dromaeosauridés et les Troodontidés et donc Archaeoptéryx (voir la reconstitution phylogénétique en question ci-dessous). Cette phylogénie alternative est par ailleurs très antérieur à 2010 car elle fut proposé par Gregory Scott Paul.

Deuxième phylogénie alternative
Dans cette deuxième phylogénie alternative, le clade des Oviraptorosauria (Caudipteryx, Oviraptor et compagnie) est considéré comme étant plus proche des oiseaux que ne l’est le clade des Paraves (Deinonychosauriens + Archaeoptéryx). Cette classification phylogénétique demeure possible même si elle n’est pas à ce jour considéré comme la plus parcimonieuse.

Bien évidemment la phylogénie alternative de Gregory Scott Paul est à prendre avec des pincettes car n’étant pas la plus parcimonieuse, cependant elle demeure plausible et donc elle pourrait un jour être validé si de nouvelles découvertes allaient dans ce sens.

De la même manière la phylogénie alternative proposé par les chercheurs ayant décrit le fossile de Xiaotingia zhengi, n’est pas certaine et pourrait être remise en cause. À ce titre nous pouvons terminer ce message en citant Xu Xing un des coauteurs de l’étude sur Xiaotingia zhengi.

«Même si Xiaotingia déplacé Archaeopteryx en dehors du clade des oiseaux, la prochaine découverte pourrait y ramener ce dernier – ou alors le placer à un autre endroit au sein de ce nœud flou et emmêlé que constitue l’origine des oiseaux. Cela étant dit, en cette année du 150ème anniversaire d'Archaeoptéryx, qui est à l'honneur avec des expositions et des pièces commémoratives, l’amère ironie est qu’il est possible qu'il n'ait pas été l'oiseau que nous avons toujours pensé qu'il était. Mais Archaeoptéryx restera une icône de l'évolution, et peut-être encore d’avantage aujourd’hui, en fournissant des preuves convaincantes que, comme nous devrions nous attendre, origines évolutionnaires sont des affaires plutôt désordonnée ». Xu Xing

Conclusion:

Plus les chercheurs trouvent de nouveau fossiles de dinosaures à plumes, plus le caractère buissonnant de l’évolution paraît évident. Les petits dinosaures théropodes maniraptoriens à plumes semblent d’être grandement diversifiés durant la période Jurassique. Conséquence de ce buissonnement d’espèces il devient très difficile d’établir avec certitude les liens de parenté entre les différentes espèces en question. Les similitudes entre espèces proches étant en plus brouillées par des cas de convergences évolutives voir mêmes par des «innovations évolutives» particulières chez certaines espèces et pas chez d’autres. Par ailleurs il semble aujourd’hui absurde de vouloir déterminer une frontière claire entre les oiseaux et les dinosaures. En effet les oiseaux étant eux-mêmes un clade de dinosaures théropodes, comment déterminer où commence l’oiseau et où finit le dinosaure? Cela n’a pas de sens, tant les premiers oiseaux ressemblaient de toute évidence bien plus à des dinosaures théropodes non-aviens qu’à n’importe quel oiseau moderne.

Ainsi même si Archaeoptéryx conserve indéniablement son statut d’intermédiaire structural, il n’est dorénavant plus le seul dinosaures théropodes à plumes à pouvoir revendiquer ce statut. En fait aujourd’hui il apparait clairement que Archaeoptéryx était un représentant des petits dinosaure théropode maniraptoriens à plumes parmi tant d’autres.

Références:

[1] Xu Xing et al (2011), An Archaeopteryx-like theropod from China and the origin of Avialae, Nature

[2] Lawrence M. Witmer (2011), An icon knocked from its perch, Nature

[3] John Ostrom (1969), Osteology of Deinonychus antirrhopus, an unusual theropod from the Lower Cretaceous of Montana, Peabody Museum of Natural History Bulletin

[4] John Ostrom (1976), Archaeopteryx and the origin of birds, Biological Journal of the Linnean Society

[5] Alan H. Turner et al (2007) Feather Quill Knobs in the Dinosaur Velociraptor, Science

[6] Jonathan R. Codd et al (2008), Avian-like breathing mechanics in maniraptoran dinosaurs, Proceeding of The Royal Society

[7] Gerald Mayr et al (2005), A Well-Preserved Archaeopteryx Specimen with Theropod Features, Science

[8] Xu Xing et al (2010), Pre-Archaeopteryx coelurosaurian dinosaurs and their implications for understanding avian origins, Chinese Science Bulletin